Discours de lancement de la campagne Présidentielle 2013 du candidat Dramane Dembélé

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Dramane Maliennes, Maliens,
Mes chers compatriotes,
Mes chers camarades,
Chers amis frères et sœurs de Sikasso,

 
Je suis heureux de vous voir si nombreux cet après-midi, ici à Sikasso, par milliers et milliers présents sur cette place symbole. Parce qu’elle porte un nom historique : celui de Babemba Traoré.
Merci d’avoir pris votre temps pour me manifester votre soutien dans la perspective d’un choix crucial pour notre pays.
C’est aussi une preuve éclatante de votre adhésion à notre parti, l’Adema-PASJ, le seul parti porteur d’un projet collectif, d’une ambition collective, capable d’amener les Maliens vers des lendemains meilleurs.

 
J’ai choisi de venir ici, cet après-midi, pour vous parler de mon ambition pour le Mali.
Je ressens à cet instant précis une profonde émotion. Je ressens aussi un grand enthousiasme, celui de porter votre espoir.
Je mesure avec gravité la responsabilité qui est la mienne, celle d’incarner l’espoir et de redonner confiance à mes compatriotes.

 
Mes chers compatriotes,
Votre présence est un réconfort. Et c’est fort de ce soutien que je m’adresse à tout le peuple du Mali.
Le moment est grave. Notre pays a été menacé dans son existence et son avenir.
C’est le moment ici de saluer les Amis du Mali.
De saluer ceux qui, dans un élan de solidarité, ont fait le choix d’être à nos côtés sur notre sol, pour engager ce combat du respect de la dignité de la personne humaine.

 
C’est aussi un combat pour le respect de notre intégrité territoriale, des libertés fondamentales contre ceux qui voulaient recouvrir notre pays du manteau noir de l’obscurantisme.

 
Mes chers compatriotes,
Le moment est grave, notre pays traverse encore des périodes difficiles. Les Maliens dans leur immense majorité, ne s’en sortent pas. Ils vivent dans la précarité, quelquefois contre leur gré.
C’est pour cela, qu’il faut, de toute urgence, une vraie politique de lutte contre la Pauvreté et pour la Justice Sociale.
La Justice Sociale, je l’ai toujours dit, c’est un pays qui ne laisse aucun de ses enfants sur le bord de la route.

 
La Justice Sociale, c’est une école qui assure son rôle républicain, celui de la correction des inégalités et de l’égalité des chances.
La Justice Sociale, c’est aussi pour moi, l’égalité de tous les citoyens devant la loi.
La justice Sociale, c’est aussi de mettre fin aux souffrances des Femmes.

 
La Justice Sociale, c’est aussi et surtout d’offrir à la jeunesse une Formation, un Emploi et un Espoir de vie meilleure.
La Justice Sociale, c’est de permettre à tous les enfants de ce pays de vivre dans un logement décent.
La Justice Sociale, enfin, c’est de vivre décemment de sa retraite après plusieurs années de travail.

 
Mes chers compatriotes,
La situation sociale est préoccupante dans notre pays. L’ascenseur social fonctionne moins bien qu’il y a 50 ans.
Je veux dire que la proportion de fils d’ouvriers, de paysans qui accèdent à l’enseignement supérieur est en baisse.
C’est la fin de la mobilité sociale ascendante, de la promotion sociale. C’est une situation sociologique lourde à laquelle il faut mettre un terme. Tout comme il faut mettre un terme à la seule reproduction sociale.

 
Dans le même temps, on voit de plus en plus les classes moyennes se déclasser, les catégories populaires basculer non pas dans la pauvreté, mais dans la précarité.
Pour être clair, ce sont ¾ de nos compatriotes qui sont fragilisés, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté et qui se demandent de quoi demain sera fait.
Face à ces angoisses, face à ce sentiment de dépression et d’impasse, nous devons agir et surtout offrir un horizon clair aux Maliens, apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations : à la demande sociale.

 
La demande sociale n’est rien d’autre qu’une demande de protection, de solidarité, de retour de l’Etat en faveur des plus fragiles.
Je serais le garant de cette exigence de Justice Sociale, de Solidarité Nationale, de Sécurité pour le Peuple du Mali. Le Mali de l’Egalité des Chances et surtout du Patriotisme social.

 
Je vous le dis ce soir, l’espoir est possible. Il n’y a pas de fatalité pour le vaillant peuple malien qui a toujours su relever les défis.
Il n’y a pas de fatalité quand le destin collectif d’une nation est menacé.
C’est pour toutes ces raisons que je m’adresse à toutes les Maliennes, et à tous les Maliens, à chacun d’entre vous qui avez perdu espoir.

 
Je vous ai parlé avec gravité.
Je veux aussi vous parler avec enthousiasme, parce qu’un autre Mali est possible : un Mali plus Fraternel, un Mali plus Uni, un Mali plus Solidaire où chacun aura sa chance, sa place, quelque soit son origine ethnique, sociale, ou religieuse.
Je suis candidat à cette élection présidentielle, pas seulement pour VAINCRE les autres candidats mais pour vous CONVAINCRE qu’un autre Mali est possible : un Mali pour Tous, un Mali de Toutes les Chances.

 
Un Mali où l’Espoir est permis, où on peut retrouver les Fondamentaux solides qui ont été ébranlés depuis plusieurs années. Je pense à la République, à la Justice, à la Constitution, à la Liberté d’Expression, à la Solidarité.

 
Mes chers compatriotes,
Je vous ai entendu au cours de cette précampagne me faire part de vos préoccupations, de vos difficultés quotidiennes, de vos peurs, mais aussi de vos espoirs.
Cette phase d’écoute, de dialogue et d’échanges m’a permis de prendre davantage la mesure de nos difficultés communes.
C’est pour toutes ces raisons que je vous propose plus qu’un projet de société, un Projet de Réparation Sociale, un Contrat Social.
Mais ce Contrat Social, je le propose à TOUS : les plus défavorisés, comme les plus aisés.

 
Le Mali a besoin à cet instant précis de son histoire, de toutes ses filles, de tous ses fils.
Il a besoin de ceux qui doutent et qui ont perdu espoir. Il a aussi besoin de ceux qui pensent qu’un futur meilleur est possible.
Je veux redonner espoir à tous les enfants de ce pays. Je veux mettre fin au doute, à la résignation, permettre à notre pays de saisir toutes ses chances, et elles sont nombreuses, de libérer toutes ses énergies. Le temps d’une espérance commune est venu.
Je suis le candidat des Maliens. Le candidat de la Justice Sociale, le candidat d’une Espérance Nouvelle, le candidat d’une Ambition Collective de Réussite Sociale.

 
Ma seule boussole dans cette campagne : ce sont les injustices sociales établies. Je veux y mettre fin.
Ce n’est plus supportable ce que vivent nos compatriotes, en particulier, les plus pauvres.

 
Mes chers compatriotes,
Ce sont là des raisons supplémentaires de vouloir servir mon pays.
Jamais une élection ne s’est présentée dans un contexte aussi dégradé sur le plan économique, social et surtout moral.
Je viens alors vers vous dans cette élection présidentielle, avec pour seule Lettre de Créance, mon Ambition, celle de changer votre vie.

 
Cette précampagne m’a permis de prendre la mesure de la situation des Femmes maliennes.
Leur discours est émouvant. Il montre à quel point leur combat est loin d’être gagné.
Si je suis élu Président de la République, je m’attacherai à développer une politique originale en direction des femmes autour de deux axes principaux : L’accès au financement et surtout une plus grande protection sociale.
D’abord, l’Accès au Financement.

 
J’ai prévu dans mon programme la création d’un fonds annuel de 20 milliards de francs CFA pour garantir les projets portés par les Femmes et les Groupements Féminins.

 
Ensuite, la Protection Sociale. J’ai prévu une grande mesure en direction des Familles les plus défavorisées : la Bourse de Sécurité Familiale. Elle vise les 300.000 familles les plus défavorisées. Elle coûtera 25 milliards par an à l’Etat malien. Chaque famille touchera 100.000 francs CFA par an.

 
C’est une véritable politique familiale. La famille assure la fonction essentielle d’éducation des enfants. La famille, c’est aussi le lieu de la transmission des valeurs importantes pour la vie en société. La Femme y joue un rôle primordial.
Cette bourse permettra à ces familles de scolariser leurs enfants, mais surtout de percevoir un Revenu de Solidarité pour faire face à la cherté de la vie.

 
Toujours en direction des femmes, j’ai prévu un suivi systématique et gratuit durant la grossesse. A cela s’ajoutent un forfait obstétrical et un certain nombre d’échographies obligatoires.
Tout cela se fera dans le cadre de l’Assurance Maladie Obligatoire que je vais renforcer dès ma prise de fonction.
La mise en œuvre effective et progressive de la loi sur la parité, son extension et son adaptation dans le secteur privé seront aussi mes priorités.

 
Je reste convaincu que défendre le droit des Femmes, c’est renforcer la République et la Démocratie.
Mes chers compatriotes,
J’ai aussi échangé avec les enseignants. Ils m’ont fait un diagnostic précis mais alarmant de notre école.
Notre école ne remplit plus son frôle d’ascenseur social.
Je suis d’accord avec les enseignants qu’il faut changer de toute urgence notre système éducatif et surtout l’adapter aux urgences du monde nouveau.

 
Aujourd’hui, 56% des jeunes sortent du fondamental avec des lacunes en lecture, en écriture et en calcul, alors que tout le monde sait que tout commence par l’école primaire. L’école primaire a échoué dans sa mission de correction des inégalités à la naissance.
Le même constat vaut autant pour l’Enseignement Secondaire Général tout comme l’Enseignement Technique et Professionnel. L’urgence, à mes yeux, c’est d’assurer la Formation Continue des Enseignants du Secondaire à partir d’un plan de carrière performant.

L’Université : Parlons-en. Notre université se trouve dans une situation préoccupante.
L’Enseignement Supérieur réussi est une garantie pour l’avenir de notre pays. Nous devons alors garantir la qualité de l’enseignement supérieur, mettre les étudiants dans les meilleures conditions d’études, promouvoir la recherche et l’innovation.
Mais dans le même temps, nous devons redéfinir la place de l’enseignant dans notre pays. Je propose un pacte de Réussite entre la République et les Enseignants.
Les Enseignants méritent la reconnaissance de la Nation toute entière.

 
Mes chers compatriotes,
Notre Jeunesse est désespérée. Le fait que les Jeunes diplômés ou sans qualification n’arrivent pas à trouver un emploi est à la fois un vrai risque pour notre pays et une douleur pour les parents.
L’emploi des Jeunes sera ma priorité si les Maliens m’accordent leur confiance. Le chômage des Jeunes n’est pas une fatalité.
Président de la République, je m’engage à créer 1000.000 emplois sur le quinquennat, soit 200.000 emplois par an.
Cela se fera par la mise en place d’un vaste programme d’appui au montage de projets portés par les jeunes entrepreneurs, à travers la création d’un Fonds d’Investissement National d’un montant de 30 milliards de francs CFA.

 
En moyenne, 30.000 projets seront financés chaque année. Le But, c’est d’atteindre à terme un taux d’emploi de 80% chez les jeunes où le taux de chômage atteint aujourd’hui 54%.
Mais cela suppose de fédérer les moyens du FAFPA, de l’APEJ et de l’ANPE pour accroître les capacités de ces structures pour davantage répondre à la demande des 250.000 ou 300.000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi.
Toujours en direction des Jeunes, j’ai prévu de mettre en place un Service Civil Volontaire dont l’objectif annuel est d’engager 30.000 jeunes de 18 à 25 ans dans le monde associatif et les organisations humanitaires.

 
A cela s’ajoutent deux mesures originales :
La première : Le Chèque Emploi : qui permettra aux Jeunes Diplômés sans emploi de se former davantage pour accroitre leur chance de trouver un emploi qualifié.
La deuxième : L’Ecole de la Seconde Chance : ce dispositif s’adresse aux Jeunes sortis très tôt de l’école et sans qualification. Il leur permet de se former pour un nouveau départ dans la vie.
En moyenne, 40.000 jeunes seront visés par ce dispositif.

 
Dans le même temps, il faut créer des emplois au niveau des Collectivités Locales, promouvoir l’Auto-Emploi dans l’Agriculture, la Pêche, l’Artisanat et les Services.
Je m’engage à donner un cachet particulier aux Jeunes Coopératives Maraîchères portées par les jeunes à travers des appuis financiers et logistiques.
L’emploi des jeunes, vous le constatez, sera ma priorité.

 
Mes chers compatriotes,
Notre Agriculture mérite un intérêt tout particulier. L’objectif est d’arriver à une Agriculture Moderne et suffisamment Productive pour transformer le Mali et atteindre l’Autosuffisance Alimentaire.
Mais Développer l’Agriculture, c’est aussi prendre en compte la situation de nos Agriculteurs.
Il faut de toute urgence sortir nos Agriculteurs de la Pauvreté : améliorer leur condition de vie.
Développer l’Agriculture, c’est aussi mettre en place les Aménagements Agricoles, les Programmes d’Irrigation.
C’est aussi rendre disponible le Matériel Agricole Approprié et surtout Former les Acteurs de toutes les Filières Agricoles.
Le Mali est doté de Ressources Naturelles, notamment minières.

Je veux préserver ces richesses naturelles et minières en fondant leur exploitation sur la création effective de valeur ajoutée au profit de tous les maliens.
Nous ferons l’état des lieux de ces ressources et richesses et conduire des réformes nécessaires pour leur exploitation judicieuse au profit de tous.

 
Je pense tout naturellement à la création dans chaque région de Centres Agro-Business et les Sociétés de Services Agricoles et d’Elevage. Cela se fera en partenariat avec le secteur privé dans le but de professionnaliser et de mécaniser l’agriculture et surtout de développer l’élevage.

 
Mais dans le même temps, je souhaite l’intensification des aménagements hydroagricoles avec la Maîtrise Totale de l’eau dans toutes les régions. Et surtout, c’est une obligation, ouvrir le 3ème bief de l’Office du Niger, sans oublier de doter la BNDA de moyens accrus.
Je termine sur ce point en disant à nos agriculteurs que j’ai décidé dans mon programme de créer au profit du monde rural un régime dédié à leur protection sociale.

 
Mes chers compatriotes,
La décentralisation demeure une réforme majeure qu’il faut poursuivre, consolider et renforcer.
Je veillerai à l’amélioration significative de la mobilisation des ressources financières des collectivités locales et à l’accroissement des dotations budgétaires de l’Etat à leur profit à hauteur de 50% du Budget Spécial d’Investissement (BSI).
Je prendrai des dispositions urgentes pour accélérer la mise en œuvre effective de la décentralisation afin qu’elle soit une des réponses à la crise du Nord.

 
Comme vous le constatez, je ferai du schéma national d’aménagement du territoire une priorité. Les collectivités locales seront désormais dotées d’outils de planification spatiale avec pour but d’engager l’Etat dans un partenariat durable avec les conseils régionaux.

 
Je rendrai effectif le transfert des compétences et des ressources pour donner davantage d’autonomie aux collectivités.
Dans le même ordre d’idées, je lancerai un programme national de grandes infrastructures : Barrages, Routes, Ponts, Logements Sociaux, Centres de santé, Grandes écoles, Salles de spectacles, Infrastructures sportives, culturelles et touristiques sur l’ensemble du territoire national.

 
Mes chers compatriotes,
Les Entreprises constituent le cœur de notre économie.
Nos Opérateurs Economiques font preuve d’un dynamisme qui force l’admiration. J’attache une importance particulière au rôle qu’ils jouent dans la création d’emplois, des richesses et dans l’avenir de notre pays.
Président de la République, ma priorité sera alors de les soutenir, de soutenir les Patrons qui se battent chaque jour pour conquérir des marchés, pour développer leurs entreprises, pour embaucher.

 
Si je suis élu Président de la République, je m’engage à mettre en place une politique favorable à la Création d’Entreprises, à l’Investissement, à la Création d’Emplois.
J’ai prévu dans mon programme la création de deux Fonds d’Investissement d’un montant de 50 milliards chacun.
Le premier sera consacré au financement des PME/PMI.
Le second sera orienté vers le financement de notre Industrie.
Je partage entièrement le diagnostic de l’Organisation Patronale des Industriels à travers leur Livre Blanc sur la nécessaire industrialisation de notre pays.

 
L’industrie malienne va mal depuis plusieurs années et aucune mesure forte n’est venue soutenir nos industriels et jeter avec eux les bases non seulement d’une gouvernance industrielle, mais d’une véritable politique industrielle nationale.
Les pays occidentaux se sont développés en partie, grâce à une industrialisation forte.
Notre pays reste le moins industrialisé dans la sous-région. Il faut inverser cette tendance et surtout ramener la part de l’industrie dans notre PIB, qui est aujourd’hui de 4% seulement, à 10% dans les 5 ans qui viennent.
Enfin, l’industrie peut contribuer à la création d’emplois si des mesures vigoureuses sont prises pour asseoir son développement.
L’industrie sera l’une de nos priorités, si je suis aux affaires.

 
Mes chers compatriotes,
Je l’ai compris en discutant avec vous que vous aspirez à un Etat Fort et Juste. Un état Protecteur et Profondément reformé dans sa gestion.
Vous voulez combattre la corruption avec la dernière énergie.
La corruption au Mali est un fléau qui ronge en profondeur la société. Il faut, c’est vrai, extirper les racines.
Mais le débat sur la morale ne doit pas se limiter à la corruption, au détournement des deniers publics, nous devons repenser notre modèle de société et dire avec quelles valeurs nous voulons vivre au Mali.

 
Mes chers compatriotes,
Vous voulez aussi dans notre pays une justice impartiale au service du citoyen.
Je suis d’accord avec vous, une réforme profonde de notre Justice s’impose.
Je pense en particulier à la réforme du Conseil supérieur de la Magistrature. Il faut veiller à ce qu’il soit aussi composé d’élus nationaux et des représentants des chambres consulaires.
Et surtout garantir l’indépendance des juges et restaurer la crédibilité des professions juridiques et judiciaires.
Mais cela ne suffit pas à mes yeux. Je propose la création d’un poste de Procureur Général élu pour garantir une véritable politique pénale.

 
Notre pays doit attirer les investisseurs étrangers. Ce qui passera par l’action conjuguée des Ministères des Affaires étrangères, de l’Artisanat, de l’Economie et des Finances, de l’Emploi.
A cela s’ajoutent les organismes comme la Chambre de Commerce et d’Industrie, la Chambre des Métiers, la Chambre d’Agriculture, etc.

 
Mais tout ceci n’est possible que si notre Justice rassure. Le climat des affaires a besoin d’une justice impartiale et irréprochable.

 
Mes chers compatriotes,
L’enjeu de cette élection, c’est aussi pour le respect de notre souveraineté et de la défense du territoire national.
La sécurité est une exigence républicaine, c’est la première des libertés. J’y répondrai avec fermeté. Le Mali est Un et Indivisible. Et il le restera.

 
Je ferai de la défense de l’intégrité territoriale l’une de mes priorités.
C’est l’occasion pour moi de m’adresser ici à nos vaillants compatriotes en charge de la sécurité et de la défense du territoire national.
La situation géopolitique de notre pays recommande de faire de nos forces de défense et de sécurité des acteurs du développement capables de faire face aux nouvelles menaces.
C’est pour cela que je propose une nouvelle vision articulée autour des points suivants :
– Renforcement des capacités opérationnelles de nos forces armées ;
– Mise en place d’une nouvelle stratégie d’intervention de notre système de défense ;
– Définition d’une nouvelle formation face aux nouvelles menaces ;
– Accroissement des outils de prévention des conflits régionaux.

 

Il reste cependant évident que ces mesures ne pourront aboutir sans la prise en compte des préoccupations majeures des hommes et des femmes qui assurent notre sécurité à qui je rends un vibrant hommage.

Mes chers compatriotes,
Pour que tous ces rêves se réalisent, il faut une nouvelle vision politique dans notre pays.
Et cette vision est incarnée par la plate-forme signée entre notre parti, l’Adema-PASJ, avec une vingtaine de Partis Politiques et plus de 200 Associations de la Société Civile regroupés au sein de l’Alliance pour le Renouveau Politique (ARP).
Notre Alliance, je le sens, est attendue par les Maliens. Je suis fier de cette Alliance. Et je vous le dis tout de suite : c’est une Alliance pour gouverner le Mali.

 
Je mesure notre responsabilité collective, celle de tous les chefs des Partis politiques de notre Alliance, des Parlementaires, de tous les élus, des organisations de la société civile, des mouvements de soutien, des associations et de la mienne en tant que responsables de ce rassemblement.

 
Mes chers compatriotes,
Toutes ces compétences et toutes ces intelligences seront mobilisées pour améliorer la vie des Maliens.
Toutes ces compétences seront mobilisées pour offrir aux Maliens un horizon clair, une promesse de vie meilleure.
Mon ambition, c’est de baisser le seuil de pauvreté de manière drastique, c’est de mettre en place une plate-forme d’urgence d’aide en direction des plus défavorisés : je pense naturellement aux Femmes, aux Jeunes, aux Enfants déshérités, aux Handicapés et aux Personnes du 3ème âge.

 
Ils bénéficieront d’aides sociales et médicales. Ils auront accès aux soins nécessaires et verront leurs conditions de vie améliorées.
Mes chers compatriotes,
Il faut redonner à notre pays toute sa place dans la sous-région, en Afrique et dans le monde. Notre diplomatie doit veiller à :
· promouvoir et à développer des partenariats fructueux avec les pays voisins ;
· œuvrer pour une meilleure intégration sous régionale ;
· renforcer le dialogue avec la communauté internationale et s’ouvrir davantage au reste du monde.

 

Enfin, je voudrais parler de la Réconciliation Nationale. C’est devenu une nécessité, une urgence pour les Maliens de se réconcilier avec eux-mêmes autour de ce qu’ils ont en commun : la Patrie.
J’appelle les Maliennes et les Maliens au don et au dépassement de soi.
Nous Maliens, nous avons besoin de nous pardonner mutuellement, de nous serrer la main et de rétablir cette cohésion sociale qui a toujours fait de nous un Peuple Exemplaire.

 
Mes chers compatriotes,
Le Mali est une ambition. Le Mali qui trônera sur le jardin de ses rêves, je veux dire.
Voici tout le sens de ma candidature.
Cet acte est une prise de parole démocratique au nom de tous ceux qui guettent encore la lumière d’un jour neuf au bout de la nuit de l’instabilité.

 
Ma voix se veut le chœur de tous les blessés dans leur fierté par la longue chronique d’un chaos qui a menacé de s’installer, durablement dans les deux tiers du territoire.
La difficulté n’est pas la frontière érigée devant notre détermination à changer de vie sans changer de pays. Au contraire, changeons ce pays pour en faire, définitivement, un espace rayonnant sur la scène africaine et mondiale.
Ce pari est possible quand nous refondons notre démocratie sur des bases saines et solides. Aménageons une place pour la Justice dans notre quotidien, tous les palaces comme dans les humbles chaumières.

 
Mes chers compatriotes,
Voilà mon programme d’action pour notre pays. Ce ne sont pas de simples promesses, mais des mesures qui changeront la vie de tous.
Si je suis élu Président de la République, je renforcerai la démocratie, je ferai en sorte que les Maliens, quelque soit leur conviction politique, cultivent la Fraternité Républicaine.
Je consulterai régulièrement les formations politiques pour connaitre leurs opinions, leurs avis, leurs points de vue sur les grands problèmes du pays.

 
Je ferai en sorte que l’intérêt général dans notre pays soit au-dessus de tout et que l’on tourne la page des intérêts particuliers.
Mes chers compatriotes,
Vingt jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle.
Ce vote est crucial pour l’avenir de notre pays.
Il est décisif pour vous et pour vos enfants. Il est décisif et crucial pour notre pays qui a besoin de retrouver un autre chemin.
C’est le chemin que je vous propose ce soir.

 
Je suis prêt à diriger le Mali. Je vous le dis avec conviction car je mesure la gravité d’incarner cette haute fonction.
Je suis prêt à diriger notre cher pays, le Mali avec Vous et pour Vous.
C’est ensemble que nous allons tourner cette page difficile de notre histoire commune.
C’est un enfant du Mali qui s’adresse aujourd’hui à ses concitoyens, pour leur servir. Le Peuple est une Famille plus grande que celle que je me suis évertué à aider au prix de milles privations.
Merci à toutes et à tous. Merci à Sikasso !

 
Vive la République
Vive la Démocratie
Vive le Mali Un, Indivisible et Laïc
Je vous remercie !

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5 COMMENTAIRES

  1. 😯 , ces vautours, rapaces, requins et charognards depuis 1990 encore veulent nous envoyer dans les tenebres avec leurs mentors a.n.d & a.o.k 😆 . Sauve qui peut au Maliba.

  2. Des fois, il vaut mieux s’occuper de ses propres soucis, au lieu de donner le moral aux autres !!! Hein ?! blanchenazie !!! Vous comprenez mieux pourquoi blanchemerde passe son temps à cracher son poison ! A cause de ces dirigeants français de merde, tous les français sont devenus des toxicos ! Le Mali n’a jamais appelé la France C’EST FAUX !!! C’est un langage de pyromane ! Vous êtes manipulés par les services secrets français = mnla. Jetez un coup d’œil la dessus ! http://www.lefigaro.fr/international/2013/07/08/01003-20130708ARTFIG00578-les-francais-vont-tres-mal-selon-le-new-york-times.php

  3. “Je ferai en sorte que l’intérêt général dans notre pays soit au-dessus de tout et que l’on tourne la page des intérêts particuliers.”: le probleme n’est pas “les intérêts particuliers, mais leur ORIGINES!!! 👿 😈 🙁

  4. ils ont fait quoi? nous avons tous fait ensemble alors car nous étions tous là mon cher!!!!!!

  5. Après 20 ans c’est pas u candidat de l’ADEMA qui va nous parler de changements.S’ils savent qu’ils doivent changer pourquoi ils l’ont fait?

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