Vers la démission imminente de Hamed Diane Séméga ?

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Une certitude quasi –absolue : « l’enfant gâté de la République » n’est plus en odeur de sainteté avec son « père » : A.T.T.

De source proche du palais de Koulouba, le chef de l’Etat aurait même refusé de recevoir. C’était mercredi dernier, à l’issue du traditionnel conseil des ministres.

Pour ses camarades du Parti pour le Développement Economique et la Solidarité (PDES) dont il est le président, comme pour ses collègues du gouvernement, la démission du tout –puissant ministre de l’Equipement et des Transports n’est plus à exclure.

En effet, depuis quelques jours, ses rapports seraient tendus avec le chef de l’Etat, son mentor. A en croire une source proche du PDES, ils ne s’adressent plus la parole. Ou presque. Mieux, toutes les demandes d’audience, formulées soit auprès du secrétariat général de la présidence soit au secrétariat particulier du président de la République par Hamed Diane Séméga, ont fini en eau de boudin. Refus poli mais catégorique du locataire du « palais Louveaud », qui ne semble plus vouloir le sentir.

La tension serait montée d’un cran, lorsqu’à l’issue du conseil des ministres de mercredi dernier, Hamed Diane Séméga aurait manifesté, pour la énième fois, son désir de le rencontrer. Afin de prendre langue avec lui. La réaction du chef de l’Etat ne s’est pas fait attendre. Du moins, si l’on en croit notre source, généralement, bien informée : « Je ne veux pas le recevoir. Ni aujourd’hui, ni demain », aurait rétorqué A.T.T, à la demande d’audience de son « fils ».

A l’origine de ce climat délétère entre le « père » et son « fils », le double langage du second.

Rappelez –vous : à la veille du dernier remaniement ministériel, le président de la République avait demandé à tous les ministres qui aspiraient faire acte de candidature à la présidentielle de 2012, de rendre le tablier.

Cinq mois après, le chef de l’Etat découvre, à son corps défendant, que son « fils », tout –puissant ministre de l’Equipement et des Transports, caresse le secret espoir de succéder à son « père » sur le trône de Koulouba. Sans, pour autant, rendre sa démission du gouvernement.

S’y ajoute une autre raison et non des moindres : ses démêlées avec les autres têtes d’affiche du PDES. Notamment, Ahmed Sow, Jeamille Bittar… pour ne citer que ceux –là.

Du coup, ajoute notre source, sa démission du gouvernement pourrait intervenir dans les jours à venir.

Après sept ans passés au gouvernement, « l’enfant gâté de la République » vient de brûler ses ailes à la flamme de deux langages.

 

Oumar Babi


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