Le CMDID au chevet du projet de relecture de la loi électorale 50 partis politiques en conclave pour des élections apaisées

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Ils sont une cinquantaine de formations politiques, regroupées sur l’initiative de la Fondation du Centre malien pour le dialogue interpartis et la démocratie (FCMDID), à avoir échangé sur les changements à introduire de la loi électorale en vue d’avoir des élections véritables libres et crédibles au Mali. Cette rencontre d’échanges s’est tenue le samedi 15 octobre lors d’un atelier organisé par le CMDID auquel ont participé les présidents des groupes parlementaires de plusieurs partis, des députés influents et des cadres des partis tels que l’ADEMA-PASJ, le RPM, l’URD, le CNID, l’UDD, le PARENA, etc. Les représentants des partis ont tous exprimé la nécessité d’aller vers des élections apaisées au Mali.

L’expert choisi pour  cet atelier est Me Demba Traoré, le Rapporteur général du Comité de relecture de la loi électorale, qui avait été mis en place par le Cadre de concertation entre le Ministère de l’administration territoriale, les partis politiques et de la société civile. Il a fait un brillant exposé sur  les changements introduits dans le projet de loi portant relecture de la loi électorale, en insistant sur la suppression du vote par procuration et du vote par témoignage.

Mais avant lui, le vice- président de la Fondation CMDID, Seydou Nourou Kéita, a indiqué que "l’émergence d’un débat politique sain sur des questions d’intérêt national pour l’approfondissement du processus démocratique malien représente un objectif majeur de la fondation CMDID ". Dans ce sens, a-t-il ajouté, la perspective des élections 2012, qui constitue une étape importante du processus démocratique malien, offre l’opportunité à la FCMDID d’initier et d’animer un cadre de réflexion et de débat sur le cadre juridique de référence pour l’organisation d’élections démocratiques.

Pour le Représentant du président de la FCMDID, les partis politiques, qui constituent les principaux acteurs du défi électoral, doivent approfondir leurs expériences par le dialogue politique mais aussi par la participation à toutes ses étapes.  C’est, a-t-il poursuivi, dans l’optique d’accompagner les partis politiques à relever ce défi que se tient cet atelier. " Comment assurer une contribution, sur la base des expériences passées, des acteurs politiques à l’organisation d’élections transparentes, paisibles et crédibles ? De manière spécifique, quelles réflexions/contributions pour une loi électorale garante du respect des règles du jeu démocratique ? ", s’est-il interrogé.

Pour plusieurs représentants de partis politiques, l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles est liée à la loi électorale mais aussi à la volonté politique des plus hautes autorités, notamment au gouvernement à travers le département en charge de l’organisation desdites élections. " On peut disposer d’une bonne loi, mais ce sont des hommes qui gèrent, au quotidien, le processus électoral : impartialité, neutralité, objectivité et légalité doivent être les préoccupations maîtresses de tous ceux qui interviennent dans toutes les étapes du processus électoral ", a commenté un responsable politique.

Me Demba Traoré est revenu brièvement sur certains articles du projet de loi modifiant et complétant la loi n° 06-044 du 4 septembre 2006 portant loi électorale.

L’actualité de la CENI a fait réfléchir sur les articles 6 et 7 qui disposent respectivement : " la désignation des membres de la CENI et de ses démembrements doit respecter les critères de compétence, de probité, de bonne moralité, d’impartialité ainsi que de jouissance des droits civiques et politiques ", " Les membres de la CENI sont désignés par les institutions ou organisations qu’ils représentent selon les modalités fixées par ces institutions ou organisations ".

Pour le Directeur exécutif de la FCMDID, Moumouni Soumano, les acteurs politiques ont souvent plusieurs griefs contre les élections. Ils ont à présent un cadre pour formuler toutes leurs propositions dans le but d’améliorer le processus afin de renforcer la démocratie malienne. Il a plaidé pour des échanges sincères et francs entre les différents acteurs politiques pour aller à des élections justes.

Bruno D SEGBEDJI

 

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