Election législative partielle de Baroueli : Pour l’Urd, l’étiquette «député élu avec les fonds publics et à la suite de toute sorte de trafic d’influence» sied bien au député Adema nouvellement élu à Baroueli

2
Election législative partielle de Baroueli : Pour l’Urd, l’étiquette «député élu avec les fonds publics et à la suite de toute sorte de trafic d’influence» sied bien au député Adema nouvellement élu à Baroueli

Le Parti URD a organisé, le mercredi 10 août 2016, une conférence de presse, animée par son 1er vice président, le Prof Salikou Sanogo. La rencontre à laquelle ont assisté les élus du parti et les membres du bureau exécutif, avait un seul point à l’ordre du jour : partager avec la presse la lecture que le parti fait des résultats du second tour de l’élection législative partielle de Baraoueli ; un scrutin dont les résultats provisoires proclamés par le ministère de l’Administration Territoriale, donnent le candidat de l’Adema vainqueur avec 20.747 voix (soit 54,34%) devant celui de l’URD qui a recueilli 17.435 voix soit 45,66%. 

«S’il est vrai que le candidat de l’ADEMA – PASJ a été élu, il est tout de même évident que le résultat obtenu par le candidat de l’URD traduit le dynamisme de notre parti d’une part et le malaise général qui caractérise la majorité présidentielle, d’autre part», a laissé entendre le Prof Salikou. Pour qui, un tel score prouve simplement que les populations de Barouéli font confiance à son parti, et au delà, à toute l’opposition. Pour le Prof Sanogo, sur les 30,65% des voix obtenues au 1er  tour par les deux candidats de l’opposition contre les 69,35% des voix obtenues par la majorité présidentielle, l’URD s’attendait à être écrasée au second tour, surtout après «les «injonctions» que le chef de l’Etat aurait, selon lui, donné aux membres du gouvernement, en salle de conseil des ministres ; sans oublier toute la propagande faite autour du candidat de l’Adema considéré comme celui de la majorité et pour la victoire duquel l’on n’a pas du tout lésiné sur les moyens de l’Etat. «L’URD ne peut pas comprendre qu’avec tous les problèmes sécuritaires et de mal gouvernance qui caractérisent le quotidien de notre pays depuis trois ans, que les sessions du conseil de ministres, cadre prestigieux de rencontre et de très haut niveau présidé par le Chef de l’Etat, au lieu de servir de laboratoire à proposer des solutions aux multiples problèmes de l’heure, spéculent sur les stratégies à mettre en place pour empêcher vaille que vaille l’élection d’un candidat de l’URD, donc de l’opposition», a déclaré le conférencier.

Baroueli confirme le dynamisme de l’URD

Pour le Salikou Sanogo, ce qui a caractérisé cette élection, c’est le fait que tout a été entrepris pour empêcher l’élection de son candidat. Dans cette optique, la fraude a été utilisée sous toutes ses facettes : achat de conscience, distributions de billets de banque, de cartons de savon, distributions gratuite de sacs d’engrais aux paysans, promesses d’emplois aux jeunes de la localité…..Malgré toutes ces pratiques éhontés et antidémocratiques, le candidat de l’Adema n’a été élu qu’avec un taux de 54%. Là où on avait promis son élection avec un score fleuve de 80%, dira le conférencier. Ceci, a-t-il poursuivi, est la traduction du malaise de la majorité et aussi la preuve sans équivoque que les militantes et militants de Baraoueli ont tenu à renouveler leur confiance au parti de la poignet de main, qui sort renforcé de cette élection. Une élection qui est venue mettre à nu la chute de la cote de popularité du chef de l’Etat, a ajouté le Prof Salikou. Selon lui, cette tendance dessine les victoires prochaines auxquelles le parti peut s’attendre aux prochaines joutes électorales. Le sondage des urnes confirme cette tendance, indique t-on du coté de Badalabougou. Ici, la plus grande satisfaction c’est que cette élection a permis de constater que l’URD a pu se hisser aujourd’hui au rang 1ère force politique sur l’échiquier. «Nul besoin de vous rappeler que si Voter c’est donner librement son suffrage à l’occasion d’une élection, il est aussi évident que les résultats du vote constituent un moyen précieux pour jauger la popularité d’une formation politique», dira le conférencier. Avant de présenter scrutin après scrutin (en s’appuyant sur les statistiques livrées par le Ministre de l’administration Territoriale) les points engrangés par son parti, lors des différentes  élections législatives partielles à Yorosso (Sikasso), en Commune V du district, à Ansongo (Gao) et dernièrement à Baraoueli.(Ségou)

1er tour de l’Élection législative partielle de Yorosso (2 novembre 2014),  sur les 13 candidats qui étaient en lice l’URD s’est classée deuxième avec 5.346 voix derrière l’Adema qui a obtenu 6.430 voix. Au 2ème tour: (23 novembre 2014) l’URD s’est classée deuxième avec 11.237 voix contre 12.066 voix pour l’ADEMA – PASJ soutenue par le RPM et les autres partis politiques qui étaient en compétition à l’exception du PDES.
Élection législative partielle de la commune V du district de Bamako, 1er tour: (31 mai 2015) :14 candidats étaient en compétition. L’URD, avec 4281 voix, a obtenu la deuxième place derrière le RPM qui a obtenu 5652 voix. L’ADEMA – PASJ, n’ayant pas présenté de candidat, a soutenu le RPM. Au second tour: (21 juin 2015) l’URD est arrivée deuxième avec 11.050 voix contre 12.788 voix pour le RPM soutenu par l’ADEMA – PASJ et tous les partis politiques de la majorité qui étaient en lice.
Élection législative partielle de Ansongo, au 1er tour: (10 janvier 2016) 5 partis politiques étaient en compétition. L’URD a obtenu la première place avec 10.932 voix suivie du RPM avec 10.380 voix. L’ADEMA – PASJ s’est classée troisième et a été éliminée. Au 2ème tour: (31 janvier 2016) l’URD arrive en deuxième position avec 17.696 voix contre 20.848 pour le RPM soutenu par les 3 autres partis éliminés.

Élection législative partielle de Barouéli. Au 1er tour: (17 juillet 2016) 10 candidats étaient en lice. L’URD a occupé la première place avec 11.139 voix contre 8.342 voix pour L’ADEMA – PASJ. Le RPM avec seulement 6.933 voix a été éliminé.
Au 2ème tour: (07 août 2016) L’URD a obtenu 17.435 voix contre 20.747 voix pour l’ADEMA – PASJ soutenue par les autres partis en compétition à l’exception du PDES.
«Au vu de l’ensemble de ces résultats l’URD devient aujourd’hui la première formation politique du Pays. Sur les 4 scrutins législatifs partiels réunis : Aux premiers tours il y a eu globalement 125.032 suffrages valablement exprimés, l’URD totalise 31.698 voix soit 25% contre 22.965 soit 18% pour le RPM et 22.245 soit 17% pour l’ADEMA – PASJ.
Lors des seconds tours il y a eu globalement 123.867 suffrages valablement exprimés ; l’URD totalise 57.418 voix soit 46% contre 33.636 voix soit 27% pour le RPM et 32.813 voix soit 26% pour l’Adema-Pasj.
Le sondage sorti des urnes étant le meilleur critère d’évaluation des partis politiques pris individuellement, l’URD est incontestablement la première formation politique du Mali»,
a déclaré le conférencier. Qui a tenu à exprimer aux populations de Baraoueli les remerciements du parti pour les efforts accomplis «dans un contexte d’adversité inimaginable comme celui dans lequel s’est déroulé l’élection de Baraoueli.

Mody N’Diaye, 8è vice président du parti et non moins secrétaire général de la section URD de Baraoueli, a énuméré une série de pratiques déloyales dont se seraient rendus coupables certains membres de l’équipe de campagne du candidat de la majorité. «Avant l’élection, nous assisté à la venue, à Konobougou, de pratiquement tous les responsables politiques avec une distribution inimaginable d’argent à des chefs de familles, le jour de l’élection nous avons vu des colonnes de véhicules et de cars remplis de jeunes descendre sur le terrain ; le même jour du scrutin, nous avons vu un ministre rencontrer un sous préfet ; On a permis à des gens de voter avec les cartes NINA d’autrui …. ». Pour l’honorable Mody N’Diaye, au sein de l’Assemblée, le nouveau député de l’Adema doit être étiqueté «de député élu sur les fonds publiques et suite à toute sorte de trafic d’influence ». .

Papa Sow / maliweb.net

PARTAGER

2 COMMENTAIRES

  1. Les tortues savent là où elles doivent se mordre comme le dit un adage bamanan; aucun de ces partis n’est crédible eu égard aux élections dans ce pays. Il faut absolument organiser des élections biométriques pour éviter les tricheries, mais les trafics d’influence et les paiement de voix restent sans solution. Qu’Allah le tout puissant aide et protège notre très cher Mali au bord du précipice.
    NB: URD prenez votre mal en patience avant l’arrivé de votre tour qui semble déjà proche.

  2. Pr, voulez-vous nous rappeler quel scrutin africain n’a pas été triché ? On ne vous a appris que la France est la capitale mondiale de la fraude électorale ?
    Ce serait plus sage et plus démocratique pour vous de féliciter le candidat élu que de raconter n’importe quoi. Je vous crois intellectuel et responsable.

Comments are closed.