Le président de la commission de la Cedeao, Kadre Desiré Ouedraogo, hier, face à la presse : “L’élection présidentielle ne doit pas se tenir avant la libération de kidal…”

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” L’élection présidentielle doit être conduite sur toute l’étendue du territoire national y compris la région de Kidal. On ne peut pas organiser une élection présidentielle sur une partie du territoire pendant  que d’autres localités sont occupées. Notre position de principe reste le même à savoir le retour du Mali dans l’ordre constitutionnel et la restauration de son intégrité territoriale. Le MNLA et son refus du déploiement des forces armées maliennes est inacceptable “. Voilà ce qu’a déclaré hier à l’occasion d’un point de presse le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo. Il a ajouté que la communauté internationale est déterminée à appuyer le Mali pour l’atteinte de ces deux objectifs. Kadré Désiré Ouédraogo a précisé que de nombreuses initiatives prises permettront de trouver une solution rapide à cette situation.

Kadre Desire

A  la faveur de la quatrième réunion du groupe de soutien et de suivi sur la crise malienne, la communauté internationale avait appelé la MISMA à tout mettre en œuvre pour dissoudre et désarmer le mouvement autonomiste touareg et tous les groupes armés. Cette position de la communauté internationale vient ainsi confortée celle déjà prise par le gouvernement malien. En effet, lors de la réunion du comité de suivi pour la mise en œuvre de la feuille de route de la transition tenue le 18 avril dernier, le directeur de cabinet du premier ministre Boubacar Sow avait déclaré que ” toutes les actions sont en train d’être menées pour que la libération des zones occupées soit effective et entière d’ici mi-mai. Cela veut dire qu’à la mi-mai, aucun problème d’occupation par des forces rebelles ne va se poser dans notre pays “. 

Saluant au passage la volonté des autorités maliennes de tenir des élections en juillet 2013, le président de la Commission de la CEDEAO a insisté sur l’accompagnement du Mali pour parachever le processus de transition. Et pour contribuer au bon déroulement du processus électoral, une mission d’information et de contact de la CEDEAO viendra très prochainement à Bamako pour s’entretenir avec tous les acteurs du processus électoral. L’objectif visé étant de régler les problèmes techniques et organisationnels afin d’éviter  des conflits postélectoraux susceptibles de compromettre les progrès réalisés.

S’agissant de la transformation de la MISMA en une force onusienne, Kadré Désiré Ouédraogo a déclaré que ce dont le Mali a besoin c’est une force de noyau dur capable à tout moment de repousser  d’éventuelles attaques des groupes terroristes précisant que l’ennemi est vaincu mais qu’à tout moment il peut y avoir des incursions. En dépit de cette transformation de la MISMA, des dispositions sont en train d’être prises pour qu’après le départ de la force Serval qu’il n’y ait pas de vide, a indiqué Kadré Désiré Ouédraogo.

 

Le président de la Commission de la CEDEAO s’est réjoui du retour de sécurité et de la confiance dans la ville de Gao qu’il a pu constater le weekend lors de son déplacement dans la cité des Askia.

 

Abdoulaye DIARRA

 

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6 COMMENTAIRES

  1. mon cher Albert Atangana,pourquoi cette attitude discourtoise à l’encontre du Burkina Faso? Eh bien, pour ta gouverne, sache que kadré d. ouédraogo parle au non de la cedeao une organisation qui couvre le mali. C’est une position de la ceadeao qu’il defend et non du B.F. Sinon, il faidrait demander à la MISMA de se retirer du Mali,là tu serait plus logique.

  2. de quoi je me mêle? ce type qui parle est burkinabé et non malien;c’est au mali et au Mali à prendre les décisions concernant les élections; je vois d’un très mauvais oeil le fait de laisser
    les burkinabé remplacer les Français dans une zone à risque comme Tombouctou; enverra-t-on demain les Mauritaniens à Kidal? mes frères
    maliens ouvrez-bien les yeux

  3. Tant que les élections ne sont pas faites,on ne s’en sortira jamais.Le Mali a besoin d’un Président démocratiquement élu par son peuple.C’est les MALIENS qui doivent décider de leur sort.

  4. Enfin, il souligne que « pas un centime d’euro » n’a été remis à l’armée malienne, malgré la promesse faite en janvier lors de la conférence des donateurs d’Addis-Abeba de fournir 8 millions d’euros pour la reconstruire.

    “Tous les financements sont selon lui absorbés par la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).

    « Or, l’armée malienne en a davantage besoin. Parce qu’elle doit retrouver, vite, les moyens de défendre son territoire national et de faire face à la menace. »

    Yves Clarisse

    Quel business !
    N’est ce pas qu’il est rentable?
    🙁 🙁 🙁

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