Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ- Mali) : Vers un bureau consensuel pour mettre fin à la crise

0
0

La crise ouverte au Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ- Mali) avec ses multiples rebondissements, connaîtra t- elle son épilogue d’ici la fin de cette semaine ?  D’après les informations que nous avons recueillies auprès des protagonistes,  nous pouvons dire que la fin de la guéguerre n’est pas loin.

Dans l’impasse depuis plus d’une année, suite au 3ème congrès controversé du Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ- Mali), les jeunes du Mali ne parlaiernt plus le même langage, jusqu’au 24 février où Monsieur Alioune GUEYE, leader d’un des deux bureaux parallèles, depuis le congrès de Tombouctou, a décidé, au nom de ses camarades, de mettre fin à la guéguerre au sein de la structure nationale commune des jeunes du Mali, par respect pour le président de la République et par amour pour le Mali.  Il a été confirmé par Abdoulaye Touré, président de l’autre bureau reconnu par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais, jusque-là, le président de la République, dans une démarche unitaire de la jeunesse malienne, s’est refusé de reconnaitre un bureau du Conseil au détriment d’un autre, leur demandant de trouver un consensus. Cette position courageuse et juste de Amadou Toumani Touré a été déterminante dans la résolution pacifique de cette crise dont personne ne pouvait prévoir les conséquences sur la stabilité de notre pays.

De cette date à nos jours, que de tractations, de revirements et de remises en cause du plan de consensus arrêté et convenu entre les protagonistes, sous la médiation de l’UJMMA et de la Commission de bons offices dirigée par le jeune et dynamique Sarmoye Boussaga, ancien leader estudiantin.

La Commission Sarmoye a été créée par le président du CNJ-Mali, en septembre 2011 et elle s’est mise à la tâche pour l’organisation de la Conférence nationale extraordinaire en octobre, puis les 10 et 11 Décembre 2011 (le week-end passé) à travers une lettre (dont nous avons pu nous en procurer une copie) adressée aux présidents des Conseils régionaux de Jeunesse, aux Fédérations et aux présidents des Conseils régionaux de Jeunesse.

Les délégués des régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Sikasso et ceux du nord, étaient en cours de route pour venir prendre part à la mise en place du bureau consensuel tant attendu par tous les Maliens. Le samedi 10 décembre, à notre passage à la Maison des jeunes et au stade du 26 Mars où les délégués déjà arrivés étaient hébergés, nous avons pu constater que la Conférence nationale extraordinaire a été légèrement décalée pour des raisons techniques. D’après différentes sources, ce léger report serait  dû au fait que le ministère de la Jeunesse et des Sports n’a pas pu débloquer les sous à temps, pour permettre l’organisation de la Conférence nationale extraordinaire. Les jeunes trouvés sur place étaient très remontés contre le département de la Jeunesse qu’on dit prompt à engloutir des milliards FCFA dans l’organisation de compétitions sportives, alors qu’il n’est pas en mesure de délier le cordon de la bourse pour quelques petits millions FCFA afin d’unir les jeunes du Mali.

Le plan de sortie de crise, d’après les informations recueillies, tournera autour de la mise en place d’un tendem avec Abdoulaye Touré comme président et Alioune Guèye comme 1er vice président, pour former l’ossature du nouveau Comité exécutif national du CNJ- Mali. Aussi, avons-nous appris que la tendance de Alioune Guèye sera fortement représentée dans le Comité exécutif par douze (12) membres, dont les fidèles parmi les fidèles, qui occuperont des postes-clés tels que la 2ème et 4ème Vice présidence, le Secrétariat Général, les Relations extérieurs et le secrétariat à l’organisation, entre autres. 

Finalement, on nous apprend que la Conférence nationale extraordinaire qui validera la mise en place de ce bureau consensuel, se fera finalement dans le courant de cette semaine, si le ministère de la Jeunesse et des Sports débloque les fonds. La balle est dès lors dans le camp du Ministre, PPR.

Mamadou DIALLO «Mass»

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.