Elections générales de 2013 : La jeunesse invitée à assumer son poids électoral

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A gauche le commissaire principal de la jeunesse Sadi, Ibrahim Kébé, et Dr. Etienne Oumar Sissoko, commissaire politique chargé des relations extérieures.
A gauche le commissaire principal de la jeunesse Sadi, Ibrahim Kébé, et Dr. Etienne Oumar Sissoko, commissaire politique chargé des relations extérieures.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports a, le vendredi 14 juin 2013, eu un bref entretien avec un jeune reporter de Radio Kayira. Notre confrère Siaka Z. Traoré prépare un magazine dans le cadre du concours “Talent de presse” (partenariat Union européenne-Organisation des journalistes reporters du Mali/OJRM) et dont la seconde édition a comme thème “Rôle de la presse dans la participation des jeunes et des femmes aux élections générales de 2013”. Les échanges ont tourné autour de la participation des jeunes aux élections générales de cette année.

 

Préparer la jeunesse malienne à se mobiliser massivement et surtout à judicieusement exploiter son poids électoral ! C’est à cela que s’attelle, depuis quelques mois, le ministre de la Jeunesse et des Sports, à travers la direction nationale de la jeunesse (DNJ).

 

 

Aujourd’hui, malgré la masse électorale qu’elle représente, les jeunes ne sont visiblement pas conscients de cela et surtout des enjeux des prochaines élections que le gouvernement s’apprête à organiser pour définitivement tourner la page de la crise politique. Ce qui se comprend aisément car elle est de plus en plus désorganisée voire désunie.

 

 

Supposé jouer un rôle fédérateur des organisations juvéniles du pays,  le Conseil national de la jeunesse (CNJ) traverse une profonde crise de confiance depuis quelques années. D’où la nécessité pour le département de prendre des initiatives pour la sensibilisation, l’éveil des consciences afin de susciter une large participation de la couche juvénile à la réconciliation et la reconstruction nationale. Ce qui suppose aussi, comme l’a si pertinemment souligné le Ministre Hamèye Founé Mahalmadane, “une forte mobilisation des jeunes afin de donner aux prochains scrutins la légitimité requise par un fort taux de participation”.

 

 

Sur son instruction, le cabinet et les services de jeunesse travaillent aujourd’hui avec les organisations de jeunes dans le sens de l’éveil des consciences. “Il est temps que vous préoccupez des vrais défis auxquels nous devons faire face aujourd’hui et dans les années à venir, de l’intérêt national au lieu de vous accrocher à un intérêt éphémère avec tel ou tel candidat”, a dit Hamèye Founé à deux importants regroupements de jeunes reçus en audience le 11 juin dernier.

 

 

 

Une stratégie nationale de mobilisation

“La jeunesse est une majorité à mobiliser pour le vote par la sensibilisation. Cela est d’autant indispensable que les élections de cette année se déroulent dans une situation particulière, donc dans des conditions difficiles. Il faut un taux de participation à la hauteur des enjeux des différents scrutins pour leur conférer toute la légitimité requise. Il le faut pour minimiser les contestations parce que notre pays ne peut pas se permettre le luxe d’un conflit postélectoral après ce que le peuple a vécu ces derniers mois”, a dit M. Mahalmadane à notre confrère de Radio Kayira de Bamako.

 

 

Pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, “les jeunes doivent oublier leurs différends et leurs différences et se mobiliser afin de peser de leur poids réel sur l’avenir du pays. Il le faut parce que ce sont eux qui vont bientôt prendre la relève. Autant alors sortir pour massivement voter et faire élire celui ou celle qu’ils pensent être à la hauteur des défis de l’heure et de l’avenir du pays”.

 

 

De nos jours, le département est porteur de deux importants projets, dont une stratégie nationale de mobilisation et de sensibilisation auprès des jeunes  sur l’ensemble du territoire national. Et cela dans la perspective de l’élévation du pourcentage de représentativité et du taux de participation dans un climat apaisé. Sa mise en œuvre est programmée sur l’ensemble du processus électoral (les élections présidentielles, législatives et communales).

 

 

L’objectif global de cette stratégie est de rehausser le pourcentage de représentativité et le taux de participation des jeunes au vote lors des élections générales de 2013 par une mobilisation massive. Il s’agira donc  de faire participer les jeunes à l’exercice de la démocratie et à l’action publique, contribuer à la promotion du civisme au sein de la jeunesse malienne, sensibiliser les jeunes par rapport à la violence lors des élections, renforcer la capacité des associations de jeunesse en matière de vote.

 

 

A travers cette stratégie, la DNJ ambitionne de réellement mobiliser les jeunes du monde rural lors des élections, de contribuer au renforcement du processus démocratique et à l’apaisement du processus électoral, renforcer le processus de décentralisation, promouvoir la présence des jeunes dans les instances de décision et, enfin, lutter contre la fraude électorale et le trafic d’influence.

 

 

De sources officielles concordantes, les jeunes représentent la majorité du corps électoral. Ceux qui ont entre 18 et 35 ans représentent la couche la plus active dans une opération électorale. Ils sont alors les acteurs potentiels de la construction nationale dans toute sa dimension, donc “des bâtisseurs du Mali d’aujourd’hui et de demain”.

 

 

“Voilà pourquoi il demeure un souci constant des autorités de notre pays et de la société civile d’élever le niveau de civisme de notre jeunesse par une éducation civique renforcée et continue”, justifie Drissa Guindo, directeur national de la jeunesse.

 

 

Pour lui, “les consultations électorales à venir nous offre donc l’occasion d’attirer l’attention de la jeunesse sur sa nécessaire participation au processus de consolidation de la démocratie pour l’acquisition de laquelle elle a payé le plus fort prix”.

 

 

Le MJS en est conscient et très engagé pour relever ce défi primordial afin que le Mali puisse repartir sur les bases sereines après la grave crise que nous vivons maintenant !

 

 

Moussa Bolly

CC/MJS

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