Election du 29 avril : IBK déclare sa candidature et promet de restaurer l’Autorité de l’Etat…

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Le  samedi dernier, 7 janvier 2012, l’Honorable M. El Hajj Ibrahim Boubacar Kéïta, dit «IBK», Président du Rassemblement Pour le Mali (RPM), a déclaré sa candidature pour les prochaines élections présidentielle du 29 avril prochain. C’était lors d’un meeting d’annonce de cette candidature, dans la salle de rencontre «Djeli Baba Sissoko» du Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ. En présence de nombreux militants, sympathisants, représentants des partis frères et amis et des membres de la société civile malienne, qui depuis un moment sollicitaient avec insistance la soumission de la candidature d’IBK à l’élection présidentielle de 2012.

De même qu’il a répondu aux pressants appels à candidature, formulés par ces derniers, il s’est en même temps acquitté d’un devoir, allant dans le sens de l’accomplissement d’une mission : à savoir celle de redonner confiance au peuple Malien, en proie au doute actuellement et qui s’interroge sur son avenir.

A cette occasion, suite aux multiples interventions entendus discours, dont le discours d’accueil du Secrétaire Général de la Section RPM de la Commune V, la relecture de la lettre d’appel à candidature adressée à IBK par le Pr. Mamadou Kassa Traoré, Président du MIRIA, au nom du collectif des partis politiques, signataires de la lettre, et la lecture de la lettre d’appel à candidature des organisations de la société civile, par Maître Mohamed Aly Bathily, entre autres, le président du RPM, «IBK Kankélétiggui», a répondu à ces appels, avec l’annonce sans surprise, de sa candidature : «Mes chers compatriotes. Je vous ai rassemblé aujourd’hui pour vous annoncer avec une grande émotion, celle des veilles de grands combats, que oui, suis candidat à la Présidence du Mali».

Ci-après, suivez avec nous, ce que notre reporter – maison vous a recueilli et nous propose, en terme de synthèse de cette déclaration, à lire, dans sa quintessence.

Selon IBK, «la situation actuelle du Mali appelle des politiques nouvelles. Elle appelle des solutions fortes. Elle appelle un homme d’expérience, qui a un sens élevé de l’Etat, un homme honnête et libre, pour lequel la chose publique est sacrée. Un homme d’Etat capable de moderniser le Mali, de s’adresser à toutes les maliennes et les maliens de toutes les générations, de toutes les régions». Dans ce sens, Kankélétiggui s’est déclaré candidat, car dit-il, «tous les maliens sont sa priorité».

IBK est candidat, car il veut «redonner confiance au peuple du Mali qui doute, qui s’interroge». Il veut «aider, protéger, soutenir les plus fragiles et sortir de la misère et de la pauvreté les villes et les campagnes sur l’ensemble du territoire». Il veut «faire en sorte que chaque malienne et chaque maliens puisse manger à leur faim ; assurer la sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble de l’espace national et lutter contre le terrorisme et toutes forme de criminalité».

De même, il s’est déclaré candidat en promettant de «redonner un sens à l’école malienne et de préparer les générations futures à porter haut les couleurs nationales dans le concert des nations». Il a aussi promis de «relever le défi d’un Mali créateur d’emplois, grâce à une politique économique efficace et réaliste».

Compte tenu du règne sans précédent du laxisme dans notre pays, IBK s’engage pour la «restauration de l’autorité de l’Etat, de la justice et de la confiance en la politique». Pour lui, «des solutions existent et ont pour nom : lutte contre la corruption et la bonne gouvernance». Il s’engage aussi à «redonner la fierté d’appartenir à un grand peuple, à une grande Nation dont l’histoire a illuminé l’Afrique et le monde».

Pour terminer, il s’est déclaré «candidat du rassemblement pour porter et incarner la nouvelle ambition du Mali. Il s’est engagé devant la salle, à déployer une énergie sans pareille et à afficher une détermination sans faille, à conduire le Mali sur la voie de la modernisation et du progrès pour tous, sans laissés pour compte».

Sachant «l’attente du peuple», qui est grande, son «espoir», qui est vif, son «désir de changement et d’agir», qui sont puissants, Kankélétggui, a pris l’engagement, qu’avec la prochaine Election Présidentielle, le Mali aura rendez- vous avec la démocratie et le progrès.

Pour y parvenir, «le Mali a besoin d’être rassemblé et réconcilié, et c’est tout le sens de sa candidature», a-t-il précisé : «Je l’ai voulue au-dessus des structures d’un seul parti, pour puiser sa force dans une alliance féconde de plusieurs formations». Il a enfin invité d’autres partis à les rejoindre pour «renforcer d’avantage le mouvement déjà en marche».

Par Amadou KONATE

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.