Conférence régionale de Koulikoro à Dioïla : Soumi, l’espoir du peuple

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Après Kolokani le samedi, le peuple Urd rallie, ce dimanche 22 janvier 2012 pour la tenue de la conférence régionale statutaire du parti, la capitale du Baniko, Dioïla où Soumi a fait ses premiers pas à l’école A de 1955 à 1959 en compagnie de ses parents. De Kasséla en passant par Korokoro, Marka Coungo, Fana jusqu’à Dioïla, les militants et sympathisants attendaient le candidat. Qui pour le toucher, qui pour l’applaudir et l’apprécier. Comme à son habitude, il s’est arrêté pour les saluer et a rendu visite aux notabilités pour des échanges, encouragements et bénédictions.

FANA

              

  Après quelques mots de bienvenue des autochtones et membres du parti, Soumi rappelle qu’il a bu l’eau du grand puits de Fana. Ainsi, aux vieux et vieilles de répliquer : "Soumaïla, c’est grâce à vous que nous avons eu de l’eau. Il faut que les jeunes le sachent et qu’ils votent utile. Nous n’allons plus suivre les blablateurs, les menteurs. Nous sommes avec vous pour le meilleur et pour le pire. La CMDT, nous savons ce que vous avez fait pour nous. Alors, nous ne sommes pas des ingrats." Et puis, Soumi continue. "La femme est le pilier de la vie donc je me confie à vous. Je salue les partis, clubs, associations. Je suis né à Tombouctou, mon père a travaillé à Ménaka puis il est arrivé à Dioïla donc c’est de là que nous sommes allés à Nianfunké. Alors, ma première famille c’est Dioïla où j’ai appris le bamanan avant d’apprendre le peul et le sonraï. Mais, ceux qui me dénigrent pour dire que je ne comprends pas bamanan perdent leur temps. Ce pays est un et indivisible. Je demande alors que l’on mette de côté le problème de race, d’ethnie qui ne nous amène nulle part. Je connais Fana et Dioïla, le Mali de long en large plus que beaucoup de gens qui s’agitent. Après mes études, quand je suis revenu au Mali, il ne m’a fallu que quelques jours à Bamako pour qu’on m’envoie à la CMDT à Fana. Je vous dis tout ceci pour vous dire que votre eau porte bonheur. En 1958, avec mon père, nous fûmes les premiers à boire l’eau de kolonbada (grand puits) à Fana. Je suis avec vous et reste avec vous. Quand tu pars chez toi, si les gens ne t’adaptent pas, ne t’adoubent pas, ne t’admirent pas, tu deviens orphelin. A Niafunké, j’ai eu tous les honneurs ; hier chez ma femme (NDLR : Samedi 21 janvier), c’était la même chose et aujourd’hui chez moi encore j’en suis ravi. Donc, je peux me taper la poitrine d’être un bon fils car toutes mes familles m’ont honoré. Là où je suis passé, les gens m’ont rendu fier et m’ont fait comprendre qu’il faut toujours être exemplaire dans la vie. Je remercie mes parents pour cela car partout où ils m’ont amené j’ai eu des parents, des amis, des frères et des sœurs. Je rends grâce à Dieu, vous salue et vous remercie de votre soutien en vous appelant à vous investir pour des élections paisibles et transparentes. Pour cela, retirez vos bulletins de vote et votez utile pour le salut du Mali."

DIOÏLA

               

A Dioïla, Soumi a été accueilli depuis le poste par des militants et sympathisants. Il s’est rendu à la place publique où il était attendu par une foule très nombreuse, enthousiaste. Après les mots de bienvenue des notabilités, le Secrétaire général de la section Birama Koné souligne que l’Urd a 54 conseillers municipaux dont 3 maires et que le parti se trouve dans 22 communes sur les 23 que compte le Baniko. Et puis, au nom des alliés, le représentant de la FCD estime que leur choix n’est pas fortuit, il découle du fait que Soumi est l’espoir du peuple. Au nom des clubs, M. Armand Moncourt a émerveillé le peuple du Baniko avec son bamanankan clair et limpide pour prouver qu’au Mali on doit dépasser ces considérations linguistiques, ethniques pour se consacrer au travail. Il a étalé les hauts faits de Soumi depuis la CMDT, la présidence de la République, les ministères et puis à l’UEMOA au nom du Mali.

               

Pour sa part, Soumi a rappelé que c’est à Dioïla qu’il a appris la langue de Molière en 1955 où il a été inscrit et jusqu’en 1959. Donc, dit-il, ici c’est ma première patrie. "C’est pour vous dire que j’ai appris à parler bamanan avant le sonraï et le peul». Il a rendu hommage aux femmes, aux autorités, à Konimba Sidibé du Parena qui a rebroussé chemin pour assister à cette rencontre. « Konimba avec qui je partage beaucoup de choses depuis des années, il est un bon petit frère et un bon ami. Je vous appelle les jeunes et je m’engage avec vous pour qu’il n’y ait plus de chômeurs afin que vous puissiez essuyer les larmes de nos braves mères. Pourquoi les gens ont été surpris lorsque Moncourt a parlé bamanan, c’est parce qu’il est blanc. Mais non, sachez qu’il est né et a grandi au Mali. Et moi, alors ? Je suis Malien de Dioïla, de Sikasso, de Ségou, de Kolokani, de Kayes, de Tombouctou, de Gao, de Koulikoro, je parle mieux et comprends mieux bamanan plus que tous ceux qui s’agitent et qui font de l’amalgame. Cherchons donc ensemble à construire notre pays en dépassant ces inutilités. Mon objectif, si Dieu fait que je suis élu, c’est de créer des emplois pour les jeunes, c’est l’éducation, la santé, c’est de relever les nombreux défis auxquels notre pays est confronté. Levons-nous ensemble pour réaliser nos rêves car j’ai aujourd’hui une très grande expérience à mettre au service de mon pays afin que le Mali soit un pays émergent. Evitons des quiproquos, travaillons main dans la main pour l’unité, le salut du peuple. Nous ne répondrons pas aux insanités, car nous avons autres choses à faire, nous avons un rêve à réaliser pour ce Mali qui nous a tout donné. Notre pays est un grand pays, béni, envié alors n’acceptons pas de tomber dans l’indifférence car nous sommes les mêmes, tous les fils de cette patrie. Soyons plutôt jaloux à pouvoir dépasser les autres."

               

Puis, après le repas, nous avons assisté à la lecture des résolutions de la conférence qui avait débuté depuis le matin de bonheur. Cette conférence met l’accent sur les préparatifs des élections générales. Elle se réjouit de la présence du candidat et a prévu l’organisation de la prochaine conférence à Koulikoro dans six mois. La conférence veut que tout soit mis en œuvre pour la préparation des élections pour les conseillers nationaux, le sénatorial et la présidentielle.

 

KONIMBA SIDIBE DU PARENA S’EXPRIME

                Soumaïla Cissé est mon frère et mon ami, un compagnon de lutte et partout où l’on se trouve il est important qu’on montre l’exemple aux citoyens. Je dis que tous les dirigeants politiques de ce pays méritent du respect et de la considération. Je dis aux militants du Parena et autres que la politique n’est pas une bataille de rue mais une bataille d’idées. Et que nous entretenons d’excellents rapports au niveau des dirigeants des différents partis.

                Par rapport à l’alliance, le Parena n’a pas encore décidé d’alliance car notre conseil n’a pas eu lieu d’abord. Il se tiendra les 27 et 28 janvier. Au-delà des alliances, pour la construction d’un pays, on a besoin de toutes les compétences, de toutes les bonnes volontés et c’est cela qui manque cruellement dans ce pays aujourd’hui. Tous les dirigeants doivent en avoir conscience pour les prochaines joutes électorales qui pointent à l’horizon et chacun doit se réserver lorsque commenceront les campagnes (bé ka i yèrè tôto bari ambè mako bissé niongomma).

                La candidature Parena sera décidée les 27 et 28 janvier.

                Les dix ans de chaque Président a des hauts et des bas et il reste à la génération montante de corriger les tares.

 

B. DABO

Envoyé spécial à DIOÏLA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE l’URD

              

  Nous avons appris avec consternation l’attaque perpétrée, le mardi 17 janvier 2012, contre la ville de Menaka, par des troupes rebelles.

              

  Selon les premières informations à notre disposition, cette attaque était conduite par des ex-combattants rentrés de Libye et des officiers déserteurs de l’armée régulière du Mali appuyés par des membres d’anciens mouvements rebelles.

               

Au nom du Bureau Exécutif National de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) et de l’ensemble des militants et sympathisants de l’URD, je salue et rend hommage à l’engagement patriotique des soldats maliens qui ont pu repousser ces rebelles après de rudes combats.

               

L’URD présente ses condoléances à tous nos braves guerriers qui ont péri lors des combats et souhaite prompt rétablissement à tous les blessés.

               

L’URD réaffirme son soutien sans réserve au Président de la République, au Gouvernement et à nos forces de défense et de sécurité dans leur lutte inlassable pour garantir l’intégrité de notre territoire et la sécurité de nos compatriotes.

             

   L’URD engage le gouvernement du Mali à beaucoup plus de fermeté et à doter notre armée des moyens conséquents pour  réduire définitivement au silence ces hordes de bandits qui mettent en péril le Mali et les maliens.

Bamako, le 17 janvier 2012

Le Président, P.O

Le Secrétaire Général Adjoint

Mamadou DIAWARA

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