Elections régionales, cercle et du district de Bamako : L’opposition s’inquiète… et met en garde le gouvernement

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Contre une loi pour des autorités intérimaires au Nord : L’opposition malienne tire la sonnette d’alarme
opposition malienne (photo archives)

Le ministère de l’Administration territoriale a convoqué le collège électoral et fixé le déroulement des élections régionales, cercle et du district de Bamako à la date du 17décembre 2017. Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire tendu. Les partis politiques sont aux aguets. Pour sa part, l’opposition politique a organisé lundi une conférence de presse pour donner sa position et échanger avec les médias sur certains sujets de l’actualité brûlante. C’était à la maison de la presse, sous la présidence de l’Honorable Soumaïla Cissé, Chef de file de l’Opposition politique et non moins président de l’URD, le parti de la poignée de main. Il avait à ses côtés plusieurs leaders de l’opposition, notamment le député Amadou Thiam de l’ADP-Maliba, Dr Oumar Mariko du parti SADI, Souleymane Koné de FARE An ka Wuli, Bagui Diarra du RPDM. La conférence a été élargie à la société civile, d’où la présence du jeune activiste Ras Bath, du secrétaire général de la CSTM (Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali), Hammadoun Amion Guindo.
Dans une déclaration lue par l’honorable Thiam, l’opposition s’inquiète non seulement de la crédibilité de ces échéances à venir, mais met en garde le gouvernement pour l’organisation d’une telle activité dans un contexte sécuritaire de plus en plus détériorant. En plus, l’opposition fustige la condition dans laquelle s’effectue la révision des listes électorales (lieux très loin des populations). Craignant une grande fraude en vue, l’opposition se basant sur le dernier rapport du bureau du Vérificateur général, accuse le gouvernement de la gestion du fichier électoral qui révèle un surplus de 900000 cartes NINA vierges. Pour le Chef de file de l’opposition et ses compagnons, la situation sécuritaire au nord et au centre ne permette pas d’organiser des élections apaisées et transparentes. Déjà que la question des déplacés et réfugiée reste encore l’une des priorités. Aussi, les populations qui subissent à longueur de journées les exactions et menaces des islamistes et bandits armés dans ces zones, risquent de voir priver le droit d’aller voter. Il y a aussi l’absence de l’administration dans beaucoup de ces localités due à l’insécurité. Pour ce faire, l’opposition demande au gouvernement de s’assumer pour éviter que le pire se produise.
Douglas Douyon   
 

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