Discours du premier ministre aux journées nationales du patrimoine culturel ce matin

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Discours du premier ministre aux journées nationales du patrimoine culturel ce matin
Le Premier ministre SEM Moussa MARA

Le Premier ministre SEM Moussa MARA a présidé ce matin la cérémonie d’ouverture de la 4ème édition des Journées Nationales du Patrimoine culturel au Centre International de Conférences de Bamako. Le thème cette année est : Patrimoine culturel, décentralisation et développement local au Mali: Enjeux du patrimoine culturel dans le processus du développement des collectivités territoriales. Les journée se tiennent du 29 au 31 mai 2014

 

 

Discours d’ouverture de Monsieur le Premier ministre

Madame le Ministre de la Culture ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Monsieur le Président de la Commission Education et Culture de l’Assemblée Nationale ;

Monsieur le Président du Haut Conseil des Collectivités ;

Monsieur le Président du Conseil Economique, Social et Culturel ;

Monsieur le Représentant et Directeur du Bureau UNESCO de Bamako ;

Monsieur le Président de l’Association des Municipalités du Mali ;

Monsieur le Maire  du District de Bamako ;

Monsieur le Maire de la Commune III du District de Bamako ;

Messieurs les Représentants des Partenaires techniques et financiers ;

Honorables invités ;

Mesdames et Messieurs les participants ;

Mesdames et Messieurs ;

 

La célébration des Journées Nationales du Patrimoine Culturel revêt une grande signification autant par son orientation thématique que par sa portée. C’est, avant tout, dans le choix du thème qu’il convient de mesurer l’intérêt des présentes journées de réflexion : « Patrimoine culturel, décentralisation et développement local au Mali: enjeux du patrimoine culturel dans le processus du développement des collectivités territoriales ».

 

La décentralisation apparaît de plus en plus comme le lien profond qui relie les différentes politiques nationales et sectorielles de développement, surtout lorsqu’il s’agit d’un secteur aussi transversal que celui de la culture.

 

Dans son discours à la Nation, à l’occasion du nouvel an 2014, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Kéita, n’invitait-il pas « les communes du Mali à prendre le contrôle de leur développement dans un Etat qui ne sera plus, jacobin, centralisateur, mais distributeur et régulateur » ! Car, pour le résumer, « c’est la décentralisation, accompagnée d’une réelle dévolution de certaines compétences et ressources »… « qui constitue la réponse à la demande d’une autre forme d’Etat tel qu’observable ailleurs. »

 

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs,

 

Le Mali a hérité d’un passé et d’une culture très riches qui ont servi et servent encore de ciment à la cohésion sociale. Pendant des millénaires, des communautés différentes ont vécu ensemble dans le respect de leur diversité. C’est cette diversité, cet esprit de tolérance et cette créativité qui ont permis aux générations actuelles de disposer d’un patrimoine irremplaçable qu’elles se doivent de préserver et de pérenniser, quels que soient les obstacles et contraintes pouvant menacer la survie de cet héritage unique en son genre.

 

A cet égard, il nous appartient de tirer tous les enseignements de la récente crise qui a révélé la fragilité du patrimoine culturel et l’insuffisance de préparation des structures patrimoniales pour gérer des situations d’urgence.

 

En effet, force est de constater que ce patrimoine culturel riche et diversifié, au-delà des destructions qu’il a subies pendant la crise, particulièrement dans les Régions du nord, entre avril 2012 et janvier 2013, se trouve exposé à des périls de différentes natures : intempéries, pillage, négligence, manque d’entretien, entre autres facteurs.

 

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs,

 

Les territoires urbains et ruraux des collectivités territoriales subissent une extension exponentielle, avec un rythme de croissance très élevé constaté dans nos villes essentiellement.

Cette urbanisation rapide et mal maîtrisée des villes historiques s’accompagne d’une densité de construction excessive et anarchique, d’une disparition de l’espace public et des équipements urbains avec une inadaptation des infrastructures, et un risque croissant de catastrophes naturelles liées au climat et aux conditions d’occupation de l’espace.

 

 

Le patrimoine culturel et naturel des collectivités territoriales, dans ses éléments matériels et immatériels, participe au développement économique ainsi qu’à la cohésion sociale. La conservation du patrimoine en milieu urbain et rural doit s’imposer aujourd’hui comme un volet important des politiques publiques du Mali.

 

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

 

L’engagement des Partenaires Techniques et Financiers et des Organisations Internationales, aux côtés de l’Etat, constitue certes un motif d’espoir et d’encouragement dans un monde où la question de la diversité culturelle est devenue un enjeu de développement voire de survie. Cependant, cet engagement ne peut se substituer à celui des communautés locales et de l’Etat. C’est à eux qu’il incombe d’assurer, avec le concours de différents acteurs et partenaires, le suivi et la gestion au quotidien de notre patrimoine culturel sous toutes ses formes.

 

C’est pourquoi, il importe aujourd’hui, dans la perspective du transfert des compétences de l’État aux Collectivités Territoriales en matière de culture, la mise en œuvre de véritables politiques d’inventaire et de protection du patrimoine culturel national.

 

La prise en compte du patrimoine culturel et naturel dans les projets, plans et programmes de développement s’avère incontournable, si l’on veut une appropriation du processus d’évolution des communautés dont les valeurs identitaires et les espaces territoriaux sont concernés au premier chef.

 

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs,

 

L’organisation des Journées Nationales du Patrimoine Culturel procède d’un souci d’efficacité que j’apprécie à sa juste valeur. Vos travaux, permettront sans nul doute de cerner les contours du trinôme : « patrimoine culturel, décentralisation et développement local ». Les communications et interventions ne manqueront certainement pas de dégager de nombreuses pistes pour la gestion et la promotion du patrimoine culturel au profit des Collectivités Territoriales.

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs,

 

En souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvertes les Journées Nationales du Patrimoine Culturel, édition 2014.

 

Je vous remercie.

 

 Source: primature.gov.ml

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2 COMMENTAIRES

  1. cet home n’incarne pas le changement que les Maliens veulent, cet un homme a sa proper definition de son changement (Dictature). A cause de cet homme, le Mali va perdre Kidal. A bas cet homme. Les morts dont tu as causes te hanteront jusque dans ta tombe. An ta yafa ima, la demission est mieux pour toi.

  2. Une faute impardonnable!

    En accusant l’armĂ©e de tous les pĂŞchĂ©s d’IsraĂ«l et en ne s’assumant pas au sommet de notre État, IBK et Mara, veulent se faire passer comme des saints alors qu’ils ne cessent de commettre leur faute impardonnable sur l’affaire de Kidal.

    En effet IBK et Mara ne pouvaient ne pas savoir, lorsqu’ils briquaient la magistrature suprĂŞme de ce pays en juillet 2013, que nous traversons une crise sĂ©curitaire et institutionnelle grave qui nĂ©cessite une rĂ©forme complète de notre armĂ©e.

    Sachant cela comme tout autre malien, ils ont quand mĂŞme promis “l’honneur” et la “dignitĂ©” au peuple malien.

    Mais une fois élu président de la république et nommé premier ministre de ce pays, ils se sont adonnés à la promotion de leurs familles et belles familles et au gaspillage des ressources publiques dans des avions, motards, rénovations de maisons privées et passations de marchés publics douteux.

    L’armĂ©e n’a jamais reçu d’eux un quelconque moyen aĂ©rien pour assurer la suprĂ©matie malienne dans les airs Ă  Kidal.

    Et quand on attaque un ennemi enraciné depuis belle lurette sur un territoire donné, on ne peut pas ignorer que le contrôle des airs est le préalable à toute offensive terrestre.

    Mais le matamore Moro Mara en a cure de cette prĂ©caution d’usage.

    Il s’en alla Ă  Kidal pour y faire figuration et tromper les esprits les plus tronquĂ©s comme quoi il est un hĂ©ros alors que c’est un hĂ©ron en fuite entre le gouvernorat de Kidal, le camp Minusma et le camp 2 de Kidal avant de le livrer aux voyous armĂ©s du Mnla pour aller dormir Ă  Gao dans son mensonge Ă©hontĂ©.

    Cet individu minuscule au devant des dĂ©fis majuscules de notre nation ignore totalement le sens des mots “patriotisme” et “dignitĂ©” tellement qu’il est bercĂ© dans l’opportunisme farfelu et l’arrivisme bĂ©ant.

    Nous devrons donc lui dire en face la faute qu’il a commise au nord de notre pays et qui a conduit Ă  l’assassinat lâche de 8 prĂ©fets de la rĂ©publique du Mali bien avant l’hĂ©catombe de nos soldats froidement abattus dans la prĂ©cipitation d’une aventure militaire suicidaire mal prĂ©parĂ©e Ă  Kidal sans stratĂ©gie et sans renseignement.

    Mara must go!

    He must also respond to our justice.

    IBK also after his presidential term must respond to our justice.

    Wa salam!

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