Fonctionnement des démembrements de la CENI dans le District : Le manque de moyens entrave le démarrage des activités

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Le président de la Commission Electorale du District (CED), Tamba Dagnoko, entouré de ses collaborateurs Idrissa Ganamé et Mme Estelle Kéita et les autres membres des six Commissions Electorales des Communes de Bamako, a expliqué leur détermination à travailler dans de meilleures conditions pour des élections apaisées, libres et transparentes, au cours d’un point presse, la semaine dernière  dans la salle de conférence du Gouvernorat du District.

Les démembrements de la CENI, installés officiellement le 25 octobre dernier, n’ont pas encore commencé leurs fonctions faute de moyens matériels. Pour le Président de la CED, Tamba Dagnako" Nous n’avons même pas de siège, avant de parler de moyen. La plupart des membres des CEC ne sont même pas reçus dans leurs mairies respectives. Pendant ce temps, les opérations de révisions des listes électorales, les nouvelles inscriptions et les radiations prennent  ont pris fin ce 31 octobre ", a-t-il déclaré. Il a ensuite insisté sur le fait que le Ministère de tutelle, c’est-à-dire celui de l’Administration Territoriale, se soucie peu du bon déroulement des opérations électorales puisqu’il les considère, eux, comme des acteurs négligeables, les dotent de très peu de moyens conséquents pour leur permettre de bien remplir leur tâche. Les membres des démembrements locaux de la CENI ont une petite indemnité dérisoire de 20 000 F CFA au niveau communal et 40 000F CFA au niveau du District. Par contre, 500 000 F CFA plus des primes diverses, d’après les rumeurs, sont versés mensuellement à leurs collègues de la CENI. Avant de commencer le point presse, les différents membres des CEC et de la CED se sont présentés. Chacun de ces démembrements de la CENI compte six membres dont un président, un trésorier et un rapporteur. Selon la loi électorale, parmi ces six membres, quatre sont issus des partis politiques et deux de la société civile. Il est à rappeler que la société civile était essentiellement représentée par la CAFO et les confessions religieuses par le Haut Conseil Islamique du Mali. A la question de savoir pourquoi la volonté manifeste du Haut Conseil Islamique d’exclure les autres confessions religieuses, comme on le constate, des démembrements de la CENI, les réponses ont été l’on ne peut plus confuses et imprécises. L’acharnement que le Haut Conseil Islamique a tout le temps de vouloir occuper tous les postes au sein de la CENI destinés aux confessions religieuses du Mali reste incompris pour les journalistes qui ont posé, reposé et reformulé l’interrogation. Vu le peu de clarté dans les réponses données, on peut en déduire que c’est peut-être une stratégie de l’actuel Président de ladite commission pour placer des éléments en vue d’appuyer un candidat aux tendances islamistes.

Rokia Diabaté

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