Le 42e Sommet de la CEDEAO s’ouvre demain mercredi à Yamoussoukro : L’intérim de Dioncounda Traoré prorogé une deuxième fois

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Le 42ème sommet de la CEDEAO, qui s’ouvre pour 48 heures, demain mercredi 27 février à Yamoussoukro, sera pour l’essentiel consacré à la discussion et l’adoption d’un document de stratégie de lutte contre le terrorisme, son plan de mise en œuvre ainsi qu’une Déclaration politique régionale exprimant  la position commune des Etats membres sur la question. Il sera marqué par deux autres faits majeurs : la prorogation de l’intérim du président Dioncounda Traoré qui s’achève le 26 avril prochain, à deux mois et demi du premier tour de l’élection présidentielle projeté pour  le premier dimanche de juillet 2013 (donc le 7) et la reconduction de l’Ivoirien Alassane Ouattara à la présidence de la CEDEAO pour une année supplémentaire. Eu égard à son bilan unanimement salué par ses pairs, les partenaires internationaux ainsi que les observateurs.

alassane DionC’est demain mercredi 27 février que s’ouvre au palais des Congrès de Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire, le 42ème sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO. Il sera dominé par la réflexion autour d’un document de stratégie de lutte contre le terrorisme et son plan de mise en œuvre, élaborés sous l’égide de la Commission présidée par le Burkinabé Kadre Ouédraogo.

Selon un communiqué diffusé hier lundi par l’instance exécutive de l’organisation sous-régionale, “cette stratégie devrait faciliter la mise en application des instruments régionaux, continentaux et internationaux en matière de lutte contre le terrorisme et offrir un cadre opérationnel commun pour une action à l’échelle communautaire en vue de prévenir et d’éradiquer le terrorisme et les crimes qui y sont associés”.

De façon concrète, elle vise à “améliorer la coordination entre les Etats membres, renforcer les capacités nationales  et régionales pour détecter, dissuader, intercepter et prévenir le terrorisme, promouvoir une approche répressive, prévenir et combattre l’extrémisme religieux et accentuer la coopération régionale et internationale contre le terrorisme”.

Outre le projet de document de stratégie de lutte contre le terrorisme, les chefs d’Etat débattront d’un projet de déclaration politique régionale pour exprimer d’une voix forte et sans fioriture leur engagement commun contre le fléau qui, tel un cancer dans sa phase métastatique, se répand dans tout l’espace communautaire. En effet, alors que les forces spéciales françaises, l’armée malienne et les troupes de la MISMA tentent, chaque jour, au prix de sacrifices énormes, de neutraliser  AQMI et le MUJAO au nord du Mali, Boko Haram multiplie les attentats meurtriers au Nigeria et étend désormais ses tentacules au Cameroun voisin. Les autorités béninoises auraient tort de minimiser l’alerte donnée par la France. Aucun pays n’est assurément à l’abri d’une action terroriste et peut en être victime au moment où il s’y attend le moins.

Au-delà de l’angoissante question sécuritaire dans sa globalité, les hauts dirigeants de la sous-région ouest africaine accorderont une attention particulière au cas du Mali. Du président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, ils attendent qu’il présente un état des lieux qui prévaut dans son pays au double plan de la libération de sa partie septentrionale de l’emprise terroriste et des préparatifs des élections générales annoncées avant le 31 juillet pour le rétablissement de la légalité républicaine.

A cet égard, l’on s’attend à une nouvelle prorogation – la deuxième – de l’intérim du Pr Traoré à la tête de l’Etat malien, la première, d’une durée de douze mois, arrivant à expiration le 26 avril prochain, à soixante quinze jours de la période projetée pour le premier tour du scrutin présidentiel : le premier dimanche de juillet, qui tombe sur le 7. Pour un homme qui était censé ne passer que 40 jours à la magistrature suprême de l’Etat, en vertu de l’article 36 de la Constitution dont ses ennemis politiques les plus acharnés entendaient le priver, y compris en lui ôtant la vie, le moins que l’on puisse dire est qu’il jouit de la baraka. Il faut y ajouter le mérite d’avoir sauvé le Mali à l’heure la plus critique de son histoire contemporaine : que serait devenu, en effet, ce pays si cher à nos cœurs si Dioncounda n’avait pas su résister aux cris de haine de ses détracteurs pour appeler à la rescousse François Hollande et ses pairs africains dont l’action conjuguée, rapide et déterminée a éloigné le péril ? A n’en pas douter, le personnage que l’on disait fantasque s’est acquis une stature d’homme d’Etat tant auprès de ses concitoyens qu’en déhors des frontières du Mali. 

Dioncounda Traoré ne devrait pas être  seul à se voir accorder une rallonge méritée dans l’exercice de sa charge. Alassane Ouattara semble parti, lui aussi, pour une année supplémentaire à la présidence de la CEDEAO, le mandat qui lui avait été confié à Abuja ayant expiré le 17 février dernier. Un mandat dont nombre de diplomates et observateurs s’accordent à considérer qu’il est “positif“. Parmi les heureuses initiatives qu’il a conduites : la mobilisation de la communauté internationale pour la restauration (en cours) de la démocratie au Mali et le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali.

En prélude au sommet qui durera 48 heures, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense se sont penchés sur ces différents dossiers pour dégager des positions communes qui seront soumises à sanction des Chefs d’Etats.   

El Hadj Saouti Labass HAIDARA

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5 COMMENTAIRES

  1. DJONKIS TU MERITES D ETRE LE PRESIDENT DU MALI POUR LES ANNEES A VENIR POUR PEU QUE NOUS SOYONS UN PEU INTELLIGENT.MALIENS DE TOUT BORD IMPOSER DJONKIS SERAIT UNE SAGE DECISION.IL EST CONNU MAINTENANT DU MONDE ENTIERPOUR AVOIR SAUVER SON PAYS.IL EST PRATIQUEMENT IMPOSSIBLE DE FAIRE MIEUX QUE LUI

  2. Monsieur Brahim ould Mohamed tu feras bien de te taire car tu n’as plus droit à porter un jugement quelconque sur les activités de la CEDEAO du moment où ton pays n’en fait plus partir de cette organisation sous régionale.

    • Monsieur Seydou Camara,je suis anti-balcanisation,et me reserve le droit d´opiner sur tout ce qui touche á mon continent L´AFRIQUE.Loin de ses nationalismes egoistes,oeuvres des politicards du continent,et que nous payons d´ailleurs au Mali,par l´absence de ceux qui devraient veritablement mourir pour le sahel,mauritaniens,algeriens,maliens,nigeriens,senegalais,je prefère tout simplement être Sahelien et Africain.Notre devoir de société civile,c´est de nous demarquer des agissements des corrompus policiens,et d´organisations coquilles vides,qui ne nous representent pas.Partant de ce constat,mes pensées iront librement de Nouakchott á Bamako,de Dakar á Alger,car c´est mon espace naturel,et c´est l´expression même de ma raison d´être.Merci

  3. S´il existe une decision des autorités de mon pays la Mauritanie que j´approuve,c´est bien son retrait de la CDEAO,cette organisation moribonde,qui n´est autre qu´une charge pour le contribuable,et une excuse pour quemander les bailleurs de fonds.Je l´ai dejà predit sur ce site,les forces de la CDEAO ne viendront jamais en temps utils,argant l´attente de la financiation,tirant ainsi profit de chaque malheur,et de l´actuel malheur du Mali,consacrant l´adage qui dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres.La cascade des sommets,le fracas des boubous des chefs d´etats comme dans des defilés de mode,n´est que temps perdu.Tout se terminera au Mali,pendant que la CDEAO se prepare,le temps que ses responsables remplissent la sebile déjà avançant le chiffre de 950millions de US.

  4. Chers chefs d’état africains,faites tout ce que vous voulez, mais ne reconduisez jamais Blaise comme médiateur sur le dossier Malien; et surtout que Blaise couve ses hôtes du MNLA chez lui, en attendant l’épuisement de l’argent de la drogue et de la vente des armes volées.

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