Coupler le référendum et la présidentielle de 2018 : Le MC-ATT arrive en sapeur-pompier

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Le Mouvement Citoyen pour l’Alternance, le Travail et la Transparence (MC-ATT) a organisé une conférence-débats à l’intention des membres du comité exécutif du parti sur la révision constitutionnelle au Mali, sous le thème « Quel consensus pour une sortie de crise ?». Présidée par le Président du parti, Jeamille Bittar, ladite conférence était animée par Me Amadou Tiéoulé Diarra, praticien du droit, Professeur à la Faculté de Droit, et  membre de l’AMDH.

Cette conférence-débats, une manière pour Jeamille Bittar et ses camarades de contribuer aux débats en cours en rapport avec la révision constitutionnelle, a été plutôt édifiante, tant le conférencier s’est voulu aussi clair que précis de par sa neutralité, non pas sans se permettre d’émettre son point de vue personnel sur certains aspects de la chose, et cela en tant que praticien du droit.

Pour Jeamille Bittar, le MC-ATT, fidèle à ses convictions de départ, se veut un parti qui n’est ni de droite, ni de gauche, ni du centre… Un parti qui n’est ni dans l’opposition, ni dans la majorité, mais un parti qui inscrit ses actions pour le Mali, et qui prône une gestion consensuelle du pouvoir. Un tel parti, dira-t-il, ne pouvait pas rester en marge du débat en cours sur la révision constitutionnelle, un débat qui, au lieu de rassembler les Maliens, est en passe de devenir source de division. C’est pourquoi le parti MC-ATT, une fois de plus, se propose en conciliateur entre les deux bords qui s’affrontent, c’est-à-dire les partisans du « Non » et ceux du « Oui », lesquels, fera-t-il savoir, doivent fournir l’effort de se parler, de se comprendre et de mettre le Mali, notre bien commun à tous, au-dessus de tout.

Une conviction dans laquelle il fut conforté par le conférencier Amadou Tiéoulé Diarra, qui pense qu’il peut y avoir une solution politique au problème posé, à condition que le Président de la République accepte de dialoguer avec la classe politique, et voir comment coupler le référendum et la présidentielle de 2018. Pour lui, tout dans le projet référendaire n’est pas mauvais, il y a certes des parties qui divisent, mais avec le consensus, on peut aplanir les différends, d’autant que la révision constitutionnelle s’impose pour la mise en œuvre de l’accord issu du processus d’Alger.

« C’est un accord politique entre maliens, il faut le mettre en œuvre, mais la question est plutôt de savoir s’il faut l’appliquer selon son esprit ou sa lettre… », fera-t-il savoir. Il a aussi tenu à lever l’équivoque sur l’article 118 de la constitution, qui porte uniquement sur le référendum, et non sur les élections, un amalgame à levé, d’autant que d’aucuns insinuent que les présidentielles ne pourraient peut-être pas se tenir en 2018.

« L’article 118 n’a rien à voir avec les présidentielles. Et même si par enchantement, les conditions ne permettaient pas la tenue de la présidentielle en 2018, IBK reste le chef de l’Etat, et il va falloir qu’il concerte avec la classe politique pour des solutions politiques. C’est dire aussi qu’avec le consensus, le référendum doit pouvoir se tenir, car il le faut pour la mise en œuvre de l’accord d’Alger », tranche-t-il.

Pour le fond, Amadou T. Diarra n’est pas contre la création du sénat, mais il pense qu’on ne doit pas lui donner une fonction législative. Il peut, par exemple, être institué, mais avec un rôle de conseil. Toujours sur le fond, l’homme pense qu’il faut donner la possibilité aux citoyens de pouvoir directement saisir la Cour Constitutionnelle, tel n’est pas le cas dans le projet contesté. Il s’insurge aussi contre le fait qu’on légalise le fait que le président puisse conduire la politique de la nation, dans la mesure où cela pourrait être source de problème, si l’on doit se retrouver dans un scénario où le président de la République n’a pas la majorité à l’Assemblée Nationale.

A la fin  des débats, le Président du MC-ATT, Jeamille Bittar a fait une profession de foi, dont la substance est que la seule et unique alternative de sortie  crise pour notre pays est que les maliens acceptent de se parler et de se pardonner. « Le Mali est un grand pays, nous sommes un grand peuple, et nous devons être en mesure de nous inspirer des vertus du dialogue et du consensus à nous montrées par nos aïeux pour bâtir le Mali. Que les partisans des Présidents Modibo Kéita, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Pr Dioncounda Traoré, Ibrahim Boubacar Kéita, et mêmes ceux du capitaine Sanogo, acceptent de se pardonner, tel est le vrai défi pour la renaissance du Mali, notre salut est dans cela », a fait savoir Jeamille Bittar.

Des démarches, dira-t-il, sont en cours dans ce sens, la vocation du parti MC-ATT étant d’amener les Maliens dans cette voie. Pour sa part, il a d’ores et déjà demandé pardon à tous ceux qu’il aurait à un moment ou à un autre offensé volontairement ou involontairement !

Salif Diallo

 

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3 COMMENTAIRES

  1. Il faut que ce pseudo-libanais escroc du régime ATT se taise et commence à craindre son cas, car ce référendum qui gagnera le OUI ne donnera aucune chance pour cet homme car je doute si il est d’origine malienne? Et ce référendum à plus que jamais diviser les maliens, je ne pensais pas qu’il y avait des maliens qui classaient les maliens en deux ordres, les vrais maliens donc de père et de mère malien et des faux maliens dont de père malien et de mère autre nationalité et vice versa. C’est dommage de voir que le sympdrôme ivoirien s’est accaparé d’une partie des maliens. Il s’agit de la destruction du pays pour de bon.

    • Coulibaly tu n’est plus Malien que Bittar .C’est toi qui debute le sympdrôme ivoirien en insultant Jamille d’etranger.Ce mot est utiliser de plus en angola au gabon en cote d’ivoire j’en passe jamais au Mali si c’est pas ces dernier temps quant Ras Bath apres sa poursuit s’exprime qu’il est Malien de pere de mere et de residence .Attention aux amalgames .Les choses se resemblent mais ne sont pas meme chose .En effet je ne suis pas pour bittar .Ce monsieur fait rire hhhhhh.
      Quant les mots sont dits il faut voir le context .Bath ne veut non plus etre comme un Ble Goude encore jamais un Gbagbo .
      Je pense que notre bittar se fait un peu de publicite sinon en 2011 pensait faire la meme chose qu’il sugger mais il n’ont pas pu.On ne veut pas de melange encore au Mali .Avant on nous parlait de moyens ,maintenent le president s’en est meme aller a s’acheter un avion.
      Pour la vraie democratie on ne couple pas de vote plus jamais au Mali .On fera la presidentielle puis les legislatives avant de penser faire une referendum apres 2018.

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