L’Association des natifs de Bamako et nous

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Suite à notre article «  propulser un natif de Bamako à la tête du pays en 2012 : la maladroite démarche d’apprentis sorciers », l’Association des natifs de Bamako, par l’entremise de son président, nous répond.

 Droit de réponse

Suite à votre article (21 juillet 2011) intitulé « propulser un natif de Bamako à la tête du pays en 2012 : la maladroite démarche d’apprentis sorciers », nous sommes stupéfaits, déconcertés, voire indignés par le caractère diffamatoire de ce papier.

Monsieur Ben Dao, apparemment vous rêviez de faire un article « assassin » ; mais pourquoi ? Quelles sont vos preuves ? Qui sont ces égarés politiques en mal d’inspiration ? Et qui sont ces cadres de l’administration natifs de Bamako que l’Anaba aurait approché ?

Mais soyons sérieux, l’Anaba n’a jamais donné à personne délégation pour penser pour elle ; délégation pour chercher pour elle, délégation pour accepter qui que ce soit fut-il le meilleur de ses amis.

L’Association des natifs de Bamako est un regroupement apolitique. C’est l’essence même de son existence. Ses membres (si vous ne le savez pas) viennent de tous les horizons : hommes politiques, cadres administratifs, opérateurs économiques, religieux, universitaires, militaires et notables.

L’Anaba au contraire d’un « sectarisme » qui ne dit pas son nom, prêche la libération des initiatives, la liberté créatrice et l’exaltation des valeurs traditionnelles au double plan social et culturel.

Nous savons que par principe, nul ne sait d’où vient la rumeur, et où elle va.

Monsieur Dao de grâce, prenez la peine (précaution élémentaire) de vérifier vos sources avant d’écrire un article « prêchi-prêcha » qui risque de contribuer à l’émergence de tensions politiques à Bamako, une capitale qui a bien d’autres priorités.

Nous nous garderons de vous prêter cette intention.

Le Président de l’Anaba,

Mamadou Sanogo

 

 Notre réaction

A l’analyse du droit de réponse de l’Anaba, on s’aperçoit clairement que si le président de l’Anaba Mamadou Sanogo reproche à Ben Dao de n’avoir pas de preuves, il n’en demeure pas moins que lui aussi s’est plongé dans une dénégation systématique avec à la clef,  des questions qui nous laissent sur notre faim. D’ailleurs ne nous donne-t-il pas raison quand il affirme que les membres de l’Anaba viennent de tous les horizons. Dans son argumentaire, il se résume à ne citer que des secteurs d’activité et non des localités autres que Bamako.  A vous de juger…

 

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