Le président du Pdes, Ahmed Diané Séméga : “Nous ferons échec aux ennemis de notre pays”

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En vue d’apporter un soutien sans faille au président de la République et aux forces armées maliennes, engagées dans un combat contre des bandits armés et des éléments d’AQMI, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES) a animé une conférence de presse à son siège, hier jeudi 2 février.  Animée par le président du parti, Ahmed Diane Séméga, ladite conférence a enregistré la présence de plusieurs membres de la direction du parti, notamment Ahmed Sow, Maharafa Traoré, Ndiaye Ba, Ousmane Ba, Ahmadou Abdoulaye Diallo, Ousmane Karamoko Simaga etc.

Cette conférence de presse est la première d’une série d’activités que le PDES entend mener en vue d’apporter un soutien multiforme aux forces armées et de sécurité. D’abord, il faut préciser qu’en 24 heures de cotisation, le Parti pour le développement économique et la solidarité a mobilisé 10 millions de FCFA qu’il a mis à la disposition de l’armée. Lors de la conférence de presse, Ahmed Diane Séméga a déclaré que cette mobilisation de fonds va se poursuivre.

 

L’objet de la rencontre, selon la direction du PDES, est de partager avec la presse nationale et internationale "ses analyses et positions sur la situation sécuritaire au Nord-Mali caractérisée par la multiplication des attaques de groupes terroristes et de bandits armés contre des objectifs militaires et par des exactions et des crimes contre les populations civiles". C’est pourquoi, dès l’entame de la conférence de presse, Ahmed Diane Séméga a levé toute ambigüité : "La position de notre parti est sur la question est claire : toute la classe politique malienne et tous les Maliens doivent soutenir l’action menée par le gouvernement pour ramener la paix et la quiétude".

Pour témoigner de l’engagement du parti à soutenir les actions initiées par le président ATT et le gouvernement, le président du PDES a rappelé la devise du Mali «Un Peuple-Un But-Une Foi». Comme pour inviter l’ensemble de la nation malienne à l’union sacrée derrière notre armée et, surtout, ne pas faire d’amalgame entre nos frères Touareg et les bandits sans foi ni loi. D’après Séméga, "on a imposé une guerre au Mali qui, pourtant, a toujours mis l’accent sur le dialogue, la négociation et la compréhension mutuelle. Notre engagement est le même que celui du président de la République : qu’aucune goutte de sang d’un Malien ne soit versée".

 

D’après le président du PDES, après cette conférence, le parti prévoit d’organiser un meeting géant pour la paix et la concorde. "La discussion, la main tendue et le dialogue sont les meilleures armes car, contrairement à beaucoup d’informations diffusées, la situation au Nord-Mali est plus complexe que certains la décrivent souvent" a déclaré le premier responsable du PDES. Plus que jamais décidé à défendre nos braves soldats, Ahmed Diane Séméga n’est pas allé avec le dos de la cuillère : "L’heure est grave. Ce qui se passe au Nord est une action de décrédibilisation  et de sabotage de ce qu’on a de plus fort : l’unité nationale. Il faut éviter de tomber dans le piège de la stigmatisation dont le cas de Kati est un exemple. Ceux qui attaquent certaines villes du Nord procèdent par harcèlement tandis que les forces armées et de sécurité ont en charge plus de 33 000 villages". Difficile de rencontrer les journalistes sur la situation sécuritaire du septentrion sans faire allusion aux élections à venir. Sur la question, le président du PDES a été le plus clair possible : "Tout est mis en œuvre pour que les élections se tiennent. C’est une constante chez le président ATT de faire des élections crédibles et transparentes. Et, Incha Allah, le prochain président sera investi le 8 juin 2012".

 

En conclusion, Séméga a demandé à toute la classe politique et à tous les Maliens de se donner la main en cette période difficile. Il en a profité pour saluer le courage et la bravoure des forces armées et de sécurité : "Les hommes qui se battent au Nord, sous le drapeau national, sont des hommes d’honneur. Les bandits ont commis des crimes de guerre, les militaires se sont offerts pour sauver d’autres personnes. Nous ferons échec aux marchands d’illusions qui sèment la panique au sein de nos populations. Nous tenons également à rappeler la responsabilité particulière qui incombe à la communauté internationale sur la question, eu égard aux insuffisances criardes qui ont prévalu à la gestion du conflit libyen, dont le Mali ressent douloureusement aujourd’hui les contrecoups".

 

Diakaridia YOSSI

 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.