Le parti Yéléma en conclave à Sikasso : « Pour soutenir le Non au prochain référendum constitutionnel »

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Vingt ans après la démocratie au Mali, le système semble ne toujours pas être à la hauteur des attentes du bas peuple. Ce est une réalité criarde de nos jours. C’est dans ce contexte d’un appareil d’Etat grippé, la corruption généralisée, une école malienne dans le gouffre, une grande muette cahin cahan, que le parti Yèléma a déplacé son « QG » à Sikasso lors de sa 13ème conférence nationale des cadres. Le bilan de la notre fameuse démocratie a été débattu à Sikasso  avec une trentaine de journalistes par le président du parti Yéléma, Moussa Mara. C’était le vendredi 2 mars 2012 à l’hôtel Maïssa. Le thème de cette 13e édition avec la presse était axé sur : « La démocratie : notre bien le plus précieux à protéger et à promouvoir ».

Moussa Mara

D’entrée, le conférencier, M. Moussa Mara a expliqué que : « la  démocratie est forme de gouvernance politique la plus répandue de par le Monde, est encore plus cruciale pour un pays comme le Mali. Les vingt dernières années qui virent notre pays vivre sous un système politique démocratique et multipartiste ont été également les vingt années de progrès significatif en matière de développement humain ». Poursuivant ses propos, il dira que : «La démocratie malienne souffre de nombreuses insuffisances dont la plus importante est sans doute le désintérêt du citoyen réduit à un rôle de faire valoir qu’il convient de corriger. Nous n’avons jamais atteint un taux de participation de 50% aux élections en vingt ans et après plus d’une douzaine de scrutins. Autrement dit, aucun de nos élus ne peut se prévaloir d’avoir été choisi dans une élection où la moitié des électeurs se sont déplacés. Ceci contraint la légitimité des décideurs. Avec des taux de participation qui frise le ridicule (autour de 15% dans la capitale et 34% à l’intérieur du pays), la situation est encore plus dommageable», a-t-il déclaré.

Mara a axé sa communication sur les acteurs qui font vivre une démocratie adaptée et fonctionnelle et le système démocratique fonctionnel.

Parlant du premier sous thème, le candidat du parti Yéléma, Moussa Mara, fera savoir qu’il : « faut revoir courageusement l’organisation et le fonctionnement de notre démocratie. Nous devons apporter des changements significatifs au régime institutionnel, à l’organisation et au fonctionnement des institutions », a-t-il souligné.

Selon le candidat du parti Yèléma : « sur le plan institutionnel, il fera savoir qu’il faut engager les discussions amenant le Mali vers un vrai régime présidentiel sans Premier ministre et sans Sénat avec une Assemblée Nationale renforcée, en réduisant le champ législatif (soustraire la création de services, la gestion du patrimoine public, les privatisations ou les nationalisations, le régime de l’enseignement ou de la recherche sous certains aspects comme la création de services ou l’occupation de l’espace…) ».

Aussi, Moussa Mara promet « d’instituer le nombre et les attributions des ministères dans la constitution, quitte à prévoir leur révision tous les cinq ans ; mettre en place un gouvernement avec 16 Ministères et quelques ministères délégués (25 membres du gouvernement à peu près)  pour assurer une meilleure cohérence des actions, éviter des télescopages et des conflits de compétences ; faire des économies, faciliter un meilleur redéploiement sur le terrain de façon cohérente et économique. Il entend supprimer le Haut conseil des collectivités et renforcer le Conseil économique social et culturel qui sera plus apte à prendre en charge les préoccupations des élus locaux qui devront y être représentés sans nécessité de création d’une seconde chambre du parlement ». Le candidat Moussa Mara indique de revoir le dispositif de reforme encours pour l’améliorer dans le sens de ce qui est indiqué ci dessus. En attendant, soutenir le NON au prochain referendum constitutionnel.

Pour le second sous thème, le président du parti promet « de finaliser le RAVEC d’ici mars 2013 avec la prise en compte des maliens de l’extérieur (démarrage en Côte d’Ivoire, finalisation ailleurs avec des délais supplémentaires), la finalisation des corrections entamées à l’intérieur du pays permettant d’avoir une base des données fiable pouvant être exploitée à plusieurs titres (environ 3 milliards de FCFA à allouer à cet exercice). Il entend mettre en place d’un dispositif de mise à jour de la base RAVEC par la prise en compte des naissances et des décès en professionnalisant le dispositif d’Etat civil et en le sécurisant (bonne répartition des tâches entre les collectivités territoriales et les structures de l’Etat et fonctionnalisation du système des saisies automatiques et de l’alimentation de la base RAVEC), allouer à ce dispositif une enveloppe de 1 milliard de FCFA chaque année », a-t-il conclut.

Ardo

 

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