Lutte contre la corruption au Mali : Le Réseau Plaidoyer et Lobbying lance la campagne « Poches cousues »

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Le réseau Plaidoyer et Lobbying a organisé du 25 au 26 mai 2017 au Centre Aoua Kéïta un atelier de formation à l’ intention des professionnels des médias et les acteurs de la société civile sur les textes régissant de prévention et de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite au Mali. Une occasion pour le réseau de lancer sa campagne « Poches Cousues ».

Pendant deux jours,  une vingtaine d’hommes de médias et de la société civile ont été à l’ école du réseau plaidoyer et lobbying  ( RPL) pour s’imprégner de la lutte contre la corruption et l’ enrichissement illicite au Mali en vue de dénoncer les fraudeurs.  Dans son discours introductif, Famoukouri Diarra , le coordinateur du réseau RPL dira «  Le Mali, perçu pendant deux décennies comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest, est depuis 2012 décrit comme une  démocratie de façade , où l’impunité règne et où la corruption de la classe politique, le népotisme, la collusion avec les trafiquants de drogue ont entrainé la déliquescence des institutions de l’État. ». Pour M. Diarra, la mauvaise gouvernance et la corruption demeure la principale problématique de notre développement. En effet selon ses dires, près de 45% des maliens pensent que la quasi-totalité des  institutions sont impliquées dans des affaires de corruptions. Selon le rapport de l’observatoire des pratiques anormales de l’ UEMOA, le Mali reste un pays où les prélèvements illicites sont élevés, où la majorité des services contribuent aux prélèvements.  Et toujours selon le coordinateur du RLP, le secteur de la justice qui devrait être un pilier de lutte contre la corruption n’est pas moins décrié par les populations  qui estiment que la plupart des juges sont impliqués dans les affaires de corruption (source enquête Afro-baromètre) . Comme l’ a d’ailleurs indiqué M. Diarra la lutte contre la corruption requiert l’engagement individuel et collectif des citoyens. Et c’est dans ce cadre que les hommes de la société civile et les professionnels des médias, ont été renforcés  pour servir de relais dans la prévention et la dénonciation des cas de corruption et d’enrichissement illicite à travers le pays. Les conférenciers Fily Diakité et le juge  Mamadou Kassogué, ont édifié les participants sur la thématique.  Mamadou Kassogué a pu ainsi expliqué aux participants, les instruments et mécanismes nationaux de prévention et de lutte contre la corruption. Tout en soulignant que  le phénomène a atteint de nos jours une proportion inquiétante et qu’il faudrait un travail collégiale de la société pour l’ éradiquer.  Mais comme l’ a exposé le deuxième conférencier Fily Sissoko , nous assistons à une criarde insuffisance de volonté politique  sans oublier la faiblesse du budget alloué au ministère de la justice pour prévenir et lutter efficacement contre le fléau qui gangrène notre économie devant une mentalité grandissante d’affairiste et une banalisation  de la corruption dans l’ensemble de notre société avec l’amplification de la fraude dans les services publics et une culture de l’impunité incrustée.

Aussi pour pâlir au phénomène , RLP lance sa campagne « Poches Cousues » dans le but de conserver et préserver les fonds de l’ État. L’autre mission de cette campagne est de travailler à lutter contre la fraude électorale et ceci à travers une large campagne de communication  pour sensibiliser les citoyens .

Khadydiatou SANOGO/Maliweb.net

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1 commentaire

  1. On ne part pas a l’ecole pour apprendre a denoncer la corruption il suffit de regarder ce qui se passe au Nigeria (la loi des denonciateurs) et au Ghana (un DG cree la panique et le gouvernement a agi contre la corruption en se basant sur les rapports du VEGAL) pour agir, ne perdons pas notre temps dans une classe, allons nos utiliser l’information qui existe pour agir?

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