Les dérapages du chef de l’Etat : IBK étale son le caractère corrupteur de son pouvoir

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Comme si les fonds alloués au cabinet du Chef de file de l’opposition servaient à le museler, le Président de la République affirmerait qu’il n’accepte plus de donner de l’argent à quelqu’un qui va continuer à lui manquer de respect en l’insultant. Une manière qui laisse voir que les 500.000.000 FCFA qui reviennent de droit à l’opposition malienne serviraient à courtiser le pouvoir et non à dénoncer ses abus comme il se doit dans toutes les démocraties du monde.

« Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse » avait dit Alfred de Vigny. IBK semble l’ignorer tant il s’insurge contre les critiques portés contre sa gouvernance par l’opposition malienne. Le mûrissement d’un homme d’Etat démocratique se mesure en sa capacité à pouvoir endosser et accepter les débats contradictoires portés à son option. « Les avis des autres doivent permettre un éclaircissement à notre lanterne » dit un adage malien.

Le romantique social menace : « J’ai trop encaissé, je me suis réveillé et je vais sévir. » Le « JE » est condamnable surtout lorsque c’est le Chef de l’Etat qui s’adresse à une frange de son peuple censée lui dire ses contre-vérités. La démocratie a ses principes et cela ne saurait un autre système de gouvernance que pour des esprits fragiles. Au lieu de s’insurger contre ceux qui l’aident autrement dans la construction de son pouvoir par des critiques, IBK devait mettre met un peu d’eau dans son vin.

« Si ton ennemi ne peut pas te dire la vérité alors tu devras payer ton adversaire qu’il te le dise » dit une sagesse malienne. IBK les comprend à ses dépens car quand il saura que ceux qui l’entourent de propos laudateurs. Il ne saurait pas ne pas avoir d’opposition au Mali car la démocratie vit de ses règles qui l’animent.

Afin qu’il puisse au mieux faire cet exercice qui est le sien, le cabinet du chef de file de l’opposition bénéficie d’une somme de 500.000.000 FCFA pour son fonctionnement. Ces dernières sorties du Chef de l’Etat de ses gongs en présence de la société civile, de sa famille politique, le RPM et ses alliés de la CMP lors de la présentation de vœux de nouvel an sont trempées d’offensivité et sont d’un ton menaçant à l’endroit de l’opposition républicaine malienne et particulièrement de son Chef de file.

«  J’ai donné 500 millions à l’opposition, mais elle passe le clair de son temps à m’insulter. Elle  ne sert à rien. Comme c’est la loi qui l’autorise alors, on va revoir » a menacé IBK. L’argent donné à l’opposition sert-il à la museler comme d’autres qui se dérogeraient de leurs prérogatives face à la puissance de la monnaie ?

Diantre ! Que l’honneur se vilipende face aux exigences du devoir ! L’opposition semble prouver aux hautes autorités maliennes que l’argent ne pourrait pas avoir raison sur leur rôle de critique. Pourquoi le 1er magistrat veut fouler au pied les lois de la République ? Est-ce par raison ou par passion qu’il va revoir ? Rien ne serait moins sûr que le Président de la République aurait cru museler l’opposition avec cette somme d’argent.

Une manière pour lui de corrompre ce côté du peuple en oubliant les principes de démocratie. ‘’Chassez le naturel, il revient au galop’’ ! Qui ne se souvient pas que cette répression méthodique qui a toujours caractérisé l’exercice du pouvoir d’IBK surtout lorsqu’il venait à la primature en 1993 ? Sa célébrité a résidé dans sa capacité à emprisonner tous les opposants au pouvoir de son mentor Alpha Oumar Konaré.

 

Loin que le Chef de l’Etat sente de la faiblesse face à la virulence des critiques à son endroit, ceux doivent au contraire l’aguerrir à bien voir entre les mailles des mensonges à lui dit le long du temps par ses laudateurs et « tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute ». En tout cas, les critiques et la douleur sont pour l’homme comme la charrue pour la terre. Elle la déchire, la blesse mais la rend fertile.

S M D 

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