Mali Venezuela : une coopération prometteuse

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Le Venezuela compte faire du Mali un “ pont ” de coopération avec l’Afrique. C’est ce qui ressort de l’entretien du ministre en charge  des Affaires Etrangères de la République Bolivarienne du Venezuela,  Monsieur Reinaldo Bolivar, avec la presse.
Selon le diplomate vénézuélien, ‘’pendant cette visite, les Présidents Touré et Chavez vont signer des accords de coopération’’. ‘’Ces accords concernent la suppression des visa entre les  fonctionnaires diplomatiques des deux pays pour améliorer leur mobilité…’’ a-t-il précisé.
En plus poursuit-elle, ‘’Pendant cette visite, les Présidents Chavez et Touré, vont signer un accord dans les domaines diplomatiques, énergétiques’’ renchérit à son tour, Mme Rebecca Bello Chancez, l’ambassadeur du Venezuela au Mali.
*Nous pensons que le Mali peut devenir l’axe de coopération avec l’Afrique…telle est la vision du Président du Venezuela’’ a-t-elle par ailleurs noté.
 Selon elle, son pays entend faire du Mali, une tête de “pont” d’une coopération bi-régionale entre l’Amérique du Sud et l’Afrique.
Les relations entre le Mali et le Venezuela ont connu un cadre d’expression, depuis la rencontre, en septembre 2003 à la Havane, entre
Le président malien Amadou Toumani Touré et son homologue vénézuélien Hugo
Chavez, en marge de la conférence des parties à la convention des
Nations Unies sur la lutte contre la désertification, a révélé un communiqué du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.
Au cours de cette visite, les deux parties ont procédé à la signature d’une lettre d’intention qui retraçait les perspectives de coopération entre les deux pays et prévoyait l’adoption d’instruments juridiques bilatéraux pour la mise en oeuvre de cette coopération, poursuit le texte.
Outre trois projets de textes portant entre autres sur l’accord général  de coopération et la création de la commission mixte Mali Venezuela, un mémorandum d’entente commercial prévoyant la fourniture de produits pétroliers, d’engrais et la recherche pétrolière, a été proposé par la compagnie pétrolière du Venezuela (PDVSA) en vue de sa signature lors d’une mission d’hommes d’affaires de ce pays en novembre 2003.
Lors de cette visite, selon un communiqué des ministères maliens des affaires étrangères et de la coopération internationale, il serait également question d’accord relatif à la coopération triangulaire Mali Cuba Venezuela. Cet accord pourrait concerner entre autres domaines :
La santé, l’éducation, l’agriculture, les mines, l’hydraulique, l’élevage, etc.
A titre de rappel, au début du mois de juillet dernier, le président Amadou Toumani Touré avait rencontré le président Hugo Chavez à  Banjul, en Gambie, en marge des travaux du sommet de l’Union africaine.
Lors de cette rencontre, note le communiqué, Hugo Chavez avait annoncé  au président Touré l’ouverture par son pays, d’une ligne de crédit pour le financement d’un barrage hydro électrique. À terme, cette  infrastructure renforcera les capacités énergétiques du Mali et étendra les zones irrigables.
En outre révèle le texte, le Venezuela souhaiterait acheter du coton malien sans passer par des intermédiaires et suggère la création d’une société de commercialisation de ce produit.
Dans le domaine de l’éducation, le Venezuela avait offert une vingtaine  de bourses d’études au Mali, au titre de l’année 2004-2005.
Le partenaire vénézuélien, a proposé un programme de micro finance en  vue du décaissement de 500.000 dollars US (Plus de 250 millions de F Cfa) qu’il a mis à la disposition de notre pays. Le transfert de fonds a été déjà effectué.
Au Mali, le pétrole constitue un enjeu :
Des basins sédimentaires au nord du pays comportent selon les  documents, des indices importants. La recherche est relancée depuis la signature  de la convention de partage le 29 octobre 2005, qui vaut autorisation de recherche dans le bassin de Taoudénit entre les autorités maliennes et  la société australienne Baraka. Cet investissement qui s’étendra sur Quatre ans va coûter près de 30 milliards de F Cfa. Et en 2008, les premiers pipelines devront être opérationnels, rassurent les australiens.
Outre trois projets de textes portant entre autres sur l’accord général  de coopération et la création de la commission mixte Mali-Venezuela, un mémorandum d’entente commerciale prévoyant la fourniture de produits pétroliers, d’engrais et la recherche pétrolière, a été proposé par la compagnie pétrolière du Venezuela (PDVSA) en vue de sa signature lors d’une mission d’hommes d’affaires de ce pays en novembre 2003. Le PDVSA qui ne conclut pas de contrat avec des ministères, a suggéré que  l’Office national des produits pétroliers (ONAP) soit désigné comme le point  focal de la partie malienne.
Etat des lieux de la recherche pétrolière au Mali
Selon la carte géologique établie, le Mali compte cinq (5) bassins pétroliers : la Fosse de Nara en 2e région, le bassin de Taoudénit, le Graben de Gao, le bassin des Iullemeden et le bassin du Tamesna (au  Nord).
‘’Le choix de la recherche pétrolière résulte de ce que le Mali compte  5 bassins sédimentaires, totalisant plus de 750 000 km2 et l’existence de certains indicateurs sérieux au niveau de ces bassins permet de  présager de la possibilité de découverte de gisements d’hydrocarbures’’ a  déclaré le ministre malien de l’Energie et des Mines, Ahmed Diané Séméga.
Cette société, selon le ministre des mines, a une riche expérience et surtout opère en Mauritanie voisin dans le bassin de Taoudénit. Elle a fait cinq demandes d’autorisation de recherche portant sur les blocs 1,  2, 3, 4 et 9 du même bassin que le Mali partage à part égale avec la Mauritanie. Chaque bloc, fait l’objet d’une convention de partage de production. Et les travaux par bloc sont identiques. Il s’agit essentiellement :
- du traitement et de la ré-interprétation des données sismiques pour  la 1ère année ;
- des levées de géophysique aéroportée pour la 2e année ;
- des travaux sismiques pour la 3e année et la réalisation d’un forage pour la 4e année.
Pour les quatre premières années – durée initiale de l’autorisation de recherche -, la société Baraka, s’engage à dépenser pour ces travaux,  51 millions de dollars, soit environ 30 milliards de F Cfa. Par ailleurs,  la société Baraka, se propose de contribuer à la formation et au perfectionnement du personnel malien de l’administration selon un plan  en accord avec le département à la fin de chaque année et à la promotion  de
la recherche pétrolière au Mali par le paiement de bonus de signature  et
de production. * ’C’est donc une relance de façon déterminée de la recherche du  pétrole pour que le Mali regagne le camp convoité des producteurs de pétrole’’, s’était réjoui le ministre en charge des investissements. La société Baraka Ventures Limited bénéficie d’un crédit de confiance  pour son opération réussie en Mauritanie. Elle est basée à Ferth en  Australie de l’ouest.
*’L’arrivée de l’avion présidentiel est prévu à 23 heures, le mardi 01 août. Et il s’envolera le mercredi 02 août à 14 h 30 mn. Pendant son séjour, le Président Chavez visitera la Banque Malienne de Solidarité (BMS) et les logements sociaux de Yirimadjo.
Almahady M. Cissé

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SOURCE:  du   2 août 2006.