Le secrétaire général de la convention pour la renaissance, Ousmane N’Diaye, lors de la clôture du premier congrès ordinaire du parti à sikasso : “Notre parti prévoit la suppression des subventions accordées aux partis politiques”

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La Convention pour la Renaissance (CR/Faso Gnetaga) a tenu son premier congrès ordinaire les 20 et 21 janvier dans la mythique salle Lamissa Bengaly de Sikasso. Présidés par le Secrétaire général du Comité central, Ousmane Ndiaye, les travaux qui ont enregistré la présence des responsables et militants venus de tout le pays, ont porté sur l’économie, la politique et les élections générales de 2012.


Dans son discours d’ouverture, Ousmane Ndiaye a dressé un triste bilan de la situation générale de notre pays dans des termes qui en disent long sur sa volonté de changement : "Je viens vous parler du Mali, de ce qu’il subit, de ce qu’il attend, de ce qu’il espère. Je viens vous parler du Mali dans sa réalité quotidienne, du Mali qui souffre, du Mali en proie à une crise provoquée par l’irresponsabilité et la faiblesse de ceux qui le dirigent. Je viens vous parler de ce Mali qui a tant de grandeur en lui-même, tant d’atouts, tant de potentialités qu’il doit mériter un autre destin. Pour cela, nous devons l’engager sur un autre chemin. C’est en tout cas l’idée que je m’en fais et la volonté qui me porte, assuré qu’il ne peut y avoir de paix et de développement, là où règnerait l’injustice, là où gouverneraient le laxisme, le copinage la gabegie, la corruption légalisée et une mauvaise redistribution des richesses aux mains d’un petit cercle d’amis qui se présente comme des amis du président".


Créé le 13 juin 2009, la Convention pour la Renaissance est née, selon Ousmane Ndiaye, de la seule volonté de faire changer les choses face à l’exercice du pouvoir par le mouvement démocratique depuis deux décennies.


Prenant la parole, la présidente du mouvement des femmes de la CR/Faso Gnetaga, a mis l’accent sur le rôle multiforme que jouent les femmes. D’après elle, "la femme est au commencement de la vie, elle est le pilier de la femme et garante de la stabilité du foyer. Aucun développement ne peut se faire sans nous. Mais ici au Mali, la femme n’a aucune responsabilité sauf celle de faire des enfants. Et ce n’est pas la nomination d’une femme au poste de Premier ministre qui nous prouvera le contraire".
Par ailleurs, la président des femmes de la CR/Faso Gnetaga a demandé à ses camardes de Sikasso à persévérer dans le travail en s’inscrivant massivement sur les listes et surtout en enlevant les cartes d’électeurs.


A l’issue de ce premier congrès, les responsables et militants du parti ont formulé un certain nombre de résolutions au nombre desquelles la suspension des subventions accordées aux partis politiques. Les raisons avancées sont les suivantes : les subventions ont pour but d’éviter les financements occultes des partis politiques, permettre aux partis politiques d’atteindre leurs objectifs, former et informer les citoyens. Or, constate la CR/Faso Gnetaga, les partis politiques (Adema, Rpm, Urd et les partis dérivés de ces formations politiques) ont des fonctionnaires (ministres, hauts cadres) hommes d’affaires, commerçants. "Aucun de ces partis n’a réellement exercé ses missions et pourtant, les subventions coûtent annuellement plus d’un milliard de FCFA" déplore la Convention pour la Renaissance.


Sur les élections générales, le parti donne, sans équivoque, son point de vue : "On n’ira plus aux élections pour élire n’importe qui, n’importe comment. Les conditions d’organisation doivent être revues pour mettre fin à 15 ans d’élections galvaudée. Une organisation sérieuse nécessite une nouvelle liste électorale fiable. Faire une loi pénale pour tout marchandage de conscience d’électeur avec des fonds volés dans les caisses de l’Etat".
Diakaridia YOSSI

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