IBK à Tombouctou : «Ces attaques sont une trahison, j’ai mal»

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Le candidat du RPM et d’une coalition de partis politiques à la présidentielle de 2012, El Hadj Ibrahim Boubacar Kéita, était à Tombouctou le dimanche 29 janvier dernier. Dans l’allocution qu’il y a prononcée, il s’est exprimé sur les douloureux évènements du Nord. En voici quelques extraits.

«Chers Amis de Tombouctou, le Mali traverse une crise difficile. Depuis plusieurs jours déjà, notre pays est frappé par une série d’attaques rebelles. Des soldats sont morts au combat pour défendre notre République et notre souveraineté nationale! Je veux dire aujourd’hui ma profonde gratitude aux disparus et ma compassion aux familles endeuillées. Vous pleurez vos morts. Le Mali reconnaissant se joint à vous… Cette nouvelle rébellion, d’une violence inédite, s’appuie sur des combattants rentrés de Libye avec un arsenal militaire sans précédent. Les terroristes de la nébuleuse AQMI ont profité de cette situation confuse pour semer la terreur et répandre la mort dans nos villes…  Ces attaques sont une trahison. Celle d’une nation généreuse, ouverte et solidaire. Car ceux-là mêmes qui nous tuent aujourd’hui ont été accueillis en frères à leur retour de Libye! Rien n’a manqué. En retour, notre peuple est attaqué, humilié, bafoué… Au moment où nous venons de célébrer le 51ème anniversaire de notre armée nationale, j’ai mal. J’ai mal car je connais les difficultés du combat dans les régions attaquées et les conditions de notre armée. J’ai mal car je constate que nos troupes sont prises entre le feu des rebelles et celui des terroristes d’AQMI. Ce n’est pourtant pas une fatalité. Demain, à travers une nouvelle loi de programmation militaire, nous devrons doter nos forces armées et de sécurité des moyens techniques et humains leur permettant de mieux faire face aux nouvelles menaces: défense du territoire national et lutte contre le terrorisme..».

Présidentielle 2012

A l’ADEMA, la confiance règne!

Le Président-candidat du PASJ, le Pr Dioncounda Traoré, qui n’a pas hésité à faire montre de ses talents de danseur de salsa et de brillant saxophoniste lors de la soirée de collecte de fonds organisée samedi dernier à l’hôtel Laico L’Amitié.

Relax! Tel était le mot d’ordre pour tous les convives, réunis pour cette soirée de gala à l’initiative des Jeunes de l’ADEMA, pour une grande première dans l’histoire politique du Mali. Pour une fois, ce n’était pas un parti qui «arrosait» des électeurs pour gagner, mais des militants et sympathisants qui mettaient la main à la poche pour financer la campagne de leur porte-drapeau.

Et la collecte fut bonne, si l’on en croit le porte-parole du candidat Dioncounda Traoré, Me Kassoum Tapo. Plus de 150 millions ont déjà été récoltés en deux semaines, provenant de l’achat de tables d’une dizaine de convives chacune lors du dîner, du CE du parti, des femmes, des jeunes et des élus, tous postes électifs confondus. L’initiative va prendre plus d’envergure dès la mise en service prochaine d’un numéro SMS Orange qui permettra au peuple ADEMA de participer financièrement à la campagne de Dioncounda dans la mesure de ses moyens, à partir de 200 FCFA.

L’atmosphère était donc conviviale et décontractée, avec une animation musicale très rétro de Tarass et de son orchestre et une prestation très applaudie d’Adja Soumano. Ce qui fit danser comme au bon vieux temps caciques de l’ADEMA et de l’ARP, ainsi qu’invités venus du Nigeria, du Cameroun, du Sénégal et de la Guinée. C’est dire que les Abeilles sont fin prêtes et confiantes et la Ruche toute bourdonnante en cette période de pré campagne, avant d’affronter les kilomètres et les meetings dès le début de la campagne proprement dite!

Ramata Diaouré

Le MPR et 2012

La Section II sollicite la candidature de Choguel

C’est certainement le début de la fin du suspense quant à la candidature du MPR à la prochaine présidentielle. Devant des militants, venus très nombreux le samedi 28 janvier 2012 témoigner de leur soutien au MPR lors de la rentrée politique de la jeunesse de la Commune II, le Secrétaire général de la Section II a officiellement demandé au Président du MPR de se porter candidat à la joute électorale de 2012.

Revisiter l’histoire du Mouvement Patriotique pour le Renouveau, dégager de nouvelles stratégies politiques afin de mieux préparer les échéances électorales futures, voilà les objectifs de la rentrée politique de la jeunesse MPR de la commune II du District de Bamako tenue au siège national du parti à Quinzambougou. Deuxième du genre, cette rentrée était placée sous la présidence effective du leader du Tigre, le Dr Choguel Kokala Maïga. Elle avait pour thème «Le MPR, quelle histoire pour en arriver là». Ces assises ont aussi été mises à profit par les responsables du MPR en Commune II, par la voix de leur Secrétaire général, pour solliciter la candidature du patron du MPR à la présidentielle de 2012.

Kamokoye Mady Diallo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a expliqué cette décision par la situation que vit notre pays en ce moment et l’estime dont jouit le Dr Choguel Kokala Maïga auprès des Maliens et des autres responsables politiques. «Si on ne change pas d’interlocuteur, les solutions ne seront pas changées. Or nous avons besoin que les solutions changent» a affirmé le Secrétaire général de la Section II, avant d’appeler Choguel à accepter cette sollicitation. Le Président de la jeunesse du MPR en commune II, Mamadou Baba Diakité, a souligné, dans son intervention, toute la détermination des jeunes du parti à jouer pleinement leur rôle lors de cette consultation. Pour cela, la jeunesse du MPR se propose d’utiliser tous les créneaux appropriés.

Faisant l’historique du MPR, Choguel Kokala Maïga a expliqué que le parti du Tigre était né dans des conditions difficiles, marquées par des harcèlements et des arrestations de cadres du parti. Il a aussi profité de cette rencontre pour adresser un message de soutien à notre armée, qui se bat contre des séparatistes touaregs au Nord du Mali.

Yaya Samaké

Forum de dialogue intercommunautaire sur la paix et la sécurité : 200 participants attendus à Kayes

Le Forum de dialogue intercommunautaire sur la paix et la sécurité se tiendra à Kayes du 1er au 2 février prochain, sur le thème «Les litiges fonciers intercommunautaires et transfrontaliers et la cohésion nationale entre les communautés du Nord et celles du Sud». Il est organisé par le Comité de suivi des dialogues intercommunautaires et interrégionaux du Mali, avec l’appui financier du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Suisse. L’information a été donnée par Me Hamidou Diabaté, Vice-président du Comité, au cours d’un point de presse, le vendredi 27 janvier dernier dans la salle Aoua Kéita de l’Assemblée nationale.

Dans son exposé liminaire, Me Diabaté a expliqué que la rencontre de Kayes était une réponse au Forum tenu à Mopti du 28 au 29 novembre 2008, qui avait recommandé l’organisation d’assises de ce type, car, ces dernières années, une résurgence de conflits multiformes internes et transfrontaliers dus aux litiges fonciers s’est fait jour dans notre pays. Pour l’Honorable Diabaté, le choix de Kayes s’explique par le fait que cette région partage la plus grande frontière avec des pays impliqués dans ces litiges, avec aussi des conflits permanents entre éleveurs et agriculteurs.

Ainsi, les éleveurs mauritaniens, dans leur transhumance, se retrouvent en plein territoire malien, entraînant des litiges souvent sanglants autour des pâturages. De même, aux  frontières guinéenne et ivoirienne, se déroulent de façon cyclique des conflits autour des terres de culture. C’est pour ces raisons que la rencontre va être un échange d’expériences entre les différentes communautés et que la mise en œuvre des solutions auxquelles elle va aboutir sera facilitée par la participation de représentants des institutions.

La défense de l’intégrité du territoire sera aussi un axe majeur du Forum de Kayes, avec la présence de membres des forces de défense et de sécurité dans la Cité des rails. Outre ceux-ci, des participants venus de Côte d’Ivoire, de Guinée, de Mauritanie, du Niger et du Sénégal, les Gouverneurs et les Présidents des Assemblée Régionales vont aussi prendre part aux travaux.

Youssouf Diallo

           

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