Le ministre Kafougouna Koné à propos du processus électoral : “Seule la Cour constitutionnelle peut décider si les élections doivent se tenir ou non…”

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Si les structures de pilotage des élections ont été mises en place et sont fonctionnelles, le Gouvernement vient d’atteindre, par plusieurs actions, la vitesse de croisière dans la préparation des élections de cette année. Les actions en cours, comme l’acquisition et la mise en place des documents et matériels électoraux, la désignation et la formation des agents électoraux, la confection des cartes d’électeurs, la création des bureaux de vote sont en bonne voie. Les actions en perspective, la gestion des candidatures, l’organisation de la campagne électorale sont en étude. Ce sont là des points d’informations fournis à la presse par le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, le Général Kafougouna Koné hier, lundi 30 janvier 2012, au cours d’une conférence de presse qu’il a présidée dans son département aux côtés du ministre Sidiki N’Fa Konaté. Au regard de la situation quelque peu agitée dans le Nord du pays, le Général Kafougouna Koné dira que seule la Cour constitutionnelle peut constater que les conditions sont ou ne sont pas remplies pour la tenue des élections à date échue.

Faire le point du déroulement du processus électoral afin de "mettre les hommes des médias au même niveau d’information" sur le bon déroulement des préparatifs des élections, notamment la présidentielle et le scrutin référendaire du 29 avril. C’est le principal objet de cette conférence de presse à laquelle ont pris part, en plus des ministres précités, plusieurs collaborateurs du ministre Chargé des élections et des cadres des départements ministériels impliqués dans l’organisation de ces élections.

Parlant des actions déjà exécutées, le ministre Kafougouna Koné a expliqué que des structures de pilotage des élections ont été mises en place et sont fonctionnelles : le Comité interministériel présidé par le Premier ministre, le Comité de pilotage des élections présidé par le ministre chargé des élections comprenant  différents ministères impliqués. A ces structures s’ajoutent toutes celles qui travaillent pour l’organisation d’élections libres, transparentes et apaisées. Ce sont la DGE, la CENI, les cadres de concertation avec les partis politiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, etc.

Et le ministre de rappeler la phase du choix du fichier électoral qui avait suscité quelques appréhensions tenant au RAVEC avant que la classe politique ne se résigne à se contenter du fichier électoral consensuel. Ce qui n’a pas empêché le Général Kafougouna Koné de rappeler les concertations qui se sont déroulées entre la classe politique et le Gouvernement à travers, notamment, les Comités d’experts sur le fichier électoral et celui pour la relecture de la loi électorale. Le conférencier a, en outre, indiqué que "le Gouvernement met tout en œuvre pour aller à des élections crédibles, libres, transparentes et acceptables par tous en respectant le chronogramme établi". C’est dans ce sens que les actions en cours sont, a indiqué l’orateur,  en très bonne voie. Il s’agit de l’acquisition et la mise en place des documents et matériels électoraux, l’identification, la désignation et la formation des agents électoraux, la confection des cartes d’électeurs, la création des bureaux de vote.

A ce niveau, le conférencier a indiqué que «les élections de cette année par rapport au stock disponible, vont nécessiter des réapprovisionnements concernant certains matériels tels que les urnes, l’encre rigide,  l’encre indélébile, les couvercles d’urnes, etc». Des échantillons de ces matériels dont les urnes, l’isoloir, enveloppes, projets de bulletins de vote, ont d’ailleurs  été présentés aux journalistes.

Et le ministre Kafougouna de souligner l’importance du respect des délais pour que les commandes de matériels soient réceptionnées à temps afin de pouvoir les envoyer à temps dans toutes les circonscriptions électorales et les juridictions diplomatiques et consulaires. Au jour d’aujourd’hui les commandes de certains matériels sont déjà arrivées au port de Dakar. Il n’a pas manqué d’expliquer que le Gouvernement veille en même temps au respect de la loi en matière de passation  et d’attribution des marchés liés aux matériels électoraux.

Par ailleurs, dans un contexte sociopolitique agité dans la partie septentrionale du pays, avec  des bandits armés s’en prenant aux paisibles populations, les inquiétudes concernant la tenue à bonne date des prochaines élections générales sont réelles.  A propos de ces inquiétudes, le conférencier dira qu’il est du devoir du  Gouvernement de préparer sereinement les élections. "Mon département ne doit pas arrêter les préparatifs parce qu’il y a des problèmes dans les régions Nord du pays. Nous mettons tout en œuvre pour être prêts afin d’aller aux urnes aux dates prévues. J’espère qu’on n’en arrivera pas à une détérioration des conditions de sécurité dans le pays. Dans tous les cas, seule la Cour constitutionnelle peut décider si les élections doivent  se tenir ou non dans telle ou telles conditions", a-t-il expliqué.

Pour le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Sidiki N’Fa Konaté, le Gouvernement s’est inscrit «dans une démarche pédagogique, inclusive et participative pour impliquer tous les partenaires afin d’organiser des électuions justes, transparentes et apaisées».

                             Bruno D SEGBEDJI

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