Crise malienne: le président burkinabè reçoit des islamistes d’Ansar Dine

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Blaise Compaoré, président du Burkina Faso

OUAGADOUGOU – Une délégation d’Ansar Dine, l’un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali, a été reçue mardi par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur pour l’Afrique de l’Ouest, qui cherche à séparer ce groupe de ses alliés jihadistes, a constaté l’AFP.

Arrivée le 2 novembre à Ouagadougou, la délégation d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), conduite par Algabass Ag Intalla, un élu du nord du Mali et une importante personnalité touareg, a été accueillie peu avant 16H30 (locales et GMT) au palais présidentiel par M. Compaoré, médiateur pour le compte de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Les émissaires islamistes, qui se sont déjà entretenus plusieurs fois avec le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, comptent remettre à M. Compaoré un document contenant leurs revendications.

Le président burkinabè veut convaincre Ansar Dine – surtout composé de Touareg maliens comme son chef Iyad Ag Ghaly – de rompre avec ses alliés jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui contrôlent le nord du Mali avec lui.

Une source proche d’une autre délégation d’Ansar Dine envoyée à Alger a affirmé mardi à l’AFP que ce mouvement condamnait le terrorisme et était prêt à négocier directement pour la paix avec les autorités de transition à Bamako.

Les groupes islamistes imposent dans le Nord malien la charia (loi islamique) de manière très rigoriste (lapidations de couples non-mariés, amputations de présumés voleurs…) et y commettent de nombreuses exactions dont des meurtres, viols et pillages, selon de nombreux témoignages.

Parallèlement aux négociations se prépare une intervention militaire africaine pour chasser les islamistes armés du nord du Mali. Des chefs d’état-major ouest-africains étaient réunis mardi à Bamako pour étudier le plan d’opération, élaboré par des experts internationaux.

(©AFP / 06 novembre 2012 17h42)

SOURCE:  du   6 nov 2012.    

2 Réactions à Crise malienne: le président burkinabè reçoit des islamistes d’Ansar Dine

  1. nonalinertie

    1.Mais pourquoi Ouaga et Alger n’invitent pas ces MNLA/ANESARDINE à venir s’installer chez eux ? A prendre la nationalité burkinabé ou algérienne ? Tout le monde serait heureux, parce que nous maliens dans notre immense majorité y compris surtout la grande majorité des touaregs, nous ne voulons guère commercer avec ces criminels, simplement parce que nous ne voulons pas être flagellé, amputé, estropié, saccagé, profané, volé, violé, assassiné, enlevé, exilé, sous-développé, exclavagisé ou drogué. A cause du MNLA/ANE SARDINE qui ont amené les djihadistes au Mali, tous les projets de développement, réclamés à corps et à cris par les nordistes depuis des décennies et dont l’exécution avait même démarré, sont suspendus : barrage de Taoussa, Route Niono-Tombouctou, Route Bourem-Kidal, etc. etc. Moralité : Seuls intéressent, le MNLA/ANESARDINE : i) le sous-développement du Nord Mali qui reste un fonds de commerce pour eux, un moyen de chantage continu de l’Etat malien pour disposer d’argent frais de temps en temps, ou d’un poste juteux pour leurs rares cadres ii) le trafic de drogues et d’armes, les enlèvements. Ces assassins savent maintenant que leur petit chantage est terminé. Alger a été sommé de fermer sa frontière au risque de passer pour un état terroriste, ainsi que Nouakchott. C’est dire qu’à l’entame de la guerre, le résultat recherché est d’exterminer tous ces criminels ou de les envoyer devant la CPI. Voilà pourquoi, ils se précipitent pour une solution négociée maintenant. Mais, c’est aux maliens d’accepter ou pas d’être des victimes éternelles…
    Pourquoi ne pas négocier aussi avec les tueurs en série ? Avec les violeurs incorrigibles au lieu de les castrer chimiquement ? On capitule face à un coupeur de route en se faisant proprement rançonner, ou on va chercher la gendarmerie à la première occasion, si gendarmerie il y a. Sinon négocier avec quelqu’un qui ne cherche qu’à t’humilier, te vexer, te violer voire te tuer à quelque chose de surréaliste. Parce que la politique du diviser pour régner n’a jamais rien donné jusque là. Personne n’a jamais vu ces criminels se faire réellement la guerre, juste de petites querelles de famille de temps à autre.Si Iyad renonce à la charia, que lui reste –il à négocier? La liberté de poursuivre les enlèvements ? Les trafics de drogues, d’armes, de cigarettes ? Ou échapper à la CPI ou à la mort par les djihadistes ou par la CEDEAO ? Lui-même ne sera pas assez fou pour oser demander encore une place au soleil malien…
    2.Epargner la zone de Kidal (MNLA/ANESARDINE) pour qu’elle continue ses crimes dans la même zone et les reprenne dans les autres régions à la première occasion. On verra si les maliens accepteront cela après les flagellations, vols, viols, saccages, profanations amputations, assassinats, enlèvements et trafics en tout genre d’ANESARDINE qui a toujours proclamé et exigé à la face du monde l’application d’une certaine charia aux autres…
    Vivement le financement de la guerre par les occidentaux !
    Vivement l’arrivée des troupes de la CEDEAO et des NU !
    Vivement la mise en place des troupes d’autodéfense encadrées par l’armée !
    Vivement l’arrestation par la CPI des membres du MNLA/ANESARDINE installés au Burkina, en Mauritanie, en Algérie ou en France !
    Ensuite la tenue d’élections libres et transparentes sur la base d’un fichier biométrique.
    3. Le plus gros danger serait DE CONFONDRE MILICES ANARCHIQUES ET BRIGADES D’AUTODEFENSE. Ce qui est évident, c’est qu’il faudra que DES BRIGADES D’AUTODEFENSE BENEVOLES, FORMEES, ARMEES ET ENCADREES PAR L’ARMEE MALIENNE et la CEDEAO protègent les villes et villages dégarnis que des bandits isolés ne manqueront pas d’attaquer. Car toutes les armées du monde ne pourront pas protéger tous les sites de la ligne de front et même de l’intérieur.
    4. Les villes importantes pourront toujours être protégées par LES TROUPES DE LA CEDEAO QUI EVENTUELLEMENT POURRAIENT SECURISER LA REPRISE DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT IMPORTANTS DEJA FINANCES AU NORD MALI (Barrage de Taoussa, Route Niono -Tombouctou, Route Bourem-Kidal, etc.). CAR, IL NE FAUDRAIT JAMAIS OUBLIER QUE LE BANDITISME/TERRORISME SE NOURRIT AVANT TOUT DE L’ANALPHABETISME, SURTOUT DU CHOMAGE ET DU DESESPOIR DE JEUNES DESŒUVRES.
    5. Il est logique que les leaders nationaux maliens se retrouvent contre l’insécurité. Mais il est encore mieux de réussir la lutte commune, internationale simultanée, coordonnée du banditisme/terrorisme au Mali, en Libye, au Niger, en République Saharaouie, au Tchad, au Maroc, en Algérie, etc.

  2. Niyefôkoyesegou

    Chaque peuple à ses terrorites, si pour l’occident et la cedeao ansardine et le mnla sont des mouvements laïcs et qu’ils ne se sont rapprochés que par moment, pour ils representent pour maliens la terreur, la haine, la trahison, la division et nous allons les infliger des leçons de notre manière.Par ailleurs on peut trouver aussi des interlocuteurs ou des facilitateurs avec les mouvements que craignent la Communauté Internationale .Donc, pour nous il n’y ‘a pas pire ennemi que ceux rejettent la citoyenneté de leurs pays , la voie democratique et legale et en s’attaquant aux autres par les armes.