CHAVEZ : un révolutionnaire au bord du Djoliba

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Lorsqu’en 1498, Christophe Colomb découvrit ce lieu paradisiaque, il ne put s’empêcher de le surnommer Terra Grâce. Cette Terre de Grâce fut appelée, depuis, Petite Venise – Vénézuéla, en espagnol – par les premiers explorateurs européens.

A l’origine, le Vénézuéla était habité par une multitude d’ethnies, dont les Caraïbes, les Cumanagatos et les Arawaks. Il possède 72 îles, reparties dans l’Océan atlantique et la mer des Caraïbes, et réunit trois grandes régions : le Massif guyanais au Sud-Est, la Côte et les Andes au Nord et à l’Ouest, et les plaines du Centre.

Vaste de 912.050 km2, il regroupe 25.549.000 habitants, composés de 67% de Mestizos, 21% d’Européens, 10% d’Africains et 2% d’amérindiens. La langue parlée et officielle est, bien sûr, l’espagnol, et la capitale : Caracas. La monnaie est le Bolivar, du nom du libérateur du Vénézuéla, Simon Bolivar.

LE DEFENSEUR DES PAUVRES

Aucun Président vénézuelien n’a acquis autant de popularité que Hugo Rafael Chavez Frias. Né le 28 juillet 1954 à Sabaneta, dans l’Etat de Barinas, il fréquente, très jeune, l’Académie militaire, obtient une licence en Sciences et Arts militaires, et se spécialise en communications.

 

Le 5 juillet 1975, il devient Sous-Lieutenant. Mais dès 1983, il crée, le Mouvement Révolutionnaire Bolivarien, d’obédience socialiste, dit MBR 200. En 1989 et 1990, il obtient sa Maîtrise, après des études en Sciences politiques à l’Université Simon Bolivar de Caracas. Et en 1990, il accède au grade de Lieutenant-Colonel.

Le 4 février 1992, à la tête d’un groupe d’officiers, il organise un coup d’Etat contre le régime corrompu, mais échoue. Il écope alors de deux ans de prison. Mais dans la nuit du 26 au 27 novembre 1992, un deuxième putsch est fomenté par le mouvement de Chavez, et c’est un second échec. Mais le MBR 200 avait pris, durant quelques heures, les rênes du pays.

En 1994, Rafael Caldera est réélu à la Présidence. Mais pressé par la population, il est contraint de libérer Chavez. Alors les contestations populaires s’amplifient. Chavez transforme le MBR 200 en parti dit MVR : Mouvement pour la Cinquième Colonne, qui va s’allier aux autres mouvements politiques. Et quatre ans plus tard, il gagne les élections, à la tête de ce parti.

Dès 1998, sa cote électorale monte, dans les sondages.

Lors des législatives du 8 novembre 1998, le MVR remporte 34% des sièges. Et les deux partis qui détenaient le pouvoir législatif n’obtiennent que 9% des voix. Lors des présidentielles de 1998, Chavez obtient 56,24% des voix : un pourcentage jamais atteint au Vénézuéla, depuis… 40 ans !

Le 6 décembre 1998, il est élu Président de la République Fédérale du Vénézuéla. Il sera reconfirmé dans ses fonctions en 2000 pour diriger le pays jusqu’en 2006.

Le 2 février 1999, il prête serment et milite pour la reforme de la Constitution (qu’il qualifiait déjà d’agonisante). Mais aussi pour la création dune Assemblée constituante, adoptée dès le 25 Avril 1999, par 80% des participants au référendum. En 2002, des militaires, soutenus par un patronat, dirigé par le tout puissant Carmona, déclenchent une insurrection, prétextant… que Chavez avait démissionné. Ce qui était faux.

Chavez s’était volontairement rendu, pour éviter un bain de sang. Alors, dès le lendemain, une immense vague de protestation envahit le pays. Et les officiers fidèles à Chavez retirent le pouvoir à Carmona. Le 15 août 2004, un autre référendum confirme Chavez, avec 59,45% des voix pour gérer le pays jusqu’en 2007.

La popularité de cet homme, surnommé « le héros des pauvres » épris d’art, de sport, de liberté et de justice, est sans conteste au Vénézuéla ; Quoi de plus normal, après tout ? Son idole et maître à penser, c’est Simon Bolivar.

 

Le Viator

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