Crise politico-sécuritaire : La COPAM exige la libération des armes bloquées à Conakry et l’organisation de la concertation Nationale souveraine

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Le lundi 24 septembre 2012, la COPAM était face à la presse. Ladite conférence de presse, au cours de laquelle les responsables de la coordination des organisations patriotiques du Mali n’ont pas manqué de manifester leur ras-le-bol contre la CEDEAO et le FDR, s’est tenue à la maison de la presse de Bamako. Le présidium était composé de Monsieur Younouss Hameye Dicko, l’actuel président de la COPAM, Monsieur Sékou Keita, porte parole, Madame Rokia Sanogo, vice présidente, Monsieur Timothée Sangaré du groupe yêrêwoloton et l’honorable Mariko Oumar.

Younouss Hamèye Dicko,(C) président par intérim

La Copam a profité de cette conférence pour demander au gouvernement d’œuvrer plutôt pour que l’organisation accepte de libérer les armes maliennes encore bloquées dans des ports de la sous-région. “Nous disons non au chantage de la Cédéao pour nous imposer des bases à Bamako”, a déclaré Rokia Sanogo, vice-présidente de la Copam. Pour le porte-parole de la Copam, le plan de la Cédéao est “chargé d’empêcher la libération du Nord Mali par nos propres forces et garantir la partition du Nord sous couvert de fédéralisme, plan soutenu par les puissances de l’OTAN.” M. Sékou Keita, a tenu à rappeler aux hommes de presse l’historique du regroupement. ‘’Les idéaux démocratiques et patriotiques de la concertation nationale souveraine ont gagné en popularité dans tout le Mali au point qu’elles ont abouti le 6 juillet 2012 à la signature d’un protocole d’accord par 22 regroupements de partis syndicats et associations qui ont résolument boycotté le sommet de la CEDEAO et du groupe de contact sur le Mali tenu à Ouagadougou le 7 Juillet et privilégié le droit absolu du peuple malien à décider de son propre sort et ici chez nous à Bamako’’, a rappelé Monsieur Sékou Keita avant d’ajouter que son organisation restait attacher auxdits idéaux. ‘’La COPAM, reste ferme et fidele à ces idéaux’’, a martelé son porte parole. Le Docteur Oumar Mariko a ajouté que, Cheick Modibo Diarra, la CEDEAO et le FDR ont tous condamné le coup d’Etat et que tout laisse à croire qu’un autre coup d’Etat se prépare. ‘’Nous avons des preuves concrètes et nous pourrions le démontrer’’, a-t-il témoigné. La CEDEAO, toujours selon le Docteur Mariko, est un problème et non une solution. Pour conclure, il a manifesté son mécontentement vis-à-vis de certains journaux de la place. Il s’est dit très déçu du titre de certains journaux après l’intervention du capitaine Sanogo. Une intervention au cours de laquelle, le capitaine Sanogo avait dit que le gouvernement CMD ne leur avait pas offert, même une cartouche.

Pour ce qui concerne la tenue d’une concertation nationale, les membres de la coordination ont fustigé le front uni pour la démocratie (FDR) qui serait selon eux à la base du blocage. Ils ont par ailleurs expliqué les raisons pour lesquelles les sieurs Adama Traoré et Amion Guindo ont été mis à la porte du mouvement ; tout en demandant la libération immédiate des armes maliens bloqués par la CEDEAO au port de Conakry. La présidence du Professeur Dioncounda, une fois de plus, a été remise en cause par le Docteur Mariko. A noter que la COPAM exige la tenue d’une concertation nationale souveraine.

IDRISSA KANTAO

SOURCE:  du   26 sept 2012.