APRES LES REVELATIONS DU « SPHINX » : La BCEAO porte plainte contre X

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne parvient toujours pas à faire passer par pertes et profits la casse de sa succursale de Man (Côte d’Ivoire). Elle vient de déposer une plainte au Mali contre X après les révélations du « Sphinx ». C’est peut-être déjà le compte à rebours pour beaucoup.

Le « Sphinx » affirme clairement qu’un officier malien, encore en activité, a aidé les casseurs de la succursale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Man à recycler l’argent de la casse au Mali. Le « Sphinx » cite sans détour les noms de l’officier et des casseurs.

Cette affaire a défrayé la chronique un moment au Mali, mais était tombée dans les oubliettes quand certains Ivoiriens avaient écrit dans la presse. Il n’en fallait pas plus pour que la BCEAO se remette à espérer sur ses fonds disparus. Elle a saisi les juridictions maliennes pour que justice lui soit faite. Dans sa plainte, la Banque centrale a mis « X », sans évoquer le nom pourtant cité par le « Sphinx ». Du coup, la BCEAO met la balle dans le camp des autorités et des juridictions maliennes qui seront obligées d’enquêter tout au moins sur la véracité des accusations contenues dans le livre « ATT-cratie : La promotion d’un homme et de son clan ».

Déjà, cette plainte devra faire sauter le verrou sur la méthode de défense adoptée par Koulouba, qui consiste à ne pas communiquer, à faire le dos rond, pour laisser passer la vague. Une méthode qui frise maintenant le mépris pour nos concitoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer, dans ce flou, et avec une information à sens unique.

C’est vrai qu’il n’y a certainement aucun saint dans le cas d’espèce, mais, il serait préférable que le président de la République rompe avec ce silence assourdissant. La BCEAO donne en tout cas aux uns et aux autres l’opportunité de revenir sur la question.

Affaire à suivre.

Alexis Kalambry

 

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