Elections générales de 2012 : Le parti SADI affine sa stratégie

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Pour atteindre bon nombre des ces électeurs pour briguer la magistrature suprême et aussi disposer des sièges à l’Assemblée nationale, le parti pour la Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) s’est réuni le vendredi 20 janvier 2012, dernier à Djélibougou.

C’est par une minute de silence a été observée en la mémoire de nos frères et sœurs qui sont morts sous des balles dans le septentrion que le parti Sadi a démarré sa conférence de presse qui fait suite à la rencontre de concertation avec les cadres du parti SADI pour l’élaboration d’une stratégie de campagne des candidats aux élections générales de 2012 avec le concours du CMDID.

On notait la présence du président du parti, Cheick Oumar Cissoko, du secrétaire général du parti, Oumar Mariko, du secrétaire politique et chargé de communication, Mohamed Ag Akérane et du chargé à l’organisation et aux élections, Massa Sogoba.

D’entrée de jeu,  le secrétaire politique et chargé de communication, Mohamed Ag Akérane, a situé la présente rencontre, tout en mettant l’accent sur le rôle d’un parti politique à la veille d’une échéance électorale. Il a profité de l’occasion pour aborder les questions de moyens.

Selon lui, cette concertation va permettre d’élire Oumar Mariko à la tête du pays et voir les députés du parti SADI à Bagadadji, avec 50% des Maliens.

Prenant la parole, le secrétaire général du parti, Oumar Mariko, n’ira pas par le dos de la cuillère en évoquant le problème de mobilisation de ressources financières par le parti pour l’organisation des élections. «Nous n’allons pas boycotter les élections comme d’autres le pensent. Nous avons mis des stratégies en place pour faire voir à nos autorités jusqu’où leur incompétence nous entraîne», a martelé Oumar Mariko.

Répondant aux multiples questions des hommes de média au sujet des réformes constitutionnelles, des problèmes enregistrés au nord du Mali et l’organisation des élections, Oumar Mariko fera savoir que la crise au Nord n’est pas un handicap parce que rien n’était sûr que nous puissions aller aux élections sans la crise.

«La crise au Nord du pays n’est autre que l’incompétence d’un régime assoiffé de pouvoir. C’est-à-dire des personnes qui ont beaucoup reçu pour être heureux, mais qui se complaisent, par caprice ou par inconscience, à tutoyer constamment le malheur. Comme s’ils prenaient du plaisir à courir dans un tunnel ou à jouer à saute-mouton au bord du précipice. Qui choisit de s’aventurer sur les chemins obliques conduisant à la demeure du diable amorce, sans le savoir, sa lente mais sûre descente aux enfers. Pour dire que tout ce que charrie l’actualité ces jours-ci, dans notre pays, est fait de boue et d’immondices, le tout à fort relent de pourriture», a déclaré Oumar Mariko.

Selon Oumar Mariko, la situation que nous traversons creuse devant nous, en s’additionnant, des trous béants et sans fond autour desquels nous dansons sans retenue, un peu comme les enfants jouent, sans souci, avec le feu. Mais jusqu’à quand ? Pour quels résultats? Pour quel lendemain pour chacun de nous ?»

L’honorable Oumar Mariko et non moins candidat à l’élection présidentielle n’a pas manqué de mot pour qualifier l’ORTM et la CENI de «constipés mentaux».

Destin GNIMADI

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