IBK investi samedi candidat à la présidentielle du 29 avril : “Le Mali de nos rêves est à portée de main”

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C’est devant un public simplement impressionnant, au stade Modibo Kéita rempli comme un œuf que le leader du Rassemblement pour le Mali (RPM), l’honorable Ibrahim Boubacar Kéita alias IBK, soutenu par 15 formations politiques regroupées au sein de l’alliance IBK-Mali 2012 et plusieurs centaines de clubs, associations et mouvements de soutien, a été officiellement investi candidat à l’élection présidentielle du 29 avril 2012. La mobilisation monstre des militants et sympathisants de l’ancien Premier ministre ce samedi 14 janvier 2012, la présence de personnalités politiques et religieuses de haut rang de Bamako, de l’intérieur et de l’extérieur du pays, la liesse populaire ont donné à l’événement un air de célébration d’une victoire avant la compétition. Ce qui a fait dire à l’ancien président de l’Assemblée nationale que " le Mali de nos rêves est à portée de main". Ses axes prioritaires portent sur la stabilistion de la croissance économique au dessus de 5 % pendant 5 ans pour atteindre un taux de croissance à  deux chiffres à l’horizon 2017, l’augmentation du bien-être social du Malien grâce à la création de centaines de milliers d’emplois, le renforcement de  la bonne gouvernance et  une plus grande crédibilisation de l’Etat.

Dès quatorze heures c e samedi 14 janvier 2012, le stade Modibo Kéita donnait l’air de se préparer à abriter un grand match des Aigles du Mali. Noir de monde multicolore avec une dominance vert et or, couleurs du RPM, le stade mythique Modibo Kéita semblait avoir fait peau neuve pour, dit-on, porter bonheur à IBK. L’organisation n’a négligé aucun détail de cet événement grandiose. Les alentours du stade, les tribunes, la pelouse étaient pris d’assaut par des inconditionnels : "IBK, la solution, IBK ou rien, IBK, takokelen, IBK, Koulouba… " fusaient de toutes parts. La sonorisation, l’écran géant et le public étaient tous  à la hauteur du kankélétigui que 16 formations politiques (15 partis et le RPM) et près de 800 associations et clubs de soutiens ont oint sous la colline, à deux pas du Palais de Koulouba comme pour le préparer à l’escalader à l’issue du scrutin du 29 avril prochain.

Dans son véritable discours programme d’investiture, IBK, qui avait failli perdre la voix, tant l’émotion la lui nouait, a dit sa foi en un Mali uni et solidaire. Le Mali de demain, a-t-il assuré, doit avoir  à sa tête "un homme d’Etat, un homme d’expérience, un homme doté d’un sens aigu de l’Etat, un dirigeant compétent capable de redonner un avenir à notre jeunesse, décidé  à donner une nouvelle espérance à notre peuple ".

Et le leader du RPM d’affirmer qu’il jouit aujourd’hui de ces qualités. Il est par ailleurs un leader rassembleur. C’est pourquoi, dira-t-il, il n’est pas le candidat du RPM ou de tel ou tel parti ou clan. Il est le candidat du peuple malien. "Le Mali, le Mali, le Mali ", a-t-il lancé pour dire qu’il se battra de toute sa force, de toutes ses ressources pour apporter les changements qu’il faut à ce "Maliba, un grand peuple qui était quand beaucoup d’autres peuples n’étaient pas encore… "

S’attaquant aux problèmes de la nation, IBK a dénoncé les difficultés que vivent les Maliens. "Comment comprendre que des femmes meurent encore en donnant la vie ? Comment tolérer que chaque année des centaines de milliards soient détournés ? Comment comprendre que nous laissions l’insécurité fragiliser notre économie ? Comment accepter que des crises alimentaires continuent de troubler le sommeil de nos populations ? Comment comprendre que notre armée nationale soit humiliée et bafouée par des bandits sur notre terre violée ? Notre pays a besoin de changements, de solutions. J’ai la conviction forte que le Mali de nos rêves est à portée de main. J’ai beaucoup appris… ", a-t-il expliqué sous les ovations de l’assistance.

Et l’honorable Ibrahim Boubacar Kéita d’assurer que s’il est élu, il prendra des mesures fortes qui vont changer le quotidien du peuple; car il compte mettre son expérience (six ans Premier ministre, cinq ans président de l’Assemblée nationale) au service du Mali. L’école ne sera plus, a-t-il promis, un luxe mais un droit. Elle ne sera pas non plus l’antichambre du chômage. L’école, a averti l’ancien Premier ministre, n’est pas une quincaillerie pourque n’importe qui se lève pour ouvrir des écoles privées dans des conditions qui laissent à désirer.

Le candidat du RPM et des partis allliés de s’engager à mettre à la disposition de chaque bachelier un ordinateur portable et de donner la bourse à tous ceux qui la méritent. « Je m’engage à multiplier le nombre des universités du Mali et faire en sorte qu’à moyen terme, nous puissions disposer d’un campus universitaire dans chaque région avec une égalité de chance pour nos jeunes d’étudier et de pouvoir  se prendre en charge…», a-t-il lancé. Il a insisté sur les qualités de l’enseignement qui passent par la revalorisation du métierd’enseignant.

Prenant d’autres engagements pour améliorer le quotidien de ses comptriotes, le leader du parti du tisserand a assuré l’auditoire sur sa détermination à tenir toutes ses promesses. Aux milliers de jeunes acquis à sa cause, il dira: «Quand on veut, on peut! Vous devez vous aussi mouiller le maillot comme les Aigles actuellement en partance pour la CAN». IBK a expliqué bien de pans de sa politique lorsqu’il sera au pouvoir. Dans le doùmaine de la santé, l’agriculture, la diplomatie, la défense et la sécurité, l’intégrité du territoire, etc. Il a particulièrement insisté sur la réaffirmation de l’autorité de l’Etat qui lui tient spécialement à coeur.

Avant l’intervention du kankélétigui, plusieurs intervenants ont pris la parole pour assurer de la pertinence du choix d’IBK pour diriger le Mali.

 Que ce soit  le Secrétaire général RPM de la commune II, le président des jeunes du RPM, Moussa Tembiné, la représentante du collectif des femmes pour le soutien à IBK, le porte-parole de la coalition IBK-2012, les chefs des partis membres de l’alliance IBK-Mali 2012 (Pr Mamadou Kassa Traoré de MIRIA, Bocar Moussa Diarra, Amadou Soulalé, etc) et de divers mouvements, clubs et associations de soutien à la candidature d’IBK ont tous affirmé leur engagement à se battre pour amener le leader du RPM au palais de la présidence de la République.

Signalons que plusieurs artistes ont agrémenté cette cérémonie d’investiture dont le volet technique a été assuré par  Média Plus.

Bruno D SEGBEDJI

djitosegbedji@yahoo.fr

Qui est IBK?

Né le 29 janvier 1945 à Koutiala, IBK a respectivement occupé au cours des deux dernières décennies les fonctions d’Ambassadeur, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Premier ministre et président de l’Assemblée nationale. Il avait fait ses études à la faculté de l’université de Dakar puis à l’Université de Paris-I Panthéon Sorbonne et à l’Institut d’Histoire des relations internationales contemporaines. Il est par ailleurs titulaire d’une maîtrise d’histoire, d’une maîtrise en sciences politiques, d’un DEA en sciences politiques et d’un DEA en histoire des relations internationales.

Le leader du RPM a été classé 1er du Soudan au concours général de l’AOF/AEF en 1958; ce qui lui a valu une bourse de l’Etat français pour être inscrit au Lycée Janson de Sailly.

Il faut rappeler que IBK est devenu Premier ministre lorsque le Mali était devenu pratiquement ingouvernable. Deux Premiers ministres étaient conduits à la démission en 18 mois. Les élèves et étudiants étaient permanemment en grève «illimitée» et toutes les occasions étaient bonnes pour faire des «marches cassifiques», les fonctionnaires, en attente d’augmentation de salaires, laissaient constamment planer des menaces de grèves; les sous-officiers de l’armée ont créé un syndicat et des vélléités contestataires bouillonnaient dans les camps militaires; la situation économique était exsangue. Le recours à IBK a, selon plusieurs observateurs avertis de la scène sociopolitique, porté ses fruits. L’homme a pu en temps record redresser la barre grâce à la rigueur que tous s’accordent à lui reconnaître…

                                                                         Bruno D S

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