Femmes ADEMA : ‘‘Farotage’’ insolent pour le candidat Dioncounda Traoré

0
0

Le chef des Abeilles a eu beaucoup dans sa vie. Mais ce qui lui manquera toute sa vie, c’est d’inspirer le sentiment de majesté. Au contraire, il arrivera toujours à afficher une certaine banalité. Ce 27 janvier, les femmes abeilles l’avaient invité au Centre international des conférences de Bamako pour lui faire la fête en tant que candidat et le mettre sous leur protection.

Il est arrivé, comme à l’accoutumé, froissé comme quelqu’un qui sortait d’un poulailler. Pourtant, ses cheveux étaient bien teints en noir et bien peignés et son costume était bien propre. Mais, le député et chef respirait toujours le ‘’yougou yougou’’. Il avait été accueilli à son arrivée par la grande griotte Djallou Damba qui a sorti toute sa voix de stentor pour le magnifier en chantant les louanges de Tiramagan. En désespoir de cause, elle se tourna vers Iba Ndiaye pour le qualifier de ‘’mari des hommes’’. Interloquée Mme Sy Kadiatou Sow, installée au présidium aux cotés de son mari, a levé les sourcils au ciel. Mais le tour de ce dernier vient aussi.
En fait, après avoir fait le tour du présidium, la grande cantatrice se tourna vers la première rangée, occupée de barons Adema et Arp dans une salle bondée de femmes comme une ruche d’abeille. Et ce fut une vraie orgie où l’argent fut chié comme par un homme mort de diarrhée. Les poches des ‘’grands hommes’’ ont vomi des billets de banque comme s’ils tombaient d’un ciel d’hivernage meurtrie. On ‘’faroté’’ comme de vulgaires bandits qui ont dévalisé une banque centrale. Comme des parvenus qui auraient subitement découvert la lune. Et enfin comme des enfants voyous et maudits qui auraient hérités d’un magnat emporté par la mort subite. La salle  aussi a attrapé la chiasse financière, hystérique et a vomi des sous à l’instar de leurs chefs surpris par leurs propres louanges et tombés dans les griffes de Satan qui les a chatouillés où ça fait plaisir pour vider leurs poches. Face à une telle scène de prostitution de la politique par ceux qui prétendent la servir, on a la  pensée qui vagabonde.
Quelle confiance faire à des énergumènes qui ne connaissent du mot ’peuple’’ que son orthographe dans un Larousse ? Comment confier l’avenir à une pareille clique qui fait preuve de tant d’insolence, d’indécence et de mépris pour le peuple ? D’où viennent ces sommes balancées aussi facilement ? Que faire quand ceux qui dénoncent l’achat de conscience l’érigent en idole  adorée avec tant d’extravagance ostentatoire ? Tous les chiens mangent du caca, dit l’adage, mais le chien qui se promène avec sur le museau est désigné par tous comme le ’’chien mangeur de caca’’. Dieu merci, parmi le personnel politique malien, il se trouve aussi des hommes !
Amadou Tall

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.