Dioncounda Traoré l’a déclaré lors de sa rencontre avec les candidats à la présidentielle du 28 juillet : “Nous avons eu des périodes de doute, mais il nous faut aller aux élections pour passer à un régime élu”

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C’est la salle de conférence du Secrétariat général du Gouvernement qui a servi de cadre à la rencontre qui a eu lieu, hier, entre le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, et les candidats à l’élection présidentielle du 28 juillet. Convoquée la veille, sans ordre du jour précis, cette rencontre s’est tenue, principalement, autour de la nécessité d’aller aux élections malgré les imperfections et insuffisances. Alors que l’idée d’un éventuel report de la date du 28 juillet continuait à faire son chemin, le président de la République par intérim a rassuré l’opinion publique et une bonne partie de la classe politique qui, jusque-là, émettaient quelques réserves quant à la sincérité des autorités de la transition de respecter leurs engagements.

 

DIONCOUNDA ET NATION

 

Cette rencontre du président de la République avec les candidats à la présidentielle du 28 juillet, on a noté, aux côtés du président Dioncounda Traoré, la présence du Premier ministre Diango Cissoko et  d’une vingtaine de candidats dont les plus connus sont l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, candidat des FARE, le président et candidat de l’UMAM, Jeamille Bittar, Oumar Ibrahima Touré, ancien ministre et candidat de l’APR, Mamadou Sangaré dit Blaise, candidat de la CDS…La liste n’est pas exhaustive. Plusieurs candidats dont celui de l’URD, Soumaïla Cissé, et du MPR, Choguel Kokalla Maïga étaient représentés à ladite rencontre. Modibo Sidibé, qui était en route pour Kéniéba dans le cadre de sa campagne électorale, a rebroussé chemin pour venir écouter le président de la République par intérim. L’absence de l’unique candidate, Mme Haïdara Aichata Cissé dit Chato, n’est pas passée inaperçue de la part du maître des lieux. Quant aux grands absents : ils ont pour noms Soumaïla Cissé, en tournée électorale à Koutiala, Ibrahim Boubacar Kéïta qui serait en déplacement à l’étranger et plus précisément au Maroc, et Dramane Dembélé, rentré la veille d’une tournée à l’intérieur du pays. Il y avait aussi un absent de taille, à savoir Tiéblé Dramé, le candidat du PARENA, qui a saisi la Cour constitutionnelle pour demander le report de la date du 28 juillet. Et dans une moindre mesure, Oumar Mariko, le tireur à l’arbalète, candidat du parti SADI.

 

 

Après les remerciements d’usage, le président Dioncounda Traoré a défini le cadre de la rencontre qui a ” pour objet d’échanger sur le Mali et sur son avenir “.  Le Mali, aux dires du président de la République par intérim, est ” une nation convalescente mais qui ne va pas tarder à se relever “. Cela dans la mesure où, notre pays n’est, d’ailleurs, pas seul dans ce combat pour retrouver sa santé tant sur le plan de la démocratie que celui du développement tout court.

 

 

Il a rassuré ses interlocuteurs en disant que “ le gouvernement observera la stricte neutralité “. Avant d’ajouter :  ”  Il n’y aura pas de troisième tour “. Comme pour fustiger l’attitude qui a consisté, par le passé, à éliminer des milliers de voix pour faire gagner le candidat qui se trouve dans les bonnes grâces du président sortant. Pour Dioncounda Traoré, ” le Mali est loin d’avoir résorbé la crise…raison pour laquelle, le mandat du futur président sera celui de tous les espoirs. Il s’agira d’une refondation… “. S’adressant aux candidats, il dira “ un seul d’entre vous aura cette lourde mission…dans ces conditions, il faut aller aux élections pour passer à un régime élu “. Le mot est lâché. En tout cas, tout le monde piaffait d’impatience de savoir si Dioncounda allait parler d’un éventuel report compte tenu des difficultés qui sont réelles et non fictives.

 

Le président de la République par intérim a reconnu que ” nous avons eu des périodes de doute mais qu’un report de quelques mois ne résout pas non plus les problèmes techniques “. D’ailleurs, fera-t-il observer : ” tous les candidats sont à égalité devant les insuffisances “. Avant d’affirmer qu’il ” ne saurait y avoir d’élections parfaites en une période de crise “. Toutefois, le président Traoré dira qu’il “ est convaincu qu’on pourra organiser des élections transparentes “.  Aussi, a-t-il reconnu : ” nous avons analysé la profondeur de l’abîme dans laquelle nous sommes tombés. Ce n’est pas la transition qui pourra prendre en charge les problèmes qui se posent au Mali “. D’autre part, il a pris l’engagement que ” les Maliens ne seront pas privés de leur vote “ et appelé les candidats à souscrire à la règle qui veut que c’est un seul parmi eux qui sera élu président de la République. Un appel à peine voilé invitant chacun à accepter les résultats des urnes. Après l’intervention introductive du président de la République par intérim, les débats furent ouverts.  Le représentant de Choguel K. Maïga a pris la parole pour remercier le président de leur avoir offert cette opportunité. Avant qu’il ne termine ses propos, la presse fut priée de quitter la salle. Mais l’essentiel avait déjà été dit. Voilà maintenant que tout le monde est édifié. Les candidats qui étaient absents vont certainement souhaité les points de vue exposés au cours de cette rencontre, a souhaité le président Dioncounda Traoré.

 

Mamadou FOFANA

 

 

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1 commentaire

  1. Nous disons et rappelons depuis que l’humain est sur cette terre au sortir de n’importe quelle élection qui s’est déroulée qui se déroule qui va se dérouler de façon correcte parfaite et transparente les candidats ont toujours accepté acceptent toujours et accepteront toujours le verdict

    Noud disons et rappelons tel le Molosse ces lettrés mutants politiques maliens à l’instar de leurs homologues lettrés mutants africains ne peuvent jamais et ne pourront jamais changer leur « déhontée façon » de s’asseoir de se comporter à savoir organiser des élections bâclées truquées et ils sont encouragés en cela par leurs soit disant amis les « Autres » qui disent avec mépris de par leurs comportement que le malien l’africain n’est pas mûr pour la vraie démocratie et

    Nous disons bien que des élections bâclées truquées sont bonnes pour le malien l’africain dans 1pays divisé en 2 le gouvernement légitime d’1part et des ramassis de voyous d’autre part avec 1partie importante de la population réfugiée hors du pays et

    Nous disons bien qu’il ne peut pas avoir d’élections parfaites au sortir d’1guerre au Mali en Afrique et

    Nous disons bien que les crises post électorales avec tueries violes des pauvres citoyens lambda sont bonnes pour les maliens les africains choses qu’ils ne vont jamais accepter faire chez eux car dans 1vraie démocratie personne n’est au-dessus de la loi

    Nous disons et rappelons que les Etats Unies des Georges Washington ont organisé des élections correctes parfaites au sortir de leurs guerres Il en est de même de la France de l’Allemagne de l’Ouest au sortir de la 2ème guerre mondiale

    Nous disons « diantre » avec ces lettrés mutants africains politiques Hommes en armes sociétés civiles religieux l’Afrique ne peut qu’évoluer dans la médiocrité de la démocratie bananière des tropiques du pouvoir clanique de l’impunité reine de la « bouffaille » des deniers publics de la pourriture de la cupidité et de la corruption du recevoir exclusif financier et dons des élections bâclée truquées car comme il est dit et connu « L’habitude est 1seconde nature qui revient toujours au galop »

    Nous disons et rappelons depuis que l’humain est sur cette terre au sortir de n’importe quelle élection qui s’est déroulée qui se déroule qui va se dérouler de façon incorrecte imparfaite et non transparente les candidats ont toujours refusé refusent toujours et refuseront toujours le verdict

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