Le Directoire du parti de Bouga Traoré face à la presse : «La CARE n’est pas la fille de l’UDPM»

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«La Convergence africaine pour le renouveau (CARE Afriki Lakuraya) est basée sur nos valeurs culturelles. Elle a été créée pour promouvoir l’émergence de notre nation. Elle n’est pas la fille de l’UDPM et n’a rien à voir avec Moussa Traoré». C’est ce qu’a déclaré le Secrétaire  général de la CARE, Brahima Traoré, au cours d’un déjeuner de presse, le samedi 14 janvier dernier au siège à Badalabougou. Cette rencontre avec les hommes de médias était animée par le Vice-président de CARE Afriki Lakuraya, Daouda Ali Gatta, assisté du Secrétaire général et de Gaoussou Bathily, responsable de la communication du parti.


A l’entame de cette nouvelle année, le directoire de la CARE a tenu cette rencontre avec les journalistes pour présenter ses vœux de bonne année à la presse. L’occasion faisant le larron, il a aussi profité de cette opportunité pour partager avec les hommes de média quelques points de son projet de société. En l’absence du Président, candidat du parti à l’élection présidentielle de 2012, retenu par les sacrifices du 40ème jour du décès de sa mère, l’honneur est venu au Vice-président de recevoir la presse dans ses locaux.


Dans son entrée en matière, le conférencier a regretté que, 50 ans après l’indépendance, il existe encore des millions de Maliens qui vivent dans la pauvreté et l’insécurité et soient privés de l’accès à une alimentation suffisante, à la santé, à l’éducation, au capital et à d’autres services de base. Il a expliqué que la CARE Afriki Lakuraya ambitionnait de relever ces défis, en proposant aux Maliens un projet de société pour des lendemains meilleurs.
La CARE se veut un  artisan du développement économique et social. «Notre objectif est d’explorer ensemble de nouvelles avenues, pour une  économie solidaire et démocratique, et de réinventer une  économie qui sera au service de la société », a dit D. Gatta. Pour ce faire, elle  se propose de relever le défi de l’emploi, qui est en train de provoquer des soulèvements partout dans le monde. Pour soutenir cette politique, la Care se propose de développer le secteur privé et d’encourager l’entreprenariat. Dans cette optique, CARE entend explorer de nombreuses pistes, dont l’artisanat et les industries locales, et mettre en place un programme d’investissement, notamment à l’endroit  des analphabètes.


Dans le domaine de la santé, le parti du fils de Moussa Traoré voit  de nombreux progrès à réaliser, vu le manque d’infrastructures dans les villages et même à Bamako et l’insuffisance du personnel sanitaire. Pour pallier cette situation, la CARE propose la création de centres de formation, démocratiser la santé et en faire un droit.


Concernant l’école, la CARE voit que sa crédibilité remise en cause par les grèves des élèves, étudiants et enseignants, avec comme conséquence la baisse du niveau des élèves. Elle propose une réforme du système éducatif malien avec un investissement à la hauteur des ambitions. Dans le volet agricole de son projet de société, la CARE veut parvenir à une agriculture dynamique et mécanisée, capable de faire en sorte que tous les Maliens puissent manger à leur faim. La CARE a annoncé qu’elle participera à toutes les élections, même les communales de 2014, et que son candidat à l’élection présidentielle du 29 avril prochain serait investi ce 28 janvier.
Youssouf Diallo

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