Affaire BNDA : Le Pdg passe des heures difficiles à la brigade financière du pool économique

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L’information publiée par notre journal dans sa parution du lundi 26 novembre et relative à  la comparution imminente du Pdg de la Bnda devant le pool économique a suscité un débat nourri, voire «salé» chez certains de nos lecteurs du net. Il est vrai que nous sommes de plus en plus familiers à cette nouvelle e-stratégie de communication qui a tendance à paraître comme un supplétif à la méthode traditionnelle du «droit de réponse». C’est la nouvelle configuration technologique; nous nous en accommodons et nous l’apprécions d’ailleurs, même si c’est souvent des « prête-noms» ou des obligés alimentaires qui, sous déguisement en pseudonyme, constituent le gros lot des intervenants chaque fois que nous abordons la sensible question de la délinquance financière.

Moussa Alassane Diallo (BNDA)

Certaines réactions nous ont paru si dérisoires que leurs auteurs n’y sont pas allés par quatre chemins pour nous insulter vertement allant jusqu’à suggérer que la Bnda nous attaque en justice.
Le Prétoire n’a rien d’un organe téléguidé pour lancer des ballons d’essai dans le dessein de nuire aux honnêtes citoyens. Oui, Le Prétoire est un organe sérieux. Et lorsqu’aujourd’hui nous disons que le Pdg de la Bnda allait bientôt être interpellé devant le pool économique, c’est que nos sources étaient sûres et formelles comme du roc. En effet, le 27 novembre 2012, il a  bel et bien passé près de 5 heures avec les limiers de la brigade financière aux fins d’enquête préliminaire. La machine judiciaire vient véritablement d’enclencher un processus rédhibitoire. D’autres diront que le rouleau compresseur s’est mis en marche. Dont acte.
A ceux qui pensent que la diffusion pourtant exclusive de ce scoop n’était que l’entame d’une macabre entreprise de chantage de notre part, nous disons qu’ils se trompent. Nous ne sommes en quête d’aucune espèce « cadeaux de Noel de la Bnda » car votre bihebdomadaire n’a rien d’un organe alimentaire qu’on peut ferrer et brider à souhait. La Bnda est d’ailleurs très bien placée pour le savoir. Nous ne nous étalerons pas sur ce point. Il faut seulement retenir que c’est la force de nos convictions qui constitue l’essence de notre motivation.
A l’internaute qui pense que nous sommes en cabale derrière la Bnda, bien que le Conseil d’administration ait depuis renouvelé sa confiance au Pdg, nous rétorquerons que si  le Conseil d’administration de la Bnda n’a pas destitué son Président au moment de la révélation des actes incriminés, il faut aisément comprendre par là que le Président de l’organe est celui directement mis en cause par les enquêtes. Les documents présentés devant le Conseil étaient «escamotés à dessein» par son équipe de direction avec la complicité des commissaires aux comptes grassement rémunérés pour la circonstance (augmentation de 100% des honoraires et…les preuves existent). Oui, le Conseil d’administration n’a jusque-là pas encore réagi parce que l’Etat malien n’a pas pris ses responsabilités pour au minimum remplacer son représentant défaillant avant que celui-ci ne fasse sciemment obstruction à la manifestation de la vérité. Mais nous sommes au Mali, quand on est dans la grâce du chef «la pluie n’a aucune chance de t’atteindre». C’est le système.
A l’attention du même internaute, il serait intéressant qu’il comprenne que le Vegal n’est pas qu’un simple auditeur financier. Il a plénitude de pouvoir pour toutes investigations touchant la gestion fiduciaire dans toutes les structures dans lesquelles l’Etat détient une participation. En outre, nous confirmons que courant 2010, le Pdg de la Bnda a bel et bien été entendu au Pool économique sur cette affaire. En son temps, c’était sur dénonciation d’un agent de la banque qui a fait ce que les Américains appellent «leaking from inside». Cette pratique qui est en vigueur dans tous les pays membres de l’Ocde depuis l’affaire d’Enron aux Usa, consiste à permettre à  toute personne indignée par les pratiques blâmables de gestion au sein de sa structure, d’informer les autorités d’investigation à l’effet d’y mettre fin. Malheureusement, la plainte de cet honnête homme a été, pour des raisons non élucidées,  classée sans suite. Pour les malfaisants, la situation était définitivement mise sous éteignoir. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que le lot des indignés s’est depuis agrandi de personnes éprises de justice comme l’actuel ministre de la Justice, comme une grande partie du personnel de la Bnda et, bien heureusement, comme nous autres, voix des sans voix.
Enfin, nous voudrions faire comprendre à nos lecteurs que dans cette croisade salvatrice, leur bihebdomadaire n’est téléguidé contre aucune structure. Nous ne faisons que vous donner la bonne information, l’information véritable, étayée par des preuves irréfutables. Et qu’en notre qualité d’entreprise citoyenne, nous avons à cœur de faire barrage au comportement prédateur des délinquants financiers. Nous sommes et resterons donc dans le «mood» de l’indignation aussi longtemps que la situation d’impunité perdurera au Mali, comme c’est le cas à la Bnda, où  le chef se sentant depuis indéboulonnable, continue toujours avec les mêmes pratiques qui ont été naguère dénoncées. En effet, la pratique des contrats «en l’air» y subsiste toujours; des situations de conflit d’intérêts y sont encore monnaie courante. Et croyez nous, ce ne sont pas les preuves qui manquent à ces différentes affirmations. A bon entendeur, salut!
Birama Fall

 
SOURCE:  du   3 déc 2012.    

12 Réactions à Affaire BNDA : Le Pdg passe des heures difficiles à la brigade financière du pool économique

  1. Monti Raroy

    Mr le journaliste vous n’aviez pas à repondre aux internautes cad nous . profitez en pour avancer c’est le secret .

    De toute façon vous ne faites que nous informer donc chacun est libre de croire ou pas mais surtout n’oubliez pas vous etes journaliste et non juge .
    En revanche je vous comprends quand vous essayez de vous expliquer mais surtt finissez avec çà

    merci et bon vent

  2. Monti Raroy

    Mr le journaliste tu n’as pas à repondre aux internautes cad nous . profitez en pour avancer c’est le secret .

    De toute façon tu ne fais qu’informer donc chacun est libre de croire ou pas mais surtout n’oublie pas tu es journaliste et non un juge .
    En revanche je vous comprends quand vous essayez de vous expliquer mais surtt finissez avec çà

    merci

  3. MALIDJE

    ET PUIS POURQUOI TU FAIS LA GUERRE AUX INTERNOTES. SI ECRIS DES BETISES LES GENTS VONT JOUJOUR TE CRITIQUER.

    TU DIS QUE TU N’A PAS BESOIN DE RIEN DE BNDA? OU DE QUI? IL FAUT LEVER TES DEUX MAINS ET METTRE DANS TETE QUE PERSONNE N’A BESOIN DE RIEN DE TOI. CHERCHE A T’AMELIORER.

  4. MALIDJE

    MONSIEUR LE JOURNALISTE TON ROLE N’EST PAS DE JUGER MAIS D’INFORMER.
    QUEL INTERET AS TU DE PRENDRE POSITION DE CETTE FACON? CELUI QUI T’A CRITIQUE A RAISON DE LE FAIRE. CET ARTICLE N’EST PAS DIGNE DE D’UN INFORMATEUR. TU DOIS TE LIMITER A INFORMER TES LECTEURS SUR DES FAITS ET NON FAIRE LA GUERRE AUX AUTEURS DES FAITS. S’IL EST REPROCHE A MR DIALLO DES CHOSES, TU N’EST NI UN JUGE NI UN CINTOLEUR POUR LUI FAIRE LA GUERRE. IL FAUT PARTIR ETUDIER,TU AS QUEL DIPLOME. POURQUOI TU FAIT LE TRAVAIL QUE TU NE CONNAIS PAS?

  5. justicequity

    Mr Fall si vous êtes un journaliste , je suis vraiment très inquiet pour ce pays . Vous parlez d’un honnête homme qui a dénoncé les agissements du PDG de la BNDA qu’est ce que vous en savez ? si vous avez fait une enquête approfondie sur cette personne comme vous êtes journaliste prouvez-le nous , en effet ce n’est pas parce qu’on dénonce un délit qu’on est forcement honnête . La réalité c’est que dans beaucoup de ces cas le dénonciateur le fait à des fins de vengeance ou autres que pour combattre l’injustice . Une illustration: dans l’affaire betancourt que vous devez un peu connaitre si vous êtes journaliste , claire thiboux la dame qui est à l’origine de l’affaire a eu une promesse de 500.000 euros de la part de la fille betancourt , alors qu’au début tout le monde pensait qu’elle a agit pour secourir une vieille dame en detresse.
    Mr Fall vous nous prenez pour des bananes ou quoi ? vous parlez de je vous cite « personnes éprises de justice comme l’actuel ministre de la Justice »,le ministre de la justice qui ne dis rien sur les arrestations extra-judiciaires,intimidations , tortures même certains de vos collègues dont Saouti Haidara ont été victimes , apparemment vous ,vous ne risquez rien parce que tu es du bon côté , j’en passe . Il ne fait rien contre les crimes commis sous son règne mais veut apparemment s’occuper des dossiers de la décennie écoulée, soyons un peu sérieux cher Mr , le ministre comme son gouvernement sont exactement comme ou je dirais pires que leurs prédécesseurs, la loi ne s’applique que sur ceux qui sont du mauvais côté. Ton cher ministre épris de justice n’ouvrira jamais ne serait-ce qu’une enquête préliminaire sur ses amis de Kati.
    Le VEGAL dont tu parles est ce qu’il vaut mieux que le PDG de la BNDA ? , moi je les met tous les deux dans le même panier , si vous êtes un vrai journaliste sortez un peu de votre bureau faites nous une petite enquête sur le VEGAL , au Mali tout se sait , tout le monde se connait et dites nous si son standing de vie est en adéquation avec son parcours professionnel , pour te donner une indice un fonctionnaire qui vit dans une maison de 100.000.000 de fcfa qui a des enfants dans des écoles privées en Europe occidentale ou en Amérique du nord ,… on n’a pas besoin d’être journaliste ou même aller à l’école pour savoir qu’il vole ou détourne les deniers publics et pour terminer est ce qu’un voleur peut juger un autre ???????

  6. Miniankaden

    « …Je ne cherche pas à défendre qui que ce soit… » si apres tout ce que vous avez ecrit , vous tenez de tels propos, vous nêtes pas loin de celui que vous critiquez.

  7. Black MOORE

    Merci Grand Frère Birama FALL de te racheter. Oui je fais partie de ces internaute qui ont traité votre journal d’organe de chantage, et je le maintien. D’abord dans votre premier article, vous y êtes aller avec beaucoup d’information dubitatives. Il scie mieux à un journal d’investigation d’apporter les faits irréfutables et de s’en tenir qu’aux. En matière de journalisme ne nous apprend que je cite « les faits sont sacrés et le commentaire est libre » Vous avez dans votre premier article comme dans le présent article, porter atteinte à l’honneur d’un citoyen sans en apporter la moindre preuve. Aujourd’hui vous persisté et signé. Oui je persiste aussi et signe que la BNDA doit vous poursuivre en justice pour dénonciation calomnieuse. Car nulle part dans votre article vous ne faites mention de présomption d’innocence. Pourtant ce même journal s’est pourfendu défenseurs acharner de certains opérateurs économiques pourtant incriminé par le même rapport du vérificateurs générale. A vous écouter le PDG de la BNDA est un ripoux, dont la place est la prison. Pourtant à ce stade du dossier rien n’autorise un journaliste comme vous prétendez en être un à affirmer de telles allégations, car vous faites bien de le dire, monsieur a été entendu dans le cadre des enquêtes préliminaires. Je rapporte ici vos écris à ce sujet « En effet, le 27 novembre 2012, il a bel et bien passé près de 5 heures avec les limiers de la brigade financière aux fins d’enquête préliminaire. » Dans le présent article le seul fait que vous rapporter aujourd’hui tiens en une phrase de 27 mots dates et heures compris. C’est cela l’investigation à votre avis?
    Le métier de journalisme répond à des normes. Et crois moi Birama Fall, étant mon aîné de plus de 10 ans je me permet de te donner des leçons de professionnalisme, je suis moi-même journaliste et tu fais la honte de la profession. Avec toutes l’expérience que tu devrais avoir, tu ne faits pas honneur au métiers.
    En matière judiciaire tant qu’un jugement n’est pas rendu, une personne est considérée comme suspect. Il y a également la présomption d’innocence. Le journaliste n’est pas un distributeur de prime de bonne conduite. Dans votre article de près 50 lignes, l’information en une deux lignes. Mieux vous titre: « Affaire BNDA : Le Pdg passe des heures difficiles à la brigade financière du pool économique ». Mais dans tout l’article nulle part part tu ne nous dit qu’est ce qui te permet d’affirmer que le PDG a passé des heures difficiles??? encore une fois où sont les faits???
    C’est bien normale que le PDG soit entendu sur la gestion de la BNDA car il jouit du statut de responsable morale de la vie de l’entreprise. Et tant qu’un jugement n’est pas rendu, il reste un suspect, à ce titre il à droit à la présomption d’innocence.
    Je ne cherche pas à défendre qui que ce soit, contraire à ce que tu veux nous faire croire. Si nous nous donnons la peine de te lire c’est que accordons de l’intérêt à ce que tu écris. Alors ait du respect pour nous. La mission première du journaliste est d’apporter les faits tels qu’ils sont au citoyens de manière à leur permettre d’en juger en toute liberté. Mais arrêtez de bafouer la dignité des gens sur la base de simples allégations ou suppositions. Le jour où le PDG de la BNDA sera jugé et reconnus coupable d’atteinte au bien publics, ce jour là chacun sera libre de faire le commentaire qu’il veut. Mais jusqu’à preuve du contraire il est présumé innocent, ton devoir est de le dire.

    • first1

      Hé Black Moore , il faut écrire  » il sied » au lieu de  »il scie » oubien tu veux scier Mr Fall? :-D :-D :-D :-D

  8. robert koné

    Moussa Alassane n’a pas voulu écouter les conseils de ses amis tempi pour lui un Nadjo pourquoi tout ce temps sur la même position.

  9. mboye diallo

    Qui dit qu’il n’y a pas de justice divine?. Vivement l’éclatement de la vérité et que le bon dieu nous guide et nous accorde sa miséricorde.Niyé hakè mènéyé a tara bérékènè de
    tiguè

  10. Sans pisser

    … »Et croyez nous, ce ne sont pas les preuves qui manquent à ces différentes affirmations. A bon entendeur, salut! »

    Et dans ce cas, qu’est ce que vous attendez pour les publier une à une?

  11. kaaya nady

    BRAVO, TOUTES NOS FÉLICITATIONS au JOURNALISTE et au JOURNAL, LE PRETOIRE. Nous sommes choqués,comme le Journaliste Mr. Birama Fall l’a si bien et justement souligné par les INSULTES, les Grossièretés de certains INTERNAUTES. Que ceux-ci comprennent et Sachent qu’une PERSONNE BIEN ÉLEVÉE, bien ÉDUQUÉE (comme nos FAMILLES au MALI, toutes ETHNIES confondues, Riches et PAUVRES, SAVENT si BIEN le FAIRE, en bien ÉDUQUANT leurs Enfants), cette Personne bien éduquée, dis-je, respecte son Prochain, exprime ses IDÉES en toute courtoisie. C’est la aussi la Démocratie, « je ne suis pas d’accord avec vos idées mais je m battrai pour que vous puissiez les exprimer en toute liberté ». Au MALI, UN « HOO RON » qui veut dire ici une personne bien élevée a un langage respectueux différent de celui du délinquant que la Société toute entière rejette. Insultés, c’est ,pas bon. Journaliste continuez à nous informer si l’information n’est pas à notre gout, ou tronquée, alors nous devrons apporter la contradiction en termes polis.