Investissements des Collectivités Territoriales : L’ANICT veut dynamiser le contrôle citoyen

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Organisé par  la Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT) et l’Agence Nationale d’Investissement  des Collectivités Territoriales (ANICT), grâce à un appui financier et technique de la Coopération Technique Belge (CTB), l’atelier sur le contrôle citoyen de l’action publique a réuni, les 30 et 31 mars dans la salle de conférences du Gouvernorat de Koulikoro, une centaine de représentants de la société civile, d’élus locaux et des services techniques de l’Etat, y compris l’ANICT, autour du thème: «La dynamisation du contrôle  citoyen des investissements des collectivités territoriales».

Ce braintrust a été sanctionné par des recommandations pertinentes, allant dans le sens de l’amélioration du contrôle citoyen des investissements faits par l’ANICT au profit des collectivités territoriales.

Au cours des travaux de groupe, les participants ont fait l’état des lieux du contrôle citoyen des investissements des collectivités territoriales. Un diagnostic qui a fait ressortir les forces et les faiblesses du processus.

Ainsi, au chapitre des forces, les participants se sont réjouis de l’existence du PDESC (Programme de Développement Economique et Social), prenant en compte les prévisions d’investissements de l’ANICT, de l’organisation de débats publics autour de l’élaboration du budget (implication des populations du début à la fin du processus), de l’implication des populations bénéficiaires dans la réalisation des infrastructures, notamment dans les commissions d’ouverture de plis, pour le choix du site et pour les réceptions provisoires  et définitives. S’y ajoute la disponibilité des textes et outils sur le contrôle citoyen.

Dans la rubrique des faiblesses, les participants ont déploré, entre autres, l’insuffisance du contrôle citoyen de l’action publique, le déficit de communication avec l’ensemble des acteurs  impliqués dans le processus, entre élus et populations et vice-versa, l’insuffisance d’organisation de la société civile face à son rôle de contrôle citoyen, le faible intérêt des citoyens pour la chose collective, l’insuffisance de mobilisation des ressources de la TDRL (Taxe de développement régionale et locale), comme socle de fondement de la redevabilité, et l’insuffisance de formation.

Face à cette situation, les participants ont fait des propositions d’amélioration. Elles vont de l’élaboration d’un plan de communication autour des investissements à l’affectation des ressources spécifiques, pour rendre plus efficace le contrôle citoyen, en passant par l’information, la formation et la sensibilisation des citoyens sur leurs droits et devoirs et leur rôle et leurs responsabilités, avec l’appui des partenaires et des médias de proximité, et, enfin, le renforcement du contrôle citoyen lors de l’exécution  des investissements.

«Les collectivités territoriales doivent être à l’écoute de leurs populations, pour concevoir des programmes de développement qui répondent aux besoins de tous. Elles doivent travailler dans la transparence et rendre compte des efforts et des financements engagés.

Les élus ont devoir de redevabilité vis-à-vis du citoyen, lequel est encadré par la loi, qui leur fixe des obligations pour la reddition de comptes» a souligné le représentant du Gouverneur de Koulikoro en ouvrant les travaux.

«Nous ambitionnons de mener la structure sur la voie de la consolidation des acquis de la décentralisation, de la paix, de la cohésion sociale et de l’unité nationale, dans un contexte de profonds changements institutionnels, liés à la crise sécuritaire.

Le défi sera de doter l’ANICT des moyens lui permettant d’accomplir son mandat, pour donner un souffle nouveau et de nouvelles orientations à la décentralisation et promouvoir la justice sociale, face à des mutations profondes et rapides » avait, auparavant, déclaré, en présentant sa vision, le nouveau Directeur Général de l’ANICT, Pr Akory Ag Iknane, Maître de conférences en Santé Publique, précédemment  Directeur Général de l’ANSSA (Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments).

Yaya Sidibé

 

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