Liberté provisoire du Pdg du Pmu-Mali, Idrissa Haïdara : La déception du bureau du vérificateur général et l’étonnement du garde des sceaux

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PMU-DG
Idrissa Haïdara ,DG PMU-Mali

Interpellé depuis le 27 décembre 2013 par le pôle économique, puis déféré à  la maison centrale d’arrêt de Bamako depuis le 3 janvier 2014, le PDG de PMU-Mali, Idrissa Haïdara, a finalement bénéficié d’une liberté provisoire, il y a quelques jours pour, dit-on, des raisons de santé avoir cassé la tirelire : une caution de  de 40 millions de F CFA a été payée. A noter qu’il a bénéficié de cette liberté provisoire en même temps que ses codétenus. 


Mais cette liberté provisoire a soulevé une polémique sans précédent entre le garde des sceaux, qui n’est pas d’accord et les magistrats chargés du dossier, qui suppose avoir respecté les droits des détenus. La polémique s’enfle et a atteint le haut sommet de l’Etat. A ce niveau, les avis sont partagés.
A cette polémique s’ajoute la colère noire du Bureau du Vérificateur Général qui a abattu un travail remarquable ayant abouti à la mise en nue de la gestion peu catholique faite des ressources publiques par le PDG du PMU-Mali. Une des gestions les plus mauvaises de l’histoire des finances publiques du Mali tellement que les faits sont patents et les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Selon les sources proches du Bureau du Vérificateur sis à ACI 2000, la déception est grande. Ils voient dans la libération du président directeur général du PMU-Mali, quoique que « provisoire », le piétinement de l’intense effort à la fois intellectuel, physique et financier fournit par les vérificateurs désignés pour fouiller dans les arcanes du PMU-Mali. Ils sont blessés dans leur orgueil. Ils ont comme l’impression que leur travail a été saboté.
Idrissa Haïdara a bénéficié d’une liberté provisoire, mais les faits qui lui sont reprochés sont patents. Le PDG du PMU-Mali a, selon les conclusions du rapport 2012 du Bureau du Vérificateur Général, été pris mains dans le sac. En flagrant délit de vol, de faux, de mauvaise gestion de l’argent public.
Les faits reprochés sont patents
Le rapport 2012 du BVG, longuement publié par la presse, étale la mauvaise gestion au PMU-Mali. Il reproche au PDG du PMU-Mali une perte de 34 milliards de nos francs au détriment de l’Etat malien qui se décomposant de la façon suivante : 3 392 531 682 FCFA au titre de la fraude et 30 709 840 670 FCFA au compte de la mauvaise gestion. Selon les termes du rapport du VGAL, parmi les faits reprochés : 47 105 252 FCFA  sortis en espèces sans pièces justificatives ; 62 809 380 FCFA sortis sans pièces justificatives de paiement d’impôts et taxes ; 82 513 287 FCFA de dépenses effectuées au titre de missions sans pièces justificatives ; 295 500 000 FCFA indûment versés à l’Agent de la Sécurité d’Etat en plus des charges de sécurité ; 771 721 149 FCFA accordés par le PDG du PMU Mali à diverses personnes sans autorisation ; 200 millions FCFA d’avance faite au ministère de la Défense non encore remboursée. Il ressort également du rapport du BVG, que le PMU Mali a irrégulièrement décaissé 5,1 milliards FCFA au titre des dividendes de l’Etat.

 

Le gouvernement a directement utilisé ces fonds à partir des comptes bancaires de la Société sans reversement préalable au Trésor Public. Par conséquent, pour le BVG, il n’est pas garanti que l’emploi de cette ressource ait bénéficié à l’intérêt général. Ensuite, les administrateurs du PMU Mali ont indûment perçu la somme de 137 millions FCFA et des dotations de carburant de 7 200 litres chacun en plus de leurs indemnités de fonction, en violation de l’article 430 de l’Acte uniforme de l’OHADA qui interdit de verser aux administrateurs toute autre rémunération, permanente ou non, que leurs indemnités de fonction. C’est à la lumière de ces faits que le Bureau du Vérificateur Général a demandé que le dossier du PMU-Mali soit mis à la disposition de la justice. Ainsi, le PDG, Idrissa Haïdara été entendu plusieurs fois par le Pôle Economique avant d’être arrêté et déféré. Mais tous ces efforts viennent de prendre un coup. Le travail des vérificateurs qui ont conduit les différentes missions au niveau du PMU-Mali ainsi que le les recherches menées par les enquêteurs du Pôle Economique sont sabordés.
Une affaire d’Etat
La mise en liberté provisoire du PDG du PMU-Mali a eu des relents jusqu’au sommet de l’Etat. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Ce cas d’école a été au centre de plusieurs discussions formelles et informelles entre certains ministres. Sous instigation du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mohamed Ali Bathily, le Parquet réclame le retour en prison de Drissa Haidara. Le parquet a interjeté appel et demandé que le PDG du PMU-Mali, Idrissa Haïdara soit à nouveau arrêté et écroué. On murmure de plus en plus que l’intéressé ayant eu échos de l’intention du parquet a disparu dans la nature. D’où la décision du ministre de la Justice, garde des Sceaux d’aller à la recherche du fugitif. Pour cela, des gendarmes ont été mobilisés pour ramener le PDG du PMU-Mali en prison.

 

Une nouvelle guerre est donc ouverte entre le ministre de la justice et le procureur général près la Cour d’appel qui a normalement donné son avis favorable pour la mise en liberté provisoire Idrissa. Haïdara.

 

Le divorce entre le garde des sceaux et les magistrats avec l’immixtion supposée du Président de la République dans l’affaire, qui soutiendrait d’ailleurs son ministre de la justice, est sur le point d’être définitif.
Moussa Mamadou Bagayoko

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2 COMMENTAIRES

  1. slt que la popilation se revolte pour regler leurs compte ? franchement trop cest trop il faut quon se revolte nous les pauvre gens car l’argent volé devais nous revenir ,article 320 pour tout les voleur liberé par la justice sans fondement comment un homme peux volé des milliards et payé seulement 40million pour etre en liberté??? qui ne veux pas être a sa place

  2. Stp journaliste il faut croire en dieu, Haidara est un enfant béni, ne te fatigue pas, laissons tous dans les mains de Dieu, le vérificateur aura son compte, que Dieu donne longue vie c tou, …… La vérité c comme de l’huile El remonte toujours à la surface

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