Le directeur de campagne de Dioncounda rompt le silence :«Ma fidélité au candidat ne fait l’ombre d’aucun doute»

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Après son investiture, le candidat Président de l’ADEMA/PASJ, le Pr Dioncounda Traoré, ne s’était pas encore prononcé sur la présidentielle de 2012. Il vient de sortir de sa réserve pour appeler à l’union les militants et cadres de son parti. Mais, aussi et surtout, pour les assurer de la prochaine victoire du parti. C’était au cours de la  rencontre que le Comité exécutif de l’ADEMA/PASJ a eue avec ses élus, en marge de la Journée des communes, le mardi 6 décembre dernier  au CICB.

En cette période de précampagne pour les élections de 2012, le Parti africain pour la solidarité et la justice affiche une cohésion sans précédent, qu’il compte entretenir jusqu’à la fin du processus électoral (présidentielle d’avril et législatives de juillet prochain).  En tout cas, au cours de cette rencontre avec les élus, la détermination des Abeilles à aller aux élections dans ce sens était évidente. Au cours de ces retrouvailles, le candidat de l’ADEMA était accompagné de son staff de campagne, avec à sa tête son directeur, Ibrahima N’Diaye dit Iba.

Les illustres hôtes, maires ADEMA, femmes conseillères communales, staff de campagne, militantes et militants, qui avaient pris d’assaut la salle des banquets du CICB, étaient réunis autour d’un seul et unique slogan: «Mobilisons-nous tous autour de notre candidat pour la victoire!». En effet, au PASJ, l’assurance de celle-ci ne fait l’ombre d’aucun doute. Les Rouges et Blancs croient dur comme fer en leurs chances pour 2012. A l’ADEMA, on semble avoir tiré les leçons des errements passés, notamment de la présidentielle de 2002.  Cette année là, nombreux sont les cadres, les responsables, les militants du parti qui avaient abandonné le candidat officiel, Soumaïla Cissé, pour soutenir le candidat indépendant Amadou Toumani Touré.

Aujourd’hui, les Abeilles veulent tourner et oublier à jamais cette page triste de l’histoire politique de leur parti. Aujourd’hui plus qu’hier, tout le monde parle d’unité, de réconciliation, de retrouvailles et que sais-je encore pour remporter la présidentielle  prochaine. Dès l’entame de la rencontre, le maître de cérémonie avait donné le ton, en ces termes: «C’est la dernière fois que Dioncounda Traoré s’adresse à vous en tant que Président du parti. La prochaine fois, ce sera en tant que Président de la République». Il n’en fallait pas plus pour surchauffer une salle archicomble, apparemment acquise à la cause, et unie derrière le candidat du parti. Cette cérémonie, il faut le préciser, marquait aussi le démarrage des activités du candidat dans le cadre de la précampagne.

Le premier intervenant, Boubacar Bah dit Bill, Président de l’Association des municipalités du Mali (AMM), a emboîté le pas dans le même sens: «Monsieur le Président, nous sommes prêts». « Si Bill dit que nous le sommes, je dois dire que oui, nous sommes prêts», a renchéri Iba. Pour ce dernier, le Comité exécutif a rempli sa part du contrat, en trouvant un candidat consensuel. «Qui n’avait pas prédit l’explosion de notre parti? Ah, c’est fini, l’ADEMA sera cassé», a raillé le premier Vice-président de l’ADEMA/PASJ. Mais Iba dit être convaincu, connaissant bien le peuple ADEMA, que le parti surmontera ce défi. Jetant des pierres dans le jardin de la presse, il a dénoncé ce qu’il appelle «la désinformation et l’intoxication de certains journaux de la place». Il a aussi juré, la main sur le coeur, que sa fidélité au candidat ne ferait l’ombre d’aucun doute. «Tous ceux qui sont dans la direction de campagne y sont de leur propre consentement. Nous avons choisi un candidat consensuel, qui répond aux valeurs de notre parti. Le choix était parfaitement logique», a-t-il déclaré, avant de demander aux élus du parti de commencer le travail, car c’est le début d’une mission très longue.

Le dernier intervenant, Dioncounda Traoré, a invité les élus, les cadres et les militants à se rassembler. Comme ses prédécesseurs, il tient au rassemblement, à l’unité et à la cohésion du parti. Pour lui, tout le monde est en mission du PASJ. Il faut, selon lui, «récupérer le pouvoir que nous avons perdu en 2002». Il s’est réjoui du fait que le peuple de l’ADEMA ait pris conscience de ses errements. C’est pour cette raison qu’il a affirmé «2012, c’est plus qu’à moitié gagné. Si l’ADEMA va à la bataille comme un seul homme, nous allons gagner». Dioncounda pense qu’il n’y a pas de raison que son parti ne gagne pas s’il est uni. Et pour cause, «l’ADEMA a toujours gagné toutes les élections auxquelles il a participé. Mais cela n’est pas suffisant, il faut aller travailler à la base, maintenir la cohésion, mettre les militants en ordre de bataille pour la victoire finale».

 

Youssouf Diallo

 

                          


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