Communiqué du conseil des ministres du mercredi 19 décembre 2012

10 réactions [-] Texte [+] Email Imprimer

Le palais présidentiel de Koulouba à Bamako.

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 décembre 2012 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République par intérim, le Professeur Dioncounda TRAORE.  

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté :

-    des projets de textes et
-    entendu une communication.

AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES

Sur présentation du ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté :

1°) un projet de loi portant modification de la loi du 16 décembre 2002 portant Statut Général des Fonctionnaires, modifiée par la loi du 6 mai 2006.

Le présent projet de loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’un des points de l’accord signé entre le Gouvernement et ses partenaires sociaux en octobre 2011. Il introduit une modification de la grille indiciaire de traitement des fonctionnaires régis par la loi N° 02-53 du 16 décembre 2002 portant Statut général des Fonctionnaires.

Cette modification a pour but d’augmenter les indices dans toutes les catégories et dans toutes les classes et de corriger les disparités et incohérences entre les pas des échelons dans la même classe ou lors du passage d’une classe à une autre.

Avec la nouvelle grille, l’indice plancher  passe de 351 à 360 pour la catégorie A, 244 à 250 pour la catégorie B2, de 215 à 220 pour la catégorie B1, et de 151 à 155 pour la catégorie C. Les indices plafonds passent respectivement à 920 points pour la catégorie A, 677 pour la catégorie B2, 600 pour la catégorie B1 et 540 pour la catégorie C.

2°) un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances.

Par ce projet de loi,  le Gouvernement, conformément à la Constitution, demande à l’Assemblée Nationale l’autorisation de prendre par ordonnances certaines mesures durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire d’octobre ouverte le 1er octobre 2012 et l’ouverture de la session d’avril 2013.

Cette autorisation vise à permettre au Gouvernement de poursuivre l’exécution de son programme de travail, dans les domaines de la création, de l’organisation et du contrôle des services et organismes publics, de l’organisation de la production, des statuts du personnel et des traités et accords internationaux.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS

AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE

Le Conseil des ministres a examiné une communication relative à la tenue de la neuvième session du Conseil national de la Sécurité alimentaire.

La neuvième session du Conseil national de la Sécurité alimentaire s’est tenue le 20 novembre 2012 à Bamako sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement.

Au cours de cette session, le Conseil a examiné  notamment, l’état d’exécution du plan d’action d’urgence  à l’issue de la compagne agricole 2011-2012, la gestion de la crise humanitaire, la contribution des partenaires techniques et financiers, le dispositif de prévention et de  gestion de la sécurité alimentaire et l’état des lieux.

Il ressort de l’analyse de ces différents points que d’énormes efforts ont été consentis par le Gouvernement en vue de minimiser les conséquences de la mauvaise campagne agricole 2011-2012 et de la situation humanitaire au Nord du Pays à travers des distributions alimentaires gratuites dans les zones vulnérables. Ces efforts ont été fortement appuyés par les partenaires techniques et financiers.

Au terme de la session, le Conseil national de la Sécurité alimentaire a lancé un appel aux partenaires pour l’aboutissement du processus de formulation de programmes  majeurs en vue d’assurer la sécurité alimentaire durable notamment pour les couches et les zones les plus vulnérables.

Il a formulé des recommandations dont la mise en œuvre à court et long termes devrait assurer l’accessibilité aux céréales pour les populations des zones vulnérables, l’opérationnalité du  dispositif  de gestion  et de prévention des crises alimentaires après son épuisement total, l’approvisionnement correct des marchés céréaliers pendant la période de soudure par des ventes d’intervention.

BAMAKO, LE 19 DÉCEMBRE 2012

LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT,

Mme DIAKITE FATOUMATA N’DIAYE         
Officier de l’Ordre National

10 Réactions à Communiqué du conseil des ministres du mercredi 19 décembre 2012

  1. Toni Segarra

    Pour Ben Fana Traoré Ousmane, conseiller président par intérim du Mali.
    J’ai lu votre interview dans le journal La Vanguardia de Barcelone aujourd’hui.
    Merci pour l’information et commentaires.
    Pensez-vous que la guerre est la solution? Guerre ne résoudra pas le problème, va écraser quelques-uns. Là où beaucoup sont morts et vont mourir. Mais ils seront la haine et la soif de vengeance qui sont, parce que vous ne pouvez pas les tuer tous. Et comme toujours, maintenant aller directement contre vous que vous êtes les vainqueurs comme des assassins. Et vous-même, en tant que partenaire principal du régime que les commandes peuvent vous tuer tous les jours, maintenant ou dans l’avenir. Ou nuire à votre famille, vos enfants, épouse, parents, etc. Je vous le dis pour que vous puissiez voir ce que cela entraîne la violence et la guerre. Pour la France, Europe, USA, etc., Will go et vous laissent tranquille.
    Donc, pour tout cela, si vous ne pouvez pas continuer la guerre et faire la paix.
    http://www.tsegarra.com
    Twitter: Mussol

  2. Toni Segarra

    Pour Ben Fana Traoré Ousmane, conseiller président par intérim du Mali.
    J’ai lu votre interview dans le journal La Vanguardia de Barcelone aujourd’hui.

    Merci pour l’information et commentaires.
    Pensez-vous que la guerre est la solution? Guerre ne résoudra pas le problème, va écraser quelques-uns. Là où beaucoup sont morts et vont mourir. Mais ils seront la haine et la soif de vengeance qui sont, parce que vous ne pouvez pas les tuer tous. Et comme toujours, maintenant aller directement contre vous que vous êtes les vainqueurs comme des assassins. Et vous-même, en tant que partenaire principal du régime que les commandes peuvent vous tuer tous les jours, maintenant ou dans l’avenir. Ou nuire à votre famille, vos enfants, épouse, parents, etc. Je vous le dis pour que vous puissiez voir ce que cela entraîne la violence et la guerre. Pour la France, Europe, USA, etc., Will go et vous laissent tranquille.
    Donc, pour tout cela, si vous ne pouvez pas continuer la guerre et faire la paix.

    Su

  3. Ayeto

    ou est la jeunesse?????????????

  4. Ayeto

    dans quel genre de pays somme nous??? :evil:

  5. Kassin

    Les cadeaux et le chaos

    Frappé par une crise violente et multiforme, le Mali peine depuis 9 mois à trouver une solution pour sortir la tête de l’eau.

    Le nord est occupé et la gouvernance du pays est erratique, instable, douteuse et inefficace.

    Le pays est suspendu aux désidératas de la communauté internationale, de ses voisins encombrants ou inquiets, des hors la loi qui ont élu domicile au nord et des querelles de chiffonniers qui rendent sa gouvernance chaotique.

    Pour vous situer dans l’échelle de l’avancement dans la résolution de cette crise malienne , imaginez un vaste chantier d’un bâtiment à dix étages, après neuf mois de travaux nous, sommes toujours au niveau des travaux de fondation.

    Pourquoi un tel enlisement, pourquoi tant de retard, pourquoi tant d’hésitations, pourquoi tant de questionnements pour délivrer une population prise au piège de l’obscurantisme au nord et de l’irresponsabilité au sud?

    Qui est le facteur de déblocage?

    Qui bloque quoi pour que le Mali ne recouvre pas sa souveraineté et son intégrité territoriale?

    La mobilisation de la communauté internationale est telle contre productive pour le Mali ou c’est le Mali lui même qui porte en lui le germe de son autodestruction programmée?

    Pour répondre à ces questions à apparence simples mais qui peuvent s’avérer compliquées à répondre, nous devrons poser les postulats de base des relations internationales, des relations humaines, pour identifier les mécanismes qui sous-tendent le fonctionnement d’un état africain comme le Mali, la mentalité de ses habitants, la qualité de sa gouvernance et sa coopération avec le reste du monde.

    La compréhension de ces phénomènes nous permettra de comprendre pourquoi le pays est vulnérable face aux chocs externes et internes et pourquoi il peine à se défaire de cette crise.

    Rassurez vous mes amis j’essaierai d’être bref sinon un développement normal de ces sujets pourrait remplir des volumes et dépasserait largement le cadre d’un article de presse.

    Les relations internationales sont régies par un jeu complexe d’intérêts qui s’apparente au Poker.

    Dans leurs relations les nations agissent par intérêt plutôt que par amitié.

    Mais il y a plusieurs sortes d’intérêt (financier, stratégique, culturel, moraux…)

    Cela dit la communauté internationale agit par intérêt mais celui ci n’est pas forcément financier et il faut analyser cas par cas pour identifier la nature des intérêts en jeu dans chaque agissement à telle ou telle partie du globe.

    Les relations humaines se fondent aussi sur des jeux d’intérêt mais puisent leurs caractéristiques essentielles dans le rapport de forces.

    L’homme depuis la nuit des temps a tendance à s’imposer sur plus faible que lui pour exister ou pour mieux exister.

    Ça ne date pas d’aujourd’hui et ce n’est pas prêt de terminer maintenant.

    Au Mali les mentalités, les pratiques et les comportements dans la société ont contribué durant les 40 dernières années à produire plus de gens faibles que de gens forts (absence de scolarisation, pauvreté, chômage massif, condition de travail rudimentaires et très peu génératrices de revenus, santé précaire, espoirs brisés…)

    Nous vivons dans une société qui ne permet pas très bien la mobilité sociale (le fils de pauvre a 80% de chance de rester pauvre alors que le fils de « riche » a 80% de chance de rester « riche »).

    [excusez moi les guillemets car pour moi il n'y a pas de riche au Mali, conviction personnelle qui n'engage que moi].

    Dans ces conditions, le facteur clé du succès pour un individu au Mali actuellement, c’est de s’approprier illégalement les biens publics au détriment de la morale, de la dignité, de la probité et des toutes les valeurs connues dans la société.

    Et bien entendu tout le monde ne peut pas accéder aux biens publics dans un pays pauvre avec une forte croissance d’une population majoritairement jeune.

    Donc forcément un océan de désolation se dresse devant les autorités du pays et les urgences sociales sont multipliées par cent par rapport à la normale.

    Dans cette situation il n’y a pas, malheureusement, une gouvernance efficace, juste et responsable pour répondre au aspirations des peuples.
    Trop de bruits circulent, Moussa, Alpha, ATT, Dioncounda…

    Mais, la réalité est que le Mali jamais eu une gouvernance responsable mis à part le régime de Modibo Keita qui savait ce qu’il faisait, tous les autres naviguent ou ont navigué à vue si jamais ils ne dormaient pas dans le bateau.

    Dans cette gouvernance du sommeil profond et insouciant, les actifs et le patrimoine du pays n’ont jamais été sauvegardés contre les chocs externes et internes au pays, les forces néfastes et les mauvaises pratiques.

    La coopération avec les pays voisins et même la coopération tout court, a été inscrite dans un registre d’état faible qui cherche de manière permanente et systématique des faveurs et de l’assistance sans jamais mettre en avant les indispensables intérêts du Mali.

    On se pose même la question, a t-on jamais cherché à identifier et à atteindre nos intérêts?

    Donc les vraies solutions aux crises du nord ont été occultées, ignorées dans une aimable négligence par une politique permanente de fuite en avant et de cadeaux gratuits aux chefs rebelles sans jamais prendre en compte les conditions et les préoccupations des populations vivant dans l’extrême pauvreté.
    Iyad Ag Ghali, Bilal Ag Chérif et tous leurs semblables sont depuis trop longtemps dans une recherche éhontée et facilitée de leur gain et gloire personnel et clanique plutôt qu’une quelconque solution aux multiples problèmes quotidiens des populations, touareg, arabes, sonraï, peuls, Belah qui désolent dans le nord du Mali.

    La technique de la fuite en avant soulage à court terme ces Al Capone et ces Dalton du désert malien (par des négociations et accords bidons), mais elle ne résout jamais une crise profonde de la morale qui s’est versée sur la société malienne comme l’encre d’un écolier brouillon se verse sur son cahier.

    Et on a beau être un athlète aguerri des marathons, à un moment donné il faut s’arrêter de courir sinon le cœur lâche car il est conçu comme cela.

    Mais au Mali, croyez moi nos athlètes de la gouvernance chaotique ne s’arrêtent jamais, d’ailleurs être nommé ministre est perçu d’abord comme un bonheur et un accomplissement personnel, une jouissance familiale qui marque l’avènement d’un clan, donc un cadeau inespéré pour prendre sa revanche sur la société et non pas comme une charge de travail engageant une nation ou une lourde responsabilité devant l’histoire et le peuple.

    C’est pour cela qu’il y a tant de batailles et de déchirements pour rentrer dans un gouvernement, et tant de tractations pour ne pas y être éjecté.

    Et l’Ortm est très fière de montrer le luxe clinquant et insolent de la salle de réunion du conseil des ministres à Koulouba, plutôt que de montrer la détresse des enfants maliens dans les camps des réfugiés maliens en Mauritanie, au Niger, au Burkina, en Algérie et au Mali.

    « Passion du service public » oblige!

    La soldatesque de la garnison de Kati a bien compris la même attirance inutile pour le luxe en s’occupant d’abord au « siège » du Cnrdre à Kati plutôt que de songer à doter Diabali et Sevaré en orgues de Staline.

    Il y a un décalage révoltant entre ce que font les dirigeants du pays et les conditions réelles des populations qu’ils prétendent défendre.

    Alors que les défis sont déjà énormes par rapport aux capacités de l’état (finance et ressources humaines), il faut soit réduire de manière drastique le train de vie de l’état soit tendre la main à la communauté internationale.

    Celle-ci a des intérêts moraux surtout en matière de droits de l’homme, de bonne gouvernance et de démocratie, toute chose égale par ailleurs.

    Le jour où le maliens comprendront cela, la soldatesque de Kati, s’écartera du pouvoir, les élections seront organisées, le pays recouvrera son intégrité territoriale, les cadeaux aux bandits du nord et aux ministres insouciants prendront fin en même temps que le chaos que vous connaissez dans le pays.

  6. CoulRssT

    La vague de nomination est enfin terminé ! Je me demande qu’est ce qui a changé !

  7. Alioune

    Vive le Mali

  8. Fihroun

    Que Dieu soit avec vous

  9. MNLA123

    Courage!