Communiqué du Conseil des Ministres Extraordinaire du vendredi 10 mars 2017

18

Le Conseil des Ministres s’est rĂ©uni en session extraordinaire, le vendredi, 10 mars 2017 dans sa salle de dĂ©libĂ©rations au Palais de Koulouba sous la prĂ©sidence du PrĂ©sident de la RĂ©publique, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.

L’ordre du jour portait sur l’examen :
– d’un projet de loi relatif Ă  la rĂ©vision de la Constitution du 25 fĂ©vrier 1992 ;
– et d’une communication.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES :

Sur le rapport du Premier ministre, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Constitution du 25 février 1992.

AprÚs un quart de siÚcle de pratique démocratique du pouvoir, la Constitution a révélé des lacunes et des insuffisances.

Le premier PrĂ©sident de la 3Ăšme RĂ©publique avait Ă©prouvĂ© au cours de son second mandat la nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©vision de la Constitution. Son initiative n’a pas abouti pour diverses raisons.

Le deuxiĂšme PrĂ©sident de la 3Ăšme RĂ©publique avait, Ă  son tour, au cours de son second mandat initiĂ© une procĂ©dure de rĂ©vision de la Constitution en vue « d’adapter l’outil Ă  l’objet, la lettre Ă  la pratique pour mieux avancer dans la construction d’un systĂšme dĂ©mocratique performant ». Cette initiative Ă©galement n’a pas abouti en raison des Ă©vĂšnements survenus dans notre pays en mars 2012.

La crise sĂ©curitaire et institutionnelle qui s’en est suivie a rĂ©vĂ©lĂ© la fragilitĂ© des institutions de la 3Ăšme RĂ©publique et montrĂ© l’évidence de la nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©vision constitutionnelle.

Fort de ces constats et enseignements, le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, a mis en place en avril 2016 un comitĂ© d’experts chargĂ© d’élaborer l’avant-projet de loi de rĂ©vision de la Constitution.

L’avant-projet de loi proposĂ© par le ComitĂ© d’Experts et adoptĂ© par le Conseil des Ministres fait rĂ©fĂ©rence dans son prĂ©ambule Ă  la Charte de Kuru Kan Fuga ou Charte du MandĂ© adoptĂ© en 1236 pour valoriser le patrimoine culturel et historique du Mali.

Il prend en compte les clauses de l’Accord pour la Paix et la RĂ©conciliation au Mali issu du processus d’Alger, valorise les acquis des prĂ©cĂ©dentes tentatives de rĂ©vision constitutionnelle et corrige les insuffisances de la Constitution du 25 fĂ©vrier 1992.

Le projet de loi proclame la volontĂ© du peuple malien de prĂ©server et de renforcer les acquis dĂ©mocratiques de la RĂ©volution du 26 mars 1991, les principes intangibles de l’intĂ©gritĂ© territoriale, de la souverainetĂ© nationale, de la forme rĂ©publicaine et de la laĂŻcitĂ© de l’Etat.

Il affirme la dĂ©termination du peuple souverain du Mali Ă  maintenir et consolider l’unitĂ© nationale, son attachement aux valeurs universelles que constituent les droits inaliĂ©nables et inviolables de la personne humaine, Ă  la rĂ©alisation de l’unitĂ© africaine et son adhĂ©sion aux principes protecteurs du patrimoine commun de l’humanitĂ© proclamĂ© dans les conventions COP 21 et 22 de Paris et de Marrakech.

Les Institutions de la RĂ©publique sont au nombre de huit (08) dans l’ordre de prĂ©Ă©minence suivant :

– le PrĂ©sident de la RĂ©publique ;
– le Gouvernement ;
– l’AssemblĂ©e nationale ;
– le SĂ©nat ;
– la Cour constitutionnelle ;
– la Cour suprĂȘme ;
– la Cour des Comptes ;
– le Conseil Ă©conomique, social, culturel et environnemental.

La Haute Cour de Justice ne figure plus parmi les Institutions de la RĂ©publique mais elle demeure compĂ©tente pour juger le PrĂ©sident de la RĂ©publique et les ministres mis en accusation devant elle par le Parlement pour haute trahison ou crimes ou dĂ©lits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sĂ»retĂ© de l’Etat.

Le projet de loi adoptĂ© confĂšre au PrĂ©sident de la RĂ©publique la responsabilitĂ© de dĂ©terminer la politique de la Nation et le droit de nommer le Premier ministre et de mettre fin Ă  ses fonctions sans qu’il soit nĂ©cessaire que celui-ci lui prĂ©sente sa dĂ©mission.

Il crĂ©e un parlement composĂ© de deux chambres : l’AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat.

La Cour constitutionnelle devient la 5Úme Institution de la République et retrouve, de part la qualité et le mode de désignation et de prestation de serment de ses membres, ses attributions et son rÎle, la place qui lui échoit dans la hiérarchie des institutions.

C’est elle qui reçoit le serment du PrĂ©sident de la RĂ©publique.

La Cour des Comptes reçoit la dĂ©claration des biens du PrĂ©sident de la RĂ©publique Ă  l’entame et Ă  la fin de son mandat, vĂ©rifie les comptes publics et assiste le Gouvernement et le Parlement dans le contrĂŽle de l’exĂ©cution des lois de finance et l’évaluation des politiques publiques.

Le Conseil économique, social et culturel prend la dénomination de Conseil économique, social, culturel et environnemental.
A cÎté de la révision de la Constitution par voie de référendum, le projet de loi adopté institue une procédure de révision constitutionnelle par voie du Parlement réuni en congrÚs sur la saisine du Président de la République.

Le projet de loi n’entraine pas un changement de RĂ©publique, ne remet pas en cause la durĂ©e et le nombre du mandat du PrĂ©sident de la RĂ©publique.
Le projet de loi initiĂ©e fera l’objet d’une large concertation.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS :

AU TITRE DE LA PRIMATURE :

Le Conseil des Ministres a approuvĂ© la nomination des  membres de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite. Il s’agit de :

Président : Monsieur Moumouni GUINDO ;

Membres :
– Monsieur Djibril KANE ;
– Madame BAGAYOKO Fanta CAMARA dite Dioukha ;
– Monsieur Oumar WAGUE ;
– Monsieur Ibrahim Abdoulaye MAIGA ;
– Monsieur Modibo TOLO ;
– Madame SIDIBE Fatoumata CISSE ;
– Monsieur YĂ©ro DIALLO ;
– Commissaire divisionnaire de Police judiciaire Ali AWAISSOUN ;
– Capitaine de Gendarmerie Djibril SOGOBA ;
– Monsieur Amadou MALET ;
– Monsieur Oumar TRAORE.

Bamako, le 10 mars 2017
Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Chevalier de l’Ordre national

PARTAGER

18 COMMENTAIRES

  1. c’est le mĂȘme systĂšme qui est lĂ  et jamais il aura pas de changement car c’est les mĂȘmes tĂȘtes qui gouvernent.

  2. Chers MALIENS ,j’attire votre attention sur ce passage dans le prĂ©ambule qui dit que “A cĂŽtĂ© de la rĂ©vision de la constitution par voie de RÉFÉRENDUM , QUE LE PARLEMENT, AUSSI PEUT LE FAIRE APRÈS UNE SAISINE DU PRESIDENT ” cette possibilitĂ© donnĂ©e Ă  cette INSTITUTION est dangereuse pour qui connaĂźt la coloration d’une AssemblĂ©e Nationale au MALI, elle est le plus souvent majoritairement composĂ©e par la mouvence prĂ©sidentielle donc un passoir.

  3. Ah les soit disant experts nommĂ©s pour des missions ad hoc en Afrique ❗ Tout ce disant travail, payĂ© je ne sais combien de franc cfa pour juste copier-collier la constitution française! Bien entendu celle-ci n’est absolument pas adaptĂ©e Ă  la rĂ©alitĂ© de nos pays africains particuliĂšrement de notre grand Mali.

    Franchement, personnellement j’aurais pu offrir les propositions de rĂ©formes annoncĂ©es Ă  mon pays et gratuitement si je pensais qu’elles correspondaient Ă  nos rĂ©alitĂ©s socio- politiques. DĂ©jĂ  que notre assemblĂ©e nationale est totalement inefficace, composĂ©e pour une large part d’ignorants et de “je lĂšve ma main pour voter” oĂč est ‘utilitĂ© d’un SĂ©nat au Mali? A part bien entendu, engraisser encore et encore les dignitaires vautours de la rĂ©publique. 👿

    Quant Ă  l’introduction de la possibilitĂ© de la simplification (voire de la banalisation) du processus de rĂ©vision de notre constitution Ă  travers la mise en place du congrĂšs (comme en France), elle est aussi dangereuse qu’inefficace. rappelez-vous de la dĂ©claration va-t’en guerre de M. Hollande, en Ă©tĂ© 2014 ou 15 quand dĂ©passĂ© par les attaques terroristes, il voulait introduire la dĂ©chĂ©ance de la nationalitĂ© dans la constitution française pour les français binationaux! Il a fallu des mois de dĂ©bats et de discorde (grĂące Ă  l’obstination d’une frange de la population française) pour qu’il avoue publiquement avoir dĂ©connĂ©. DĂ©cidĂ©ment, notre pays n’est pas sortie encore du joug colonial et on ne tire pas les leçons de ce qui se passe ailleurs.

    A l’heure oĂč l’unitĂ© et la stabilitĂ© de notre pays sont plus que prĂ©caires, il suffira dĂ©sormais de faire pression sur un gouvernement malien, aux abois entre autre sur le plan sĂ©curitaire et budgĂ©taire, pour qu’il se plie Ă  vos injonctions peu importe si cela doit passer par la Soudanisation (du sud) du pays! 😡 😈

    IBK, vous avez Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© Ă  votre poste par d’autres et d’autres vous succĂ©derons bientĂŽt. Aussi, priĂšre de ne pas brader l’avenir de notre Maliba. Les rĂ©formes proposĂ©es sont lourdes de consĂ©quences car elles portent intrinsĂšquement les germes de la mort annoncĂ©e et souhaitĂ©e de notre pays.

    IBK vous n’avez pas le droit de priver vos successeurs d’un argument qui a pu vous secourir maintes fois, j’en suis sĂ»r “je ne sais pas si le peuple malien est prĂȘt pour çà mais je vais essayer. Mais je compte sur votre soutien”.

    J’espĂšre que votre sagesse finira par avoir votre Ăąge! Le Mali d’abord, ne l’oubliez pas! Vous devez votre position actuelle Ă  ce slogan mĂȘme si tout porte Ă  croire que les mots sont vides de sens pour vous. Be quiet!

  4. Tout tripatouillage de la constitution Ă  l’aube d’une Ă©lection majeure telle la prĂ©sidentielle est suspect. Soyons vigilant.

  5. Bonjour,
    Concernant la mise en Ɠuvre de l’accord de Bamako, compte-tenu du fait que le transfert de pouvoir et de compĂ©tences aux rĂ©gions se feront Ă  travers la loi, seuls quelques articles seront ajoutĂ©s dans la constitution.

    La constitution, une fois modifiĂ©e, en y ajoutant tous les articles nĂ©cessaires pour la mise en Ɠuvre de l’accord, cas par exemple de la crĂ©ation du sĂ©nat, fera l’objet d’un rĂ©fĂ©rendum pour son adoption.

    Ce référendum est prévu pour le 09 juillet 2017.

    La mise en Ɠuvre de l’accord se fera graduellement : on travaillera, dans un premier temps, avec la constitution actuelle et des lois pour le transfert de compĂ©tences aux rĂ©gions et, dans un deuxiĂšme temps, on fera adopter la constitution modifiĂ©e Ă  travers ce rĂ©fĂ©rendum.

    Je rappelle que l’article 3 de l’accord protùge l’accord contre toute violation de la constitution. La mise en Ɠuvre graduelle de l’accord tiendra compte de cela.

    Donc, les articles, qui seront rajoutĂ©s ou modifiĂ©s dans la constitution, une fois la constitution modifiĂ©e adoptĂ©e, pourront ĂȘtre mis en Ɠuvre : c’est ainsi qu’on Ă©vitera la violation de la constitution Ă  travers l’article 3 de l’accord de Bamako.

    Vous voyez que l’incidence sur la constitution de l’accord de Bamako ne sera pas une rĂ©volution, comme semble l’insinuer certains, Ă  plus forte raison plus qu’une rĂ©volution, comme le disait Me Mamadou IsmaĂŻla KonatĂ© (actuel Ministre de la justice), mais juste un changement qui se fera graduellement.

    Cet accord représente un grand espoir pour les Maliens.

    Il faut l’union de TOUS les Maliens, indĂ©pendamment des bords politiques, pour mettre en Ɠuvre cet accord. Donc, l’implication et la participation de TOUS est indispensable.

    La prise en compte de la constitution modifiĂ©e, Ă  travers le rĂ©fĂ©rendum, fera partie des Ă©lĂ©ments de mise en Ɠuvre de l’accord de Bamako.

    Pour l’adaptation de la constitution Ă  l’accord de Bamako, pour valoriser les prĂ©cĂ©dentes tentatives de rĂ©vision constitutionnelle et pour corriger les insuffisances de la constitution du 25 fĂ©vrier 1992, l’avant-projet de loi a Ă©tĂ© proposĂ© par les experts.

    Le projet de loi a été adopté en conseil de ministres à partir de cet avant-projet de loi.

    Comme l’accord de paix, le projet de loi proclame la volontĂ© du peuple Malien de prĂ©server et de renforcer les acquis dĂ©mocratiques, les principes intangibles de l’intĂ©gritĂ© territoriale, de la souverainetĂ© nationale, de la forme rĂ©publicaine et de la laĂŻcitĂ© de l’Etat.

    Il affirme la dĂ©termination du peuple souverain du Mali Ă  maintenir et consolider l’unitĂ© nationale, son attachement aux valeurs universelles que constituent les droits inaliĂ©nables et inviolables de la personne humaine, mais aussi Ă  la rĂ©alisation de l’unitĂ© africaine et son adhĂ©sion aux principes protecteurs du patrimoine commun de l’humanitĂ©.

    Le projet de loi crĂ©e un parlement avec deux chambres : l’assemblĂ©e nationale et le sĂ©nat.

    Ce dernier apportera plus de représentativité des citoyens.

    A cÎté de la révision de la Constitution par voie de référendum, le projet de loi adopté institue une procédure de révision par voie du Parlement réuni en congrÚs sur la saisine du Président de la République.

    C’est une avancĂ©e considĂ©rable de proposer ce projet de loi pour la rĂ©vision constitutionnelle mais ce dernier aspect tout en apportant plus de flexibilitĂ©, ne va-t-il pas fragiliser la constitution ?

    Cdlt
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC, Gouverance et Sécurité

    • @ Dr. Quant n’est il de la possibilitĂ© de rĂ©viser la constitution par le parlement sur saisine du PrĂ©sident de la RĂ©publique ?

  6. Bjr SPECTATEUR…
    Meme ave la 10em Republique en temp que les Maliens changer pas la mentalite et laisse la jalousie et croire a l’education on par nul part.
    Je suis pas pro ibk mais avant son arrive le 2em et 3em republique on ete deja pourir pendant 20ans.
    Merci

  7. Je pense que le projet aurait dĂ» ĂȘtre prĂ©sentĂ© Ă  la confĂ©rence d’entente avant son adoption en Conseil des Ministres.
    RĂ©duire les discussions aux consultations organisĂ©es par l’AssemblĂ©e nationale n’est pas suffisamment inclusif.
    En tout Ă©tat de cause nous avons aujourd’hui besoin d’une 4Ăšme RĂ©publique

  8. Quant a moi rĂ©visĂ© la construction pr le mieux mai faire en sorte que personne n’est une port Ă  faire de mal dans ce pays fragilitĂ© Ă  ce population perturbĂ© perdu espoirs Ă©vanoui et qu’on oublies jamais mali hier pour mali aujourd’hui. :223love: :223love:

  9. Les questions de fond ne sont jamais abordĂ©s, on continue toujours dans le mettre des couches de peinture sur un Ă©difice (notre systĂšme dĂ©mocratique) en espĂ©rant celles vont renforcer le l’Ă©difice. c’est du moi comme cela que je perçois les efforts dĂ©ployĂ©s par le gouvernement sur instruction du prĂ©sident de la rĂ©publique.
    – la lĂ©gitimitĂ© de la rĂ©vision : le diagnostic Ă©tabli, pour soi-disant expliquer le bien-fondĂ© de la rĂ©vision a Ă©tĂ© Ă©tabli par qui ? Et comment ?
    – engager un processus de reforme de la constitution est une question trop importante pour ĂȘtre traitĂ©e simplement d’un point vue technique ( mĂȘmes pour des experts “indĂ©pendants”, ce qui est loin d’ĂȘtre la cas). La question aurait due ĂȘtre dĂ©battue d’abord pour dĂ©finir les contours de la rĂ©vision et les Ă©tapes du processus.
    – Si la rĂ©vision vise Ă  prendre en compte certains aspects de “l’accord pour la paix et le rĂ©conciliation issu du processus d’Alger”: je trouve nos responsables commettent une trĂšs grosse faute politique. comment peut-on s’engager Ă  rĂ©viser la constitution de 1992, fruit de la rĂ©volution populaire de mars 1991 et dont l’avant projet est issu de la ConfĂ©rence Nationale, organisĂ©e par les maliens pour dĂ©battre des conditions de leur vivre ensemble. C’est cette constitution adoptĂ©e aprĂšs par referendum que on veut modifier pour prendre en comptes des aspects d’un accord qui n’a jamais fait l’objet d’un dĂ©bat public avant ou aprĂšs sa signature et encore moins d’une quelconque consultation du parlement ou de la population.
    Il est temps d’organiser la rĂ©sistance pour faire Ă©chouer le projet de rĂ©vision constitutionnel.
    Quelques pistes pour mettre en route une résistance citoyenne contre la révision de la constitution :
    – crĂ©ation d’une page “laissez nos martyrs dormir en paix” ( 1992 pas changer, ou tout autre titre percutant) sur les rĂ©seaux sociaux : objectif fĂ©dĂ©rer les Ă©nergies pour convenir des actions citoyennes de rĂ©sistance.
    – mise en Ɠuvre des actions/activitĂ©s retenues
    Les rĂšgles de fonctionnement pourront ĂȘtre fixĂ©es au fur et Ă  mesure. cependant certaines prĂ©cautions s’imposent:
    – indĂ©pendance par rapport aux parties politiques et autres organisations formelles: l’adhĂ©sion est individuelle et volontaire.
    – autofinancement des activitĂ©s : pas de subvention ou d’appuis en dehors de ceux des membres.

    – Qui peut porter ce projet Ă  l’heure actuelle ?
    N’an lara, an sara (Nous allons mourir si nous restons couchĂ©s) Joseph Ki Zerbo (que son Ăąme repose en paix).

  10. Ce que veut faire IBK et son gouvernement c’est de faire une rĂ©vision constitutionnelle pour que la constitution du Mali soit modifiable par la suite par les dĂ©putĂ©s Ă  l’assemblĂ©e nationale et non plus par tous les maliens par rĂ©fĂ©rendum constitutionnel comme c’est le cas aujourd’hui.

    C’est lĂ  oĂč se trouve le piĂšge pour la dĂ©mocratie malienne car les dĂ©putĂ©s Ă  l’assemblĂ©e nationale sont Ă  majoritĂ© acquis Ă  la cause d’IBK et de sa famille, car ce sont des dĂ©putĂ©s du RPM, un parti crĂ©Ă© et dirigĂ© par IBK qui dĂ©cide de qui fait quoi au RPM du bureau national de ce parti au plus petit comitĂ© de quartier ou de village.

    À l’assemblĂ©e nationale c’est Issiaka SidibĂ© qui en est le prĂ©sident, et il n’est autre que le beau pĂšre du fils d’IBK, Karim Keita qui est lui mĂȘme prĂ©sident de la commission dĂ©fense de cette mĂȘme AssemblĂ©e nationale du Mali car il est dĂ©putĂ© Ă©lu dans la circonscription Ă©lectorale de la commune II du district de Bamako.

    Donc modifier la constitution du 25 fĂ©vrier 1992 pour permettre l’assemblĂ©e nationale du Mali de pouvoir par la suite modifier Ă  souhait cette mĂȘme constitution sans plus passer le vote du peuple malien par rĂ©fĂ©rendum, est un boulevard ouvert au RPM, Ă  Issiaka SidibĂ© et Ă  Karim Keita de faire sauter le verrou de la limitation des mandats prĂ©sidentiels du Mali Ă  deux et la durĂ©e d’un mandat prĂ©sidentiel Ă  5 ans.

    5 ans par mandat et pas plus de deux mandats par personne, c’est la seule maniĂšre pour le Mali de ne plus voir quelqu’un comme Moussa TraorĂ© qui a fait 23 ans catastrophiques Ă  la tĂȘte de notre pays et qui a mis le Mali dans le trou en bradant toutes les sociĂ©tĂ©s et entreprises publiques et en inventant la corruption au Mali avec le CMLN, l’UDPM, l’UNFEM et l’UNJM.

    Tout le monde voit que de septembre 2013 jusqu’Ă  aujourd’hui IBK et sa famille s’enrichissent sur le dos des maliens.

    Aucun problĂšme de dĂ©veloppement du Mali ou de sa sĂ©curitĂ© n’a Ă©tĂ© rĂ©glĂ© sous IBK.

    Il n’y a ni routes, ni Ă©lectricitĂ©, ni eau potable, ni emploi, ni pouvoir d’achat, ni sĂ©curitĂ© pour personne au Mali si ce n’est la famille d’IBK et de ses valets.

    La grande corruption et le vol des milliards du pays n’a plus de limite au Mali, si jamais la constitution du pays est en plus modifiĂ©e pour que les dirigeants voleurs ne soient plus poursuivis par la Haute Cour de justice et qu’ils puissent avoir la possibilitĂ© de faire 3, 4, 5 voire 6 Ă  7 mandats et de transmettre le pouvoir de pĂšre Ă  fils, ce serait fini pour la dĂ©mocratie au Mali.

    Je pense qu’il est vraiment temps que les maliens se lĂšvent pour dĂ©fendre avec vigueur leur constitution contre les nouveaux aventuriers de Koulouba sinon ils ne pourront s’en prendre qu’Ă  eux mĂȘmes aprĂšs.

    À bon entendeur…

    • Merci kopins Kassin et TourĂ©,
      Avons nous besoin d’un foutu senat actuellement pour augmenter les dĂ©penses de l’etat et que ces crocodiles, requins et vampires continuent a sucer jusqu’Ă  la mort alors Nous agonisons, Le Peuple entier? Ok cest une maniĂšre de creer des faux sieges et construire des edifices pour des sales pouillons, escrocs, terroristes et chefs de guerre aillent asseoir leur….je ne sais quoi pour les player inutilement et leurs donner encore des occasions de Nous voler et de s’enrichir d’avantages sur Notre Dos????????
      NOOOOONNNNN LE CHEF VAMPIRE IBK alias ladji bourama woloni kabakoh. NOOONNNN.

  11. C’est quoi cette volontĂ© subite de modifier la constitution? Cette affaire ne prĂ©sage rien de bon. On verra jusqu’oĂč veulent nous mener Ali Baibeka et les cinquante voleurs dans leur projet constitutionnel. Si c’est pour faire de la place Ă  ses nouveaux amis djihadistes, aucun referendum ne passera. Les Maliens ont jouĂ© la plus mauvaise carte Ă  la belote de leur vie, en choisissant cet incapable. I.B.K n’a pas fini de surprendre les Maliens. Pourvu qu’il ne procĂšde pas Ă  la partition de fait de notre pays. Au rythme auquel vont les choses, seule la dĂ©mission de cet homme peut sauver le Mali. Il doit faire place Ă  un autre beaucoup plus compĂ©tent et aller se faire soigner. Tel qu’il est, avec son goĂ»t immodĂ©rĂ© pour le pouvoir, I.B.K ne pense ni Ă  la dĂ©mission, ni Ă  sa santĂ©. C’est la bouche ensanglantĂ©e qu’il quittera le pouvoir. L’attitude de l’armĂ©e Ă  Tombouctou, face aux rebelles a donnĂ©e des sueurs froides Ă  plus d’un Malien. La capitulation de fait du gouvernement devant les rebelles est une honte. Un Ă©tat qui se laisse braquer par des bandes armĂ©es, et qui abdique sous l’effet de la menace, n’est plus digne de parler en leur nom. Et pourtant, l’homme est dĂ©jĂ  en campagne pour un second mandat. Mais, les Maliens l’attendent au tournant. Depuis le dĂ©but de l’installation de ces sataniques autoritĂ©s intĂ©rimaires, l’Ă©tat va d’humiliation en humiliation, avec son cortĂšge de d’attaques, de menaces en tous genres, ce qui fait comprendre au commun des Maliens, que ce gouvernement en rĂ©alitĂ©, ne gouverne rien.

  12. Un idée de rétrograder.
    Il sera préférable de réduire les ministÚres et de supprimer les institutions inutiles.
    On ne devrait parler de changement institutionnel maintenant sans paix sur toute l’Ă©tendu du pays.
    Bon ces incapables n ont besoin que de l’avis des bandits armĂ©s

  13. Cette nomenclature est un parfait schĂ©ma dĂ©mocratique…dans le fond la libertĂ© d association, la garantie et la promotion du droit de l homme,des travailleurs devront ĂȘtre des points dĂ©terminants…afin de renaĂźtre un Mali oĂč il fera bon vivre pour tous ces enfants !!!

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here