Crime économique de Cheick Oumar Diallo du groupe Hamarilla : -300 motos chinoises vendues à la police pour un prix unitaire de 1.150.000 Cfa

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On ne finira jamais d’évoquer les gâchis causés au Mali par certains opérateurs économiques et hauts responsables de notre pays. C’est le cas de la Direction générale de la police nationale qui a osé acheter 300 motos de marque chinoise à 1.150.000 de nos francs par unité pour un coût total de 345 000 000 de Cfa. Ce montant, en 40 mensualités à raison de 8 625 000 Cfa, est tombé dans le compte de l’opérateur économique Cheick Oumar Diallo.

Si les faits remontent à 2004, par contre, les motos étaient destinées à la promotion 2001 des sous officiers de l’école de police. En raison du prix exorbitant desdites motos, les sortants ont chacun préféré se débrouiller en allant acheter au marché. Depuis lors, les engins à deux roues restent sans preneur et elles dorment encore dans les magasins du Groupement mobile de sécurité (GMS). Mais, à quelle fin? C’est ce que indique un rapport portant le sceau de la ‘’confidentialité’’. Celui-ci a été adressé le 14 Septembre 2009 à Sadio Gassama l’actuel ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile par l’inspecteur en chef des services de sécurité et de la protection civile. Toujours rien de concret.

À préciser que les motos avaient été réceptionnées au GMS par le commissaire Samba Kéita qui coiffe, aujourd’hui, la Brigade de lutte contre les stupéfiants installée à Bamako Coura à côté de la BIJ. Contacté par nos soins courant Juillet dernier, ce dernier aussi souhaiterait bien parlé mais à condition que sa hiérarchie l’autorise. Ce qui parait difficile.

Les coups de gueule de Cheick Oumar Diallo PDG du Comptoir malien pour le commerce général (CMCG) Groupe Hamarilla
Pour Cheick Oumar Diallo du Groupe Hamarilla comme l’appellent ses intimes par les initiales C.O.D, ce marché n°1668 du 27 Novembre 2003 n’a pas été surfacturé. Peut-il dire le contraire? Car, nos sources indiquent que lui et tous ceux qui ont signé le document du marché en foulant aux pieds les règles de passation se seraient bien régalés avec les frics de l’État malien.

Mieux, C.O.D que nous avons rencontré le 19 Juillet dernier dans son bureau pour des fins de recoupement d’information, pense que tout ce qui est en train de se faire, aujourd’hui, autour de ce sulfureux marché de motos est dû à la mauvaise compréhension des différents protagonistes. «Ils vont se faire humilier, il ne doit aucunement avoir de mésentente entre eux pour une affaire qui est finie», nous avait-il dit en Langue nationale Bambara.

Qu’est-ce que Cheick Oumar Diallo entend dire par là? Le gâteau ne s’est-il pas partagé comme initialement convenu? Quelqu’un veut-il régler un vieux compte? Sinon, comment expliquer la ristourne de 3% soit 10.350.000 versés à l’Amicale des fonctionnaires de la police par chèque BDM n°2312407 du 09 Février 2004. S’y ajoutent les frais d’escompte pour avalisation de la traite soit 10.025.055 F Cfa encaissés par la même Amicale suivant chèque BDM n°2312408.

En fait, C.O.D qui entretiendrait un tout autre type de rapport avec Niamé Kéita ancien directeur général de la police a des dents longues à l’égard de Mahamadou Diagouraga. Or, la providence a fait que Diagouraga soit le prédécesseur mais aussi le successeur à Niamé Kéita. Sans tout dire, devinez le reste de façon intelligente. Pourtant, l’autre malheur aussi est que ce ne sont pas Niamé et Diagouraga seulement qui ont signé ce marché à problèmes (voir en encadré) les noms des signataires de la convention entre la police et l’établissement Hamarilla.

Nos sources ont également révélé ce que le PDG du Comptoir malien pour le commerce général (CMCG) veut garder dans le grand secret. En effet, il semble que c’est Souleymane Sidibé ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, au moment des faits, qui aurait instruit à Mahamadou Diagouraga (son subalterne) de céder le marché à Cheick Oumar Diallo dit C.O.D. Pour le moment, toutes nos démarches tendant à rencontrer Souleymane Sidibé et Mahamadou Diagouraga ont été vaines. Est-ce une manière pour scléroser notre courage ou le soumettre à rude épreuve? Notre rédaction pense avoir été victime de l’une tout comme de l’autre option.

Ainsi de nos jours, le Syndicat de la police nationale (SPN) est déterminé à tirer au clair cette affaire. Le bouillonnant Siméon Kéita qui le dirige et ses hommes auraient craché sur des millions de nos francs afin que la lumière soit faite sur ce dossier qui finira par éclater au grand jour. Désormais, Siméon et les têtes brûlées du SPN ne veulent plus qu’un centime de la police prenne une autre destination.

Où sont partis le Bureau du vérificateur général et les autres structures de contrôle de l’État?
En cette fin du second et dernier mandat du président ATT à la tête du Mali, on le sait tous, les experts, inspecteurs et autres contrôleurs de l’État ont rivalisé de talents pour débusquer ceux qui font saigner les caisses du pays. À ce qu’on sache, ils seraient également bel et bien au courant des contours ténébreux de ce marché des motos de la police. Mais, pourquoi jusqu’à ce jour n’ont-ils pas fait un tour dans les magasins du Groupement mobile de sécurité (GMS)? L’absence de réponse à cette question fait dire que les contrôles et vérifications seraient téléguidés. On choisirait les cibles avant d’entreprendre les actions. En tout cas, beaucoup de gens auraient bénéficié des retombées financières de ce marché surfacturé des motos de la promotion2001 des sous officiers de l’école de police.

Le scandale a été parfait concernant la gestion des fonds de la mutuelle de la police. À cet effet, comme évoqué en introduction de cet article, un rapport accablant a été produit et adressé au ministre Sadio Gassama. On aura l’occasion de l’éplucher.
À suivre…
Bah

Le Directeur régional de la police du district de Bamako
Le contrôleur général Niamé Kéita
Le Commandant du GMS
Le contrôleur général Modibo Diallo
Le Président de la mutuelle
Le commissaire divisionnaire Boubacar Diouf
L’Officier comptable de la DGNP
Le Commissaire divisionnaire Kémessery Diarra
Le Directeur général de la police nationale
Le contrôleur général Mahamadou Diagoura chevalier de l’ordre national
Le fournisseur
Ckeick Oumar Diallo

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