Le pied -de nez de l’histoire à la COPAM

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C’est le jour même où la COPAM avait déployé dans les rues de Bamako et Kati ses troupes de marcheurs infatigables et inusables pour réclamer, encore une fois, le départ du Pr Dioncounda Traoré de la présidence intérimaire de la République que Konna est tombée aux mains des jihadistes d’Ançardine, probablement appuyés par leurs alliés d’AQMI et du MUJAO.

Les manifestants de la Copam

Supposons, un bref instant, que Dioncounda, las de la guerre implacable qui lui est faite sous le double argument qu’il est le symbole de la continuation du régime ATT, auteur de « la catastrophe où se trouve le Mali  » et qu’il ne jouit d’aucune « légalité constitutionnelle » ait jeté sa démission à la figure de ses adversaires. Il n’aurait pas envoyé sa lettre de demande d’intervention au président François Hollande, l’armée française ne serait pas intervenue avec la célérité et l’efficacité qu’elle a montrées et les envahisseurs enturbannés seraient peut-être aux portes de Bamako (Dieu nous en préserve!) puisque, sous leur poussée, nos soldats avaient perdu Konna et s’étaient repliés sur Sévaré.

La COPAM aurait ainsi porté la lourde responsabilité historique d’avoir favorisé l’effondrement de la partie du Mali encore libre. Heureusement que Dioncounda Traoré, instruit par ses 71 ans et sa longue praxis politique qui lui a conféré des qualités d’homme d’Etat a su, comme à l’accoutumée, garder son sang-froid, transcender la haine et l’acharnement dont il est l’objet et faire ce que son devoir et son sens des responsabilités lui commandaient : tenir ferme le timon du navire au milieu des tempêtes.

De nombreux partis politiques et associations de la société civile, qui avaient senti la grave menace que la COPAM faisait courir à l’existence du Mali en tant qu’Etat libre, indépendant, souverain, démocratique et laïc, par sa marche et surtout le message qu’elle véhiculait, ont diffusé à la télévision des communiqués demandant à leurs adhérents de ne pas s’y associer. Au-delà de la démission de Dioncounda Traoré qui ferait désordre au moment où le pays a besoin d’unité, de cohésion et de mobilisation de toutes ses énergies pour contrer le péril islamo-terroriste, les animateurs de la COPAM disent s’opposer à toute intervention militaire « étrangère« , soutenant que l’armée malienne, avec l’équipement approprié qui serait mis à sa disposition, pourrait seule reconquérir le nord du Mali.

L’armée malienne a reçu, ces dernières semaines, de la logistique, des armes et des munitions en quantités considérables, qui étaient bloquées dans des ports de pays voisins sur instruction de la CEDEAO mais cela n’a pas empêché «  l’opération d’urgence «  salutaire de la France. Sans doute parce que nos soldats dont nous ne doutons pas de la bravoure et de l’engagement patriotique, ont besoin de temps pour se familiariser avec ces armes dont certaines seraient sophistiquées.

Après la défaite cinglante infligée aux hordes terroristes à Konna, le Mali est unanime à considérer comme nécessaire et utile l’appui logistique apporté par la France à nos soldats. Le capitaine Amadou Haya Sanogo a été le premier à s’en réjouir et à le qualifier de «capital»

La COPAM veut écrire l’histoire du Mali avec ses fantasmes. Mais c’est l’histoire qui lui a fait un pied-de-nez en la mettant en porte-à-faux avec elle et en la plaçant du mauvais côté de la scène.

S  HAIDARA

 
SOURCE:  du   14 jan 2013.    

6 Réactions à Le pied -de nez de l’histoire à la COPAM

  1. Ankataniè

    Ce n’est pas la démission de Dioncounda qui était visée, mais sa destitution par un véritable coup d’état. Dieu a sauvé le Mali et notre Président béni!!!!!!!!!!

  2. alsace

    Je suis malien, j’ai sillonné beaucoup de pays européens y compis la France dans laquelle je compte beaucoup d’amis. J’ai décidé de mourrir malien et en terre malienne. Depuis que j’ai commencé à distinguer ma main droite de celle de la gauche, la France n’a jamais aussi promptement aider le Mali. C’est dans des épreuves pareils qu’un Peuple peut distinguer son amis de son énnemis. Le discours de Hollande était si juste que j’ai compris qu’il a été fidèlement renseigné par ses services de renseignements. J’étais à Sévaré quand les hostilités se déclenchaient à Konna. Si la France n’avait pas agit aussi tôt, même 24 heures de retard serait fatal au Mali. Aujourd’hui, nous ne devons pas avoir honte de demander l’aide des pays amis. Cet orgueil ne nous sert pas. Toutes les Nations ont eut besoin de l’aide à un moment donné de leur histoire. Aujourd’hui, nous en avons besoin, je n’ai pas honte de la demander. Je la demande pour nos soeurs et mamans qui son chagrinées.

  3. djougous

    il ne s’agit pas d’avoir des conseillers municipaux ou des députés pour parler de la construction du Mali.
    ceux qui ont des conseillers municipaux et des députés ont atteints leurs seuil d’incompétence

  4. bangobare

    je pense qu’il faut mettre un terme a ces conories qui nhe dit pas son nom ,c’est ca aussi etre responsable .

  5. peul du centre

    Doyen merci pour cette observation, mais ce qu’il fallait ajouter c’est qu’il ya des parti dans cette copam qui n’ont même pas un seul conseiller municipal à plus forte raison un maire ou un député, notamment le rds du younouss hameye dicko le belle apatride. Ce dernier est de mêche avec les islamistes, c’est pour quoi ttes les fois qu’on chercher à sortir le l’ornière c’est lui qui sème la pagaille au sud pour qu’on oubli ses amis les terroristes.

  6. BW

    Pour qui alors roulent ces apatrides? Pour Sanogo?
    C´est trop tard. Leur propre histoire leur rattrapera. Ils ont manigancé le premier coup d´état et ils veulent en manigancer une seconde fois un autre? pour quoi faire? pour le pouvoir et l´argent?
    allez, transformez-les en sardine!