Gouvernement Diango Cissoko : Les deux ministres de l’Education recalés

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Les deux ministres de l’Education à savoir le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Harouna Kanté, et de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Adama Ouane,  viennent de quitter le gouvernement. Ces départs sont dus en partie à la mauvaise gestion des revendications posées par les enseignants du supérieur pour le premier et pour le second, c’est le manque de résultats enregistrés aux différents examens de l’année scolaire précédente dont il avait rejeté la faute sur les enseignants.

 

Harouna Kanté, ex-ministre de l’enseignement supérieur

Un certain nombre de ministres dans le gouvernement précédent de Cheick Modibo Diarra, n’ont pas été retenus par le nouveau PM Diango Cissoko, notamment les deux ministres en charge de l’éducation nationale, Pr. Harouna Kanté et Adama Ouane respectivement ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales. Ces deux personnalités ont fait leurs adieux au gouvernement pour n’avoir pas pu produire un résultat significatif des dossiers brulants dans le domaine.

Il faut noter que les enseignants du supérieur sont en grèves depuis plusieurs mois bloquant ainsi la reprise des cours à l’université de Bamako. Après plusieurs rencontres avec le département aucun protocole d’accord n’a pu être établi entre les deux parties pour débloquer la situation. Une situation dénoncée de nos jours par le bureau de coordination de l’AEEM qui ont eu à interpeller le gouvernement face à cette impasse. C’est la gestion controversée de cette crise  de l’enseignement supérieur qui vient de coûter cher au Pr. Harouna Kanté.

Quant à celui de l’éducation de base, Adama Ouane son départ est insinué aux manques de résultats à l’issue des examens dont il avait rejeté la faute aux enseignants qui n’ont tardé leur riposte. Ajouter à cela la dénonciation de la Société civile après les orientations des lauréats du DEF, où il y a encore un bon nombre d’élèves qui ne sont pas encore orientés. Laissés à la dérive ou à la charge de leurs parents démunis. Face à cela, rien n’a été fait de significatif par le ministre, Ouane pour soulager la souffrance de ces jeunes.

D’autres sources signalent leur lien avec l’ex-Premier ministre CMD tout comme le Dr. Yaranga qui a été lui aussi relevé de son poste.

Ousmane Daou

Les premieres réactions :

Amadou Koïta, porte-parole du FDR

« Le FDR soutient ce gouvernement et le nouveau Premier ministre »

« L’essentiel, pour le FDR, c’est que nous puissions quitter cette transition le plus vite possible. Quitter cette transition suppose la libération du Nord, organiser des élections présidentielles courant 2013… »

 

Younouss Dicko, president de la COPAM :

« Nous sommes faiblement représentés et le Premier ministre doit nous dédommager »

« Avant de me prononcer, permettez-moi de faire une mise au point : vous avez écrit récemment qu’il y a deux Copam, je voudrais vous préciser qu’il n’y a qu’une seule Copam, celle que je dirige. Par rapport à la Copam, tout ce qui n’est pas dit par moi n’engage pas notre organisation. Nous jugeons notre représentativité insuffisante dans ce gouvernement. Nous n’avons que le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avec le Pr. Messa Ould Mohamed Lady, qui est un Arabe noir venant de Tombouctou. Nous pensons que le Premier ministre doit nous dédommager. Le Premier ministre lui-même est un homme d’expérience mais nous pensons que tant que les concertations nationales n’ont pas eu lieu, le gouvernement sera toujours faible parce que nos institutions ont été détruites. Ce sont ces concertations nationales qui vont donner une légitimité populaire au gouvernement et lui donneront une crédibilité auprès de la communauté internationale. Nous pensons aussi qu’il y a trop d’interférences étrangères sur nous. Et il n’y a que les concertations nationales pour donner une légitimité populaire aux nouvelles institutions ».

Rassemblés par A. D.

 
SOURCE:  du   17 déc 2012.    

4 Réactions à Gouvernement Diango Cissoko : Les deux ministres de l’Education recalés

  1. robert koné

    Indigne ton poids politique vaut combien de mg au Mali ? Tonneau vide alimentaire que tu es c’est pas vous qui avez dit en son temps que sans concertations nationales vous n’allez pas rentrer dans le gouvernement? Réellement va paître ailleurs pauvre bella.On va te dédommager pour avoir été marionnette de ton petit fils SANOGO.