IVème Congrès ordinaire du MPR : Sous le signe de la maturité et du sursaut militant

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Le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) a tenu  son 4è Congrès statutaire du 23 au 25 décembre 2011. Les travaux, dont l’ouverture a eu  lieu le  vendredi après-midi au CICB, ont été couplés avec les deuxièmes  congrès des mouvements des jeunes et des femmes.

Placé sous le signe de la maturité et du sursaut militant, ce 4è congres  a permis aux héritiers du général Moussa Traoré de clarifier la position du parti du tigre par rapport aux élections générales de 2012, mais aussi  de recadrer l’idéologie même de cette formation politique.

 

Au cours des travaux, les délègues ont procédé à  l’analyse du rapport d’activités du bureau sortant, à la relecture des textes et la mise en place des nouveaux organes et instances de direction du parti. Rappelons que le parti du tigre connait certaines difficultés internes que le congrès doit certainement résoudre, à quatre mois de l’élection présidentielle du 29 avril 2012.

 

En effet, certains cadres du bureau politique du MPR, tapis dans l’ombre, se seraient mis au service de Cheick Modibo Diarra depuis plusieurs mois, pour mettre en mal la ligne de conduite du président  du parti, Dr Choguel Maïga et en même temps orienter les militants vers le parti du gendre de l’ancien président de la République, Moussa Traoré. Le seul tort de Choguel Maïga  serait sans nul doute son  refus de prendre armes et bagages pour déménager au Rassemblement pour le Développement du Mali (RPDM) Cheick Modibo Diarra.

 

Lors de ces assises, il fallait crever l’abcès et en extirper le pus pour éviter la gangrène. C’est pourquoi le président du bureau national de la jeunesse, Idrissa Ly, a interpellé les délégués du congrès à une analyse objective  de la situation en vue d’une participation du parti aux prochaines élections présidentielles. A en croire M. Ly, la non participation du MPR à la présidentielle de 2012 serait suicidaire pour les héritiers de l’UDPM. 

 

Le président du MPR, Choguel Maïga, dans son discours d’ouverture, a fait la genèse de son parti dont la naissance s’inscrit dans la foulée des douloureux événements de la révolution de 1991. Selon lui, après la bataille du sigle et l’obtention du récépissé, les responsables du MPR ont œuvré à dissiper les suspicions qui ont entouré la création de leur formation politique. Cette volonté politique d’entretenir de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique a permis aux héritiers de Moussa Traoré de se forger le respect et la considération aux plans national et international.

Pour le parti du tigre, se réclamer de l’héritage de la deuxième République est un devoir de mémoire et une question d’éthique. Choguel Maïga estime d’ailleurs que cette vision doit nécessairement aller de pair avec l’esprit de tolérance, le sens de l’humilité et du pardon pour réaliser la vraie réconciliation.  Cette quête de réconciliation  du MPR est une conviction qui constitue le socle sur lequel s’est structuré le parti depuis sa naissance. « La réconciliation  n’est pas pour le MPR la manifestation d’un complexe de culpabilité, encore moins la recherche effrénée d’une quelconque absolution. Elle procède  plutôt de notre conviction forte, que les grands problèmes du pays ne seront résolus que par un consensus national » a précisé Choguel.

 

Après cet appel à la réconciliation et au pardon, le président du MPR a invité l’ensemble de la classe politique à une vision commune pour affronter les grands défis du moment. Il s’agit de la tenue des élections présidentielles et référendaire, l’insécurité au nord, la crise alimentaire qui frappe à nos portes et l’école malienne.

 

Les partis amis ont salué unanimement la détermination et le courage politique de Choguel Maïga qui s’est  dressé pour revendiquer, assumer l’héritage de l’U.D.P .M, en bravant sarcasmes, injures, menaces de mort même.

 Les travaux se sont achevés par la présentation du nouveau bureau national, lequel ne connait pas de changements notables. Dr Choguel Maïga conserve son poste de président.

Nouhoum Dicko

 

 

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