REMANIEMENT MINISTERIEL IMMINENT: La commission de réflexion a planché

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Voici les grandes tendances
Longtemps annoncé, le remaniement ministériel tant attendu par les Maliens n’est qu’une question de jours. Le président de la République, Amadou Toumani Touré avait mis en place une commission de réflexion dans ce sens. Cette commission vient de lui remettre son rapport il ya quelques jours. Quelles sont donc les grandes tendances qui se dégagent de ce rapport?
            Ceux qui doutent de la volonté du président de la République de procéder au remaniement ministériel avant les prochaines élections, comme le souhaitent nos compatriotes, doivent se détromper.
            Le changement aura bel et bien lieu. Selon les confidences venant des milieux politiques, ATT a dû recevoir de la commission de réflexion un rapport contenant des propositions. Mieux, lors de la réunion du jeudi 2 novembre dernier, le CE-Adéma-Pasj a adopté et approuvé le document de la plate-forme de soutien à ATT, (l’URD avait fait la même chose il y a de cela quelques jours). A partir de cet acte, ils sont nombreux les observateurs à se demander si ce n’est pas déjà la nouvelle configuration gouvernementale qui s’affirme ainsi.
            Ainsi, la première tendance qui se dégage du rapport de la commission de réflexion est qu’elle demande le maintien de l’actuel Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga. Sans annoncer les raisons justifiant une telle option (le PM  dit à ses amis qu’il souhaiterait partir parce que fatigué, même s’il pose des actes sur le terrain pour son maintien) Pinochet resterait jusqu’à la fin des élections. En cas de victoire, le candidat ATT le remplacerait.
            Deuxième grand enseignement, c’est que la commission prévoit dix sept (17) départs, parmi eux, deux chefs de partis politiques, les ministres RPM. Pour ce qui concerne les militaires, l’un devrait rester en changeant de département ministériel, l’autre ferait ses valises du gouvernement. Un administrateur civil arrive à la tête du ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales pour gérer les prochaines élections générales. Si un banquier est attendu à la tête du ministère de l’Economie et des Finances, un officier de police aurait en charge le ministère de la Sécurité intérieure.
            Quant aux amis d’ATT, un sort, mais il va à Koulouba en gardant son rang de ministre, un autre devrait sortir pour s’occuper de la campagne électorale.
            S’agissant des ministres qui resteront en principe, on peut retenir deux chefs de partis, des représentants de formations politiques. Un avocat issu de la classe politique est annoncé au ministère de la Justice. Trois collaborateurs actuels du chef de l’Etat à Koulouba sont proposés à des portefeuilles ministériels.
            En ce qui concerne la structure gouvernementale, un département ministériel serait totalement supprimé. Il peut s’agir, soit du ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, soit du ministère chargé de la Promotion des Investissements et les Petites et Moyennes Entreprises. La pratique a prouvé que ce ministère n’a pas sa raison d’être et est un  département de trop, puisque celui de l’Industrie et du Commerce seul suffit.
            Enfin, le ministère de l’Education nationale serait scindé en deux : une partie regrouperait le préscolaire et l’Education de base, l’autre prendrait en charge tout ce qui est des enseignements secondaire, professionnel, technique, universitaire supérieur et des recherches scientifiques.
            Il faut préciser que ce ne sont là que des propositions venant de la commission de réflexion, étant entendu que le dernier mot revient au Président de la République. Mais si ces tendances se confirmaient, quelle sera alors le rôle des partis à la veille des campagnes électorales, notamment par rapport à la mobilisation des électeurs? Faudrait-il craindre alors un gouvernement d’équilibre de tous les dangers?
Oumar SIDIBE

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