Dr Mamadou Danioko, secrétaire général de FARE : « Modibo sera parmi les deux premiers au Sénégal… »

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A l’approche des élections présidentielles, dont le premier tour est prévu pour le 28 juillet prochain, les états-majors des partis affûtent leurs armes. La juridiction de Dakar des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE)  qui couvre la Guinée- Bissau et la Gambie, n’est pas en reste. Conduite par le Dr Mamadou Danioko, elle promet de faire du candidat Modibo Sidibé, le président du Mali.

 

Dagnoko PDroit dans sa blouse blanche, bistouri autour du cou, la démarche vive, docteur Mamadou Danioko, conscient de l’effet bénéfique d’un sourire pour un patient, n’en prive pas les siens. Inspiré par cette célèbre citation de l’écrivain Seydou Badian Kouyaté : « le tronc d’arbre a beau séjourné dans l’eau, il ne sera jamais un caïman », le docteur Danioko, fondu dans une société sénégalaise qui l’a accueilli  et fait de lui ce qu’il est aujourd’hui,  n’a pas renié ses origines. Un sens de rattachement à la mère patrie  qui l’amène à mettre sur les fonds baptismaux, en juin 2000, l’Association Fraternité Action (AFA), qui regroupe les Maliens du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée- Bissau. « La cause de la communauté, est au centre de mes préoccupations »,  se plait -il à dire et à concrétiser en acte. C’est cette même préoccupation  pour la cause de ses concitoyens en terre étrangère qui le pousse  à créer  en Août 2007, la Mutuelle de Santé des Ressortissants Maliens résidant au Sénégal « MUSAFA ». Une mutuelle qui fait le bonheur de ses quatre mille quatre (4OO4) bénéficiaires, tous Maliens. Mieux, la mutuelle dispose d’une unité qui prend en charge gratuitement les premiers soins. Secrétaire  adjoint chargé de la santé et de la solidarité au niveau du bureau politique national, ce médecin doublé d’un homme au grand cœur, ne pouvait être mieux logé.

 

Jouissant d’une considération profonde auprès de ces concitoyens, ces derniers le lui ont une fois de plus témoigné lors de la récente visite de Modibo Sidibé à Dakar, qui fut une réussite en termes de mobilisation. Cette visite de prise de contact a permis, selon lui,  d’échanger de vive voix et de créer une certaine confiance entre le candidat et sa base. Dans la postérité du tristement célèbre florentin Nicolas Machiavel, il avait été que l’espace politique est un théâtre d’ombres où on avance masqué et dans lequel tous les coups sont permis. Hélas ; cet ancien secrétaire politique de la section URD de Dakar, en a reçu de ces coups auxquels fait allusion Machiavel. La foi aidant, l’homme pense que nul n’échappe à son destin. Mais pour l’homme de cœur qu’il est, il dit ne rien regretté car, son nouveau point de chute (FARE AN KA WULI) prend en compte dans son projet de société, 90% des activités associatives. Ce qui n’est pas rien pour quelqu’un qui fait du bien-être de son prochain, son leitmotiv.

 

Marié et père de trois enfants, ce fervent fermier pense que c’est une impérative pour le Mali d’aller aux élections en juillet afin de se doter d’institutions crédibles. S’il est convaincu de la nécessité pour le Mali d’aller aux élections, toutefois, il le fait sous réserve : « qu’elles ne soient pas bâclées. »

 

Le parti est certes, jeune, mais, pourra, à ses dires, compter sur la maturité politique des hommes qui le composent ; et qui ont fait leur preuve ailleurs. A  quarante cinq ans, ce Gynéco- obstétricien, avec sa dizaine d’années d’expérience en bandoulière, compte avec son équipe faire figurer Modibo Sidibé parmi les deux premiers dans sa juridiction lors du premier tour de la présidentielle prévue pour  le 28 juillet prochain. Ce coordonnateur de l’Unité médicale d’intervention et de diagnostic de la ville de Pikine (Banlieue de Dakar), tient pour secret cette stratégie qui lui permettra de tenir sa promesse. Don acte.

Mohamed Dagnoko Etudiant CESTI

Correspondant du Journal le  Pouce à Dakar.

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2 COMMENTAIRES

  1. Il confond “bistouri” et “stethoscope”: c’est affligeant 👿 🙁 :mrgreen: 😆

  2. Le bistouri ne se porte pas au cou, mais à la main! bon Dieu! Qu’avons nous fait pour mériter de tels mauvais rapporteurs, car le qualificatif de journaliste ne leur sied pas.

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