La majorité des forces vives du Mali s’accordent sur l’essentiel : Le FDR, la CSM, IBK-Mali 2012 et plusieurs organisations signent une union sacrée autour de la transition

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” Pour le Mali, rien que le Mali “. C’est la confession de foi  qui est au centre de la déclaration commune qu’une trentaine d’organisations sociopolitiques du Mali viennent de signer pour se donner la main autour des institutions de la transition. La cérémonie de signature de ce document porté par une ” initiative citoyenne pour la paix, l’unité nationale et la reconstruction ” s’est déroulée dans l’après-midi d’hier lundi 25 février au CICB.

Au centre Me Tall et le Col.  Youssouf Traore
Au centre Me Tall et le Col. Youssouf Traore

Le lancement de cette initiative unitaire a eu lieu le 14 févier dernier au CICB et a vu la mise en place d’un comité de pilotage de 15 membres dirigé par le doyen d’âge, le colonel Youssouf Traoré, membre du FDR. L’initiative, qui a été lancée par Me Mountaga Tall de la CSM, a fini par rassembler plusieurs organisations dont des regroupements politiques comme IBK-Mali -2012, FRDP-Maliko, le cadre de concertations des femmes des partis politiques, des organisations de la société civile comme la Coalition pour le Mali, l’UJMMA, l’AMSUNEEM, le COREN, TEMEDT, le SYNACODEM, la CAFO, l’APCAM, le Groupe Pivot Droit et citoyenneté, l’UNAFEM, l’Alliance des femmes chrétiennes, les Chorfa, l’association Sabati, etc.

En plantant le décor de la cérémonie, le colonel Youssouf Traoré, très ému, a déclaré qu’au moment où les cinq continents se sont unis au chevet du Mali et que les armées française et africaines se sont mobilisées pour appuyer l’armée malienne à faire face à la pègre jihadiste, il n’y a pas de raison que les forces vives du Mali ne se donnent pas la main. Tel est, a-t-il ajouté, l’objectif de cette initiative de rassemblement “pour le Mali, rien que le Mali “. C’est le secrétaire général du Coren, Abdoulaye Albadia Dicko qui a eu le privilège de lire la déclaration commune qui a été ensuite signée par les représentants des différentes organisations. «Considérant la guerre imposée au Mali avec son cortège de drames humains par les narcoterroristes d’AQMI, les salafistes d’Ançar Dine de Iyad Ag Ghaly, du Mujao, de Boko Haram et les séparatistes du MNLA… considérant la solidarité et le soutien à notre pays de la communauté internationale à travers la CEDEAO qui est au coeur de la MISMA, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), l’ONU, des partenaires bilatéraux…Convaincus que la paix et la stabilité seraient mieux assurées et renforcées par un pouvoir légitime issu d’élections participatives, libres, démocratiques et transparentes; considérant l’impérieuse nécessité pour les Maliennes et les Maliens de se rassembler autour de l’essentiel surtout en ces moments particulièrement difficiles pour notre pays». Ce sont  là quelques lignes introductives de cette déclaration.

Et les signataires d’inviter le Gouvernement du Mali, en rapport avec les organisations nationales et internationales de soutien aux populations soumises à la guerre et aux personnes de bonne foi, de poursuivre et d’amplifier leur soutien à nos mères, filles, épouses, soeurs, pères, fils, maris et frères, réfugiés, déplacés, blessés et aux familles des victimes civiles et militaires. Ces différentes organisations encouragent les soldats sur le front. Elles  saluent la mémoire de toutes les victimes, condamnent tous les sévices et exactions commises sur les femmes et filles pendant la période d’occupation des régions du Nord. Elles condamnent également la destruction du patrimoine culturel multiséculaire et invitent à la coopération internationale pour sa restauration et plus généralement pour la reconstruction du Mali.

«Nous réaffirmons l’existence d’une nation malienne vieille de plusieurs siècles, berceau de brassages entre populations vivant au nord et au sud de notre pays et entre races, ethnies et religions; réaffirmons également notre fervent attachement et celui de toutes les Maliennes et tous les Maliens à l’unité nationale, à l’intégrité du territoire national et à la laïcité de l’Etat qui ne sauraient faire l’objet d’aucune négociation», a souligné Abdoulaye Dicko du COREN. Il a également proclamé , l’attachement des sigantaires à la justice et réclamé l’exécution diligente des mandats d’arrêt lancés par la justice nationale et internationale contre les auteurs de crimes divers. «Nous manifestons notre préoccupation par rapport à la situation qui prévaut actuellement à Kidal et demandons la présence de l’armée nationale dans cette localité partie intégrante de la République du Mali», a poursuivi le document.

Quatre conditions sont posées pour toute négociation: le dépôt des armes sans condition, l’obligation de reconnaître l’unité et l’intégrité du territoire malien, laz reconnaissance de la laïcité de l’Etat, la soumission à la justice, l’implication des populations locales aux discussions.

Bruno D SEGBEDJI

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2 COMMENTAIRES

  1. Encore une fois de plus c’est l’infatigable Me Tall qui a eu cette initiative de rassembler les partis, regroupements politiques et société civile autour de la table pour faire une union sacrée autour des institutions de la république et des forces armées et de sécurité. Nous lui disons merci et tout le peuple malien doit encourager et soutenir une telle initiative.
    Mais ce n’est pas sa première fois quand on se souvient de l’avènement de la démocratie au Mali c’est encore sous l’initiative de cet jeune éminent avocat que le peuple s’est rassemblé pour réclamer la liberté d’expression, l’instauration du multipartisme et de la démocratie.
    Alors nous lui disons merci et beaucoup de courage car les détracteurs et les ennemis du Mali ne peuvent plus dormir tranquille.

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