Le candidat Moussa Mara à propos de la corruption : «Pas de bonne gouvernance sans alternance et des contre-pouvoirs!»

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Dans sa série de communications autour de son projet de société, le candidat du parti YELEMA et alliés, Moussa Mara, était face à la presse le vendredi 23 décembre au QG du parti, sis au quartier du Fleuve. C’était autour  du thème «Bonne gouvernance et citoyenneté: un couple lié par la confiance pour un Mali meilleur». Le candidat du parti du changement  a expliqué qu’on ne peut concevoir une véritable politique de bonne gouvernance sans promouvoir une alternance et des contre-pouvoirs dans tous les domaines de la vie de la nation.

our le maire de la Commune IV du district de Bamako, Moussa Mara, l’Etat est une émanation de la société. Il fonctionne et est dirigé selon des codes et conventions édictées ou acceptés par la socéiét. Les bons points attribués à l’action publique, a-t-il expliqué, s’expliquent en partie par les bonnes résolutions de la société à les accepter et à les accompagner.

Par rapport à la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le candidat du parti YELEMA à l’élection présidentielle du 29 avril 2012 dira qu’«il n’ya pas de bonne gouvernance sans alternance, sans des contre-pouvoirs». Lorsque le responsable administratif n’a pas l’appréhension qu’il doit céder son poste à un autre cadre, a-t-il laissé entendre, il peut se permettre facilement se complaire dans une mauvaise gestion du bien public. Et quand M Mara parle d’alternance, il ne s’agit pas seulement d’alternance au niveau de l’Etat, mais au niveau de toutes les structures et organismes publics ou même privés.

«L’alternance doit être intégrée par la société, appliquée par elle pour s’imposer à tous comme une donne naturelle et salvatrice de l’action publique… Elle sera enseignée à l’école et promue pour que nos enfants l’intègrent et grandissent avec en tant que valeur, principes et règles à respecter…», a-t-il annoncé.

Pour le candidat Moussa Mara, l’alternance sera érigée en principe de gestion dans l’administration publique, s’il parvient aux affaires. Elle sera soutenue au sein des organisations socio-professionnelles, dans la société civile, au niveau des assiciations et partout où cela sera possible.

Parlant des contre-pouvoirs, M. Mara dira qu’ils vont au-delà de la notion d’opposition sur le terrain politique. Les contre-pouvoirs font référence à celui qui évalue et contrôle pour rendre compte à qui de droit: les contrôleurs, les vérificateurs, les évaluateurs techniques, les responsables de suivi, etc. Il s’agit aussi de celui qui révèle, informe (telle que la presse), jette une lumière sur une activité, etc. Ces acteurs ont un rôle décisif en matière de promotion de la bonne gouvernance.

 

Bruno D SEGBEDJI

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