Scandale au Ministère des Transports : Un Ministre pris en otage et dans l'impossibilité de faire respecter sa propre Décision

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D’abord, une bonne, une moins bonne, une mauvaise et une scandaleuse nouvelle à la Direction Nationale des Transports et au Ministère de tutelle.
La bonne: les dossiers de Permis égarés (Aurore N° 1227 ) ont été retrouvés. 
La moins bonne:
dans sa tentative de réaction, la Direction Nationale à fait le point des dossiers en instances pour le traitement. On dénombre plus de 2000 dossiers dans l’attente. A lui seul, un agent retenait par devers lui plus de 300 documents.
La mauvaise: au bureau de renouvellement des cartes grises, c’est toujours le calvaire pour les usagers. Il existe des cartes provisoires qui ont été prorogées plus de sept fois alors qu’une prescription en bas des provisoires stipule que celle-ci ne peut-être prorogée qu’une seule fois.
Enfin la scandaleuse: un décret du Ministre de tutelle met fin aux fonctions du Directeur des entrepôts du Sénégal et nomme en ses lieux et place le Directeur de Mopti. Le premier refuse de quitter ses fonctions et le Ministre demeure impuissant. Le second  continue à traîter et à signer des dossiers de Mopti alors qu’il n’est plus Directeur en ce lieu. Alors, qui commande ici?

Nous tenons à préciser clairement ceci: nos investigations, au sein    du département des Transports, ne sont menées ni pour nuire ni pour favoriser un quelconque cadre ou agent. Nos propos ont certes pour but de choquer, mais avec le seul objectif de provoquer le déclic. N’en déplaise aux profiteurs soucieux uniquement de la sauvegarde leur statut souvent mal acquis au détriment de vrais méritants. Notre mission est d’aider les uns et les autres à avoir le courage nécessaire et l’honnêteté morale de balayer devant leurs portes. Cela se fera sans état d’âme, mais avec discernement. La réaction de certains travailleurs de la Direction Nationale des Transports prouve que le message a été compris.

A Sogoniko, ( la voie d’accès est tellement dégradée que l’on se demande si c’est ce service qui est éffectivement chargé des transports et de la sécurité routière au Mali) où débute le traitement des dossiers, certains membres du personnel, ont pris leur courage à deux mains en organisant une assemblée générale dans le but de sensibiliser, car reconnaissent-ils, les allégations qui fusent aujourd’hui dans la presse sont bel et bien fondées. Ils ont conscience que vivent parmi eux des brebis galeuses. Ces cadres et agents, on le devine aisément, étaient laissés à eux-mêmes, en proie au decouragement et à la lassitude. Les plus hautes autorités du pays doivent saisir la balle au bond afin d’assainir définitivement le secteur.

Par contre, certains ici n’évolueront jamais tant qu’ils continueront à se croire proteger par le Ministre ou par le Directeur. On perd ces valeurs si l’on est redevable vis-à- vis d’un homme, fut-il Ministre ou Directeur… Le chef de division que nous avions interpellé dans nos précedentes livraisons s’est abstenu, lors de ladite Assemblée Générale, de participer aux débats. D’ailleurs, le pouvait-il ? L’assemblée avait essentiellement pour but de prêcher la bonne parole dans l’espoir d’apporter le changement de comportement escompté. Naturellement, cette attitude du chef de division n’a surpris personne dans la salle.

Il  existe ici des super-cadres et agents. Dans le circuit de traitement, chacun est en mesure de se constituer un stock pour arnaquer les usgares pressés de récupérer leurs permis cartes grises. En payant le bakchich,  votre dossier sera retirer du grand lot et mis dans un bordereau manuscrit. Il existe des dossiers de Janvier 2006 qui ne sont pas signés tan disque certains de ce mois de Novembre 2006 le sont et remis à leurs propriétaires dans les meilleurs délais.Qui disait que les citoyens étaient égaux devant l’administration ? Certains usagers mécontents entrevoient de se plaindre chez le Médiateur de la République ou d’interpeller le Ministre le 10 décembre prochain lors de la journée de l’E.I.D, car beaucoup ont perdu leur travail ou ont subi de graves préjudices dus aux retard.

A côté de ces calamités, existent fort heureusement certains Inspecteurs qui méritent respect et admiration. Disponibles et sociables, ils le sont. Par contre, d’autres sont vraiment désagreables et agressifs et pire, médiocres. Ce sont curieusement ces derniers qui jouissent des énormes privilèges du système. Aujourd’hui, si tous reconnaissent avec honnêteté que nous avons tendus la perche pour ramer à bon port et le miroir afin que chacun se regarde en face et se corriger au besoin, il demeure que le vrai changement positif demande sacrifice de soi et désintéressement pour les choses futiles. Le Ministre et le Directeur National des Transports serons jauger selon qu’ils soient capables de répondre avec promptitude et efficacité les sollicitations émanant du peuple.

            A l’approche de la semaine de la sécurité routière, c’est le branle bas de combat. Tous sont mobilisés à la Direction Nationale de Transports pour faire face à cet évènement de fin d’année. Le rituel se met en place pour parler «sécurité routière», l’on s’agite comme on peut. Mais qu’adviendra-t-il après cette «Semaine»? La Direction et le Ministère des transports doivent être jaloux de la Mairie du District de Bamako laquelle mène des actions concrètes et permanentes en matière de sécurité routière, même si elles s’inscrivent dans le cadre de l’embellissement de la ville de Bamako.

Il est grand temps que le Ministre des Transports et le Directeur National redressent la barque des transports. Encourager et motiver les cadres et agents est une chose mais ériger le favoritisme en processus d’ascension et en mode de nomination constitue une faute grave. Lorsqu’on dirige une structure d’une si grande importance pour le développement du Mali, on ne peut se permettre une telle liberté. Les cadres et agents, tant au niveau des entrepôts maliens dans les ports qu’au niveau central et régional, doivent mériter leur place. Doit-on signaler que le secteur des Transports est sensible ? Les mesures et décisions prises ne doivent, en principe souffrir d’aucune contestation. Mais hélas ! Un arrêté du Ministre met aujourd’hui fin aux fonctions du Directeur des entrepôts du Sénégal et nomme en ses lieux et places le Directeur de Mopti. Le premier refuse de quitter ses fonctions et le Ministre demeure impuissant, le second  continue à traiter et à signer les dossiers de Mopti alors qu’il n’est plus Directeur en ce lieu. Où est l’autorité ici ? Qui commande ici? N’est-ce pas la preuve que peut ête esclave de son esclave? A suivre !

 

B.S. Diarra

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