Hamed Sow, candidat du Rassemblement travailliste pour le développement

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Hamed Sow, candidat du RTD à l'élection présidentielle malienne. DR
Hamed Sow, candidat du RTD à l’élection présidentielle malienne.
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Directeur d’une société internationale d’investissement et ancien ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau, Hamed Sow se présente à l’élection présidentielle épaulé par le parti qu’il a fondé, le Rassemblement travailliste pour le développement.

 

En 2012, alors qu’il est président d’honneur du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), principal soutien de l’ancien président Amadou Toumani Touré, Hamed Sow se présente à l’élection présidentielle prévue pour la même année, au détriment de la décision de son parti de ne pas proposer de candidat officiel. Ce conflit interne l’amène à quitter sa formation politique pour fonder le Rassemblement travailliste pour le développement (RTD).

 

Hamed Sow est diplômé de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires de Saclay, en France, et titulaire d’un doctorat en économie de la production à l’Université Paris IX-Dauphine. Il a été directeur du Centre pour le développement des entreprises. C’est au sein de cet organisme que Hamed Sow se voit mis en cause dans une affaire de détournement de fonds de l’Union européenne. Il est définitivement blanchi en 2011.

 

Priorité aux salaire des Maliens

 

Depuis 2008, il est le directeur général d’AMIC-Invest, une société d’intermédiation financière et d’investissement, et devient ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau, au sein du gouvernement de Modibo Sidibé. Poste qu’il quitte peu après.

 

Cet ingénieur a construit sa carrière politique avec l’élaboration du Projet pour le développement économique et social sous la présidence d’Amadou Toumani Touré. Pendant la campagne présidentielle de 2013, le candidat affirme se concentrer sur les revenus des familles maliennes. Lors de la présentation de son programme présidentiel, il affirme : « J’augmenterai les salaires pour pouvoir mieux lutter contre la mauvaise gouvernance, c’est possible ».

 

Par Mélissa Barra/ RFI

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