Crise politico-sécuritaire et concertations nationales : Les pro-putschistes veulent la dissolution de l’Assemblée nationale au profit d’un Conseil national de transition

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Dans  le document de travail qu’elle a remis le mercredi 31 octobre au président de la République par intérim,  » la Commission d’organisation des concertations nationales des forces vives  » prévoit que ces assises vont déboucher sur la mise en place des organes de la transition. Parmi ceux-ci, on note un Conseil national de transition (CNT) qui devra prendre la place de l’Assemblée nationale. En voulant remettre en cause l’ordre constitutionnel auquel le pays est laborieusement parvenu, après le coup d’Etat du 22 mars 2012, la commission de préparation de ces assises, avec à sa tête le Directeur de Cabinet du Premier ministre, Pr Oumar Kanouté, opte pour un retour à la case départ. Au grand regret du front anti-putsch qui vient de signifier clairement sa non-participation à une telle entreprise.

Pr Oumar Kanouté, Directeur de cabinet du PM

L’hostilité à l’endroit des coups d’Etat est plus qu’une réalité aujourd’hui au plan mondial. La  » mutinerie ayant abouti au coup d’Etat du 22 mars 2012  » n’a pas échappé à une forte réprobation de la communauté nationale et internationale. Des efforts ont alors été menés par plusieurs acteurs de la classe politique et de la société civile pour péniblement revenir à un ordre constitutionnel vacillant mais progressivement consolidé. Malgré les empoignades à distance entre les pro et les anti-putschistes, le pays a su se contenir pour ne pas en arriver à des déflagrations comme celles qui ont opposé les bérets rouges aux bérets verts.

Mais, la question des assises nationales qui devaient permettre aux Maliens de se parler a toujours quelques difficultés d’approche. Même si la majorité des forces a finalement accepté le principe de la tenue d’une telle rencontre, le menu des discussions et les résultats auxquels elles doivent parvenir ont souvent donné lieu à des dissensions. Si la Coordination des forces patriotiques du Mali (COPAM) et la Convergence pour sauver le Mali (CSM) ont voulu un remodelage substantiel de la transition ainsi engagée, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) a toujours considéré le retour à l’ordre constitutionnel, pour lequel il s’est beaucoup battu, comme un acquis.

C’est dans ce contexte que la primature a pris les choses en main pour piloter les préparatifs de l’organisation de ces concertations nationales. La commission ainsi créée (pour prendre la relève du Comité technique préalablement mis en place et contesté ensuite) est présidée par le Directeur de Cabinet du Premier ministre Cheick Modibo Diarra.

C’est cette commission qui, après avoir déblayé le terrain pour la tenue de ce forum, vient de remettre son rapport au chef de l’Etat. Ce document de travail prévoit que les assises nationales vont aboutir à la création d’organes de la transition comme le Haut Conseil d’Etat (HCE), le Conseil national de transition (CNT) dont certaines missions consisteront à « légiférer pendant la période de transition en lieu et place de l’Assemblée nationale, à prendre des mesures pour rendre effectif, le Conseil national de défense dont la léthargie pendant les dix dernières années a été une des causes importantes de l’état actuel de nos forces armées et de sécurité « . Le CNT sera composé de 50 membres dont 15 du CNRDRE et les 35 autres répartis entre les regroupements politiques et les organisations de la société civile. D’autres axes majeurs du document précisent qu’ »une période d’exception est ouverte  » au Mali.

Dans un communiqué rendu public par le FDR, les anti-putsch « ont décidé de ne pas participer aux concertations « nationales » que préparent le Premier Ministre et son gouvernement. En effet, le FDR refuse de s’associer à toute entreprise ou démarche visant à remettre en cause l’ordre constitutionnel. Or, les documents préparatoires des desdites concertations prévoient, entre autres scénarios, l’instauration d’un régime d’exception aux antipodes des prescriptions de la Constitution. S’y ajoute la composition jugée «partisane et déséquilibrée de la commission d’organisation des concertations», présidée par le Directeur de Cabinet du Premier Ministre.

Sur les 49 membres de cette commission, 12 appartiennent au cabinet politique et militaire du Chef du Gouvernement, huit sont membres de la COPAM, neuf représentent le Gouvernement et les Forces armées,  quatre appartiennent au regroupement « Convergence pour Sauver le Mali » (proche du Premier Ministre), trois à IBK-2012. Il est prévu deux représentants pour le FDR, le plus grand rassemblement politique d’après putsch. Ni  l’ADPS, ni le FMR, ni le FRDP Maliko ne sont représentés dans ladite commission. Pire, il y a eu l’élaboration des termes de référence des concertations, la détermination de l’ordre du jour et de la liste des participants sans concertation avec plusieurs regroupements politiques dont le FDR, l’ADPS, le FMR et le FRDP-Maliko. Le Front rappelle que le 16 août dernier, à l’issue d’une rencontre avec la COPAM sous arbitrage du chef de l’Etat, il avait donné, pour la première fois, son accord pour participer à des concertations si elles étaient organisées par un gouvernement d’union et si les termes de référence étaient élaborés de manière consensuelle et concertée .

Le FDR est, selon ses responsables, toujours disponible à participer à d’éventuelles assises nationales qui ne remettraient pas en cause les institutions constitutionnelles. A condition que les TDR soient définis avec la participation de tous les regroupements politiques, la composition de la commission d’organisation  reprise, et  la commission d’organisation dirigée par une personnalité choisie de commun accord « , conclut Iba N’Diaye le 1er vice-président du FDR.

Bruno D SEGBDJI

SOURCE:  du   6 nov 2012.    

22 Réactions à Crise politico-sécuritaire et concertations nationales : Les pro-putschistes veulent la dissolution de l’Assemblée nationale au profit d’un Conseil national de transition

  1. Atoum

    CMD, tu me fais pitié car tu connais mal le Malien!

  2. 1FILSDUMALIBA

    La dissolution de l’assemblee n’est pas une chose en temps que telle. Mais il faut une consensus et encore plus ce conseil national droit etre limpide et impartial. C’est cette impartialite qui fait que nous continuous notre descente aux enfers.

  3. blocus_3

    Je suis dacord avec la dissolution de cette assemblee, car a part quelque individus touts ces deputes siegentdans l’assemblee pour eux meme et non pour le peuple. :wink: :wink: :wink:

  4. Toufan

    je suis convaincu qu’il est dangereux aujourd’hui de convoquer ses assises. Attendez d’abord la libération du pays chers putchistes et politicards avant d’aller s’entre déchirer une fois de plus à la face du monde. Nous n’avons que faire de cette convention en ce moment. Surtout au moment ou certains amis veulent nous aider donc ne venez pas foutre le bordel…

  5. sidaty samoura

    CMD est moins qu ‘n apatride il est soif de pouvoir comme son beau père.
    Rien ne va l’arrêter à l’exception de la volonté du peuple malien qu’il ne connait pas ayant été un malien de l’ext pendant des décennies il pense que ce pouvoir là est un God’s given donc il n ya rien qui pourrait le lui enlever jusquà son « dajolima ».Trahir L’AN comme il veut le faire avec cette concertation qui est actuellement nulle et non avenue.
    Il reste aux Honorables de montrer que quand ils ont été élus CMD etait un venu de loin. S’il veut les défier comme il n’a pas arrâter de le faire avec le Chef de l’Etat pendant tous ces temps, il trouvera nos honorables élus sur son chemin. Il veut mettre tout le Mali et toutes ses Institutions sous sa coupe ; Aprés l’AN à qui le tour ?la Cour Constitutionelle ? ou le HCCT ? ou même la COUR Suprême ?CMD , tu feras meuix de mettre beaucoup d’eau du fleuve niger à a partir de Ségou ds ton whisky Johny Walker.Sinon tu comprendras que le malien veut des limites à l’arrogance, à la bétise , à la défiance et au nalomaya , mais il sera déjà trop tard pour toi.Alors réveille toi vite si tu rêves sinon ton rêve va virer au cauchemar, et tu en seras le seul responsable de n’avoir pas compris qu’il y a des limites ds tout , même ds ton nalomaya extrêmede vouloir tout prendre comme si il n’y a pas d’autres fils de ce pays plus méritants, comme tu aimes bien le dire toi même, toi aussi es un fils de ce pays qui t’a tout donné, rends lui qu’il t’a donné donc, Foue lui la paix et c’est tout que ce pays demande ,la paix rien que la paix et tjs la paix;

  6. Salim K

    On se demande finalement que signifie l’ordre constitutionnel?le maintien du mandat des deputés au delà du delai de 5ans n’est-il pas une violation de la constitution?Donc l’ordre constitutionnel exige la dissolution de l’assemblée au terme des 5ans et non le contraire.

  7. tiefary

    ce cmd est vraiment bête et apatride quelle honte!!! et surtout quel égoïsme!!!! mais il connait mal le Mali et les Maliens