Nécessaire Transition au Mali: Sans Amadou Toumani Touré et son équipe

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La Nation malienne entière est bouleversée. Les larmes, les blessés et les morts ne se comptent plus au nord en proie à des attaques rebelles. Des compatriotes apeurés ont fui manu militari le pays. La classe politique et la société civile tentent de recoller des morceaux introuvables car, le choc a ébranlé le fondement de notre Nation avec ses dégâts incommensurables. C’est dans ce climat délétère que le locataire de Koulouba et ses stratèges essayent de nous faire croire que les élections du 29 avril prochain seront possibles. A « Mali Demain » comme pour la plupart de nos compatriotes qui suivent avec beaucoup d’attention cette situation depuis le retour d’ATT et son équipe au pouvoir en 2002, avec le constat amer qu’il y a de la situation politique, sociale et économique du Mali d‘ATT, ce n’est qu’une Transition qui pourra nous éviter le chaos mais sans le héros de mars 1991 et son équipe actuelle. Et la présidence devra revenir au Pr Dioncounda Traoré, actuel Président de l’Assemblée Nationale.

Les maliens (surtout nos compatriotes vivant dans le nord du pays) ont été brutalement réveillé le 17 janvier par des crépitements des armes. La surprise est de taille au moment où semble-t-il les pouvoirs publics avaient convenu avec les revenants de la Libye à majorité militaires de els intégrer dans l’Armée Nationale. Selon nos informations, le 15 janvier, une mission d’Etat devait finaliser cet « accord ». Rien n y fait c’était compter sans la volonté des va-t-en guérisse de créer le chaos sachant le niveau de notre Armée. Fort de cela et malgré le travail de sape de la presse interpelant nos gouvernants à prendre des dispositions pour parer à toute éventualité dans le conflit Libyen qui verra des fuyards revenir avec armes et bagages.  Rien n’a été fait dans ce sens. Aujourd’hui, des voix proches du pouvoir parlent de coup d’état contre ATT. Maintenant, le vin est tiré, il faut le boire.

La psychose a été installée chassant des compatriotes vers des horizons qu’ils n’ont jamais souhaités et encore moins voulus. Le constat est accablant et le pays a tremblé mercredi et jeudi dernier

Ce drame humanitaire qui se propage dans les pays voisins (Niger, Mauritanie, Burkina Faso), pouvait être évité par Koulouba. Pour le citoyen lambda  qui a fortement déploré les saccages des biens et des domiciles de nos compatriotes ainsi que d’étrangers apparentés à eux, nous ne méritons pas cette situation honteuse, humiliante. Dans l’histoire de notre pays, de notre Nation, nous n’avons jamais connu ce genre de situation. Pourquoi maintenant cette guerre ? Pour bon nombre de nos citoyens, « les premiers responsables sont ceux qui nous gouvernent depuis dix ans (10 ans) car, ils n’ont rien fait pour épargner notre pays de ce genre de situation ».

A la lumière où évoluent la situation militaire et humanitaire, les sirènes gouvernementales qui parlent de préparatifs d’élections pour le 29 avril prochain, savent pertinemment que rien n’est possible et ne sera possible. Qu’ils aient le courage de dire à l’opinion nationale et internationale que les élections n’auront pas lieu pour cause de guerre. L’urgence certes est d’obtenir un cessez le feu et ensuite rassurer nos compatriotes qui ont brutalement quitté leur domicile, de rentrer au bercail. C’est après avoir rétabli l’ordre sur tout le territoire national, rassurer els uns et les autres, que nous pourrons en ce moment parler d’élections. Pour se faire, une nécessaire Transition s’impose pour deux raisons : – primo éviter un embrasement avec son corollaire de règlements de comptes et de dégâts que notre Nation ne mérite point ; secundo restaurer l’autorité de l’Etat qui s’effrite de jour en jour à tel point que nous nous demandons si réellement le pays est commandé ?

Que les blessures profondes se cicatrisent. Une chose qui prendra du temps. Beaucoup de temps.

Et comme le prévoie la Constitution dans son article 56 que : « si une partie du territoire est menacée, occupée, il ne peut y avoir d’élections ». Dans ce cas, cette Transition qui s’exige en nous et au pouvoir actuel, doit être dirigée par l’actuel Président de l’Assemblée Nationale, Pr Dioncounda Traoré comme le prévoit la Constitution. Dioncounda Traoré, un homme d’Etat, neutre qui a le sens de la République et qui s‘entend avec tout le monde. Et pour cause, l’actuel locataire ne pourra plus diriger le pays car, c’est sa gestion jugée « catastrophique de la situation au nord qui nous a entraînés dans ce bourbier », ne cessent de cantonner nos compatriotes furieux. « ATT et son équipe ne peuvent plus diriger le Mali parce qu’ils ont montré leurs limites. Ils constituent une vraie insécurité pour l’unité de notre pays », martèle un cadre d’un parti politique.

« « Le changement est nécessaire puisque l’équipe actuelle n’inspire plus confiance », indique cet autre compatriote. « Le salut de notre Nation se trouve dans une Transition qui rassemblera tous les fils de notre pays », précise un enseignant. N’oublions pas ce compatriote vivant à Port-au Prince qui recommande la mise en place d’un Conseil de Défense de la république dans ATT. Donc une période transitoire sans ATT et son équipe. « La situation l’impose », martèle un commerçant.

Bokari Dicko

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